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Œuvres Jean Chrysostome (344-407)

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Commentaire sur la première épitre aux Corinthiens

1.

Après avoir corrigé trois vices: le schisme dans l'Eglise, la fornication et l'avarice, il adoucit son langage ; et pour reposer son auditoire de ces sujets pénibles, il donne des avis et des conseils sur le mariage et la virginité. Dans la seconde épître, il prend la marche contraire ; après avoir commencé par des sujets plus doux, il finit par de plus désagréables.

Ici, après avoir parlé de la virginité, il en revient encore à frapper, non d'une manière continue, mais en alternant dans les deux sens, selon que la circonstance et l'état des choses l'exigeaient. Aussi dit-il : « Quant aux choses dont vous m'avez écrit ». En effet on lui avait écrit pour savoir s'il fallait s'abstenir du mariage ou non. Répondant à cette question et avant d'établir la loi du mariage, il commence par parler de la virginité : « Il est (412) avantageux à l'homme de ne toucher aucune femme ». C'est-à-dire : Si vous cherchez le bien, l'excellent, il est meilleur de n'avoir aucun commerce avec une femme; si vous cherchez la sécurité et un appui à votre faiblesse, usez du mariage. Mais comme probablement, alors ainsi qu’aujourd'hui, l'un des époux voulait et l'autre ne voulait pas, voyez comme il parle de l'un et de l'autre. Quelques-uns prétendent qu'il s'adresse ici aux prêtres; pour moi , d'après ce qui suit, je ne le pense pas : car il n'eût point donné son avis d'une manière aussi générale. S'il se fût agi seulement des prêtres, il aurait dit : Il est avantageux au ministre de la parole de ne toucher aucune femme; mais son expression est générale : « Il est avantageux à l'homme » et non pas seulement au prêtre; et encore : « N'êtes-vous point lié à une femme? Ne cherchez point de femme ». Il ne dit pas : Vous prêtre et docteur, mais il parle d'une manière indéfinie, et ainsi dans toute la suite du discours.

Et quand il dit : « Mais à cause de la fornication que chaque homme ait sa femme », par la nature même de cette concession il exhorte à la continence. « Que le mari rende à la femme ce qu'il lui doit, et pareillement la femme à son mari ». Or, quel est cet bonheur dû? La femme n'est pas maîtresse de son propre corps, mais elle est la servante et la maîtresse de son époux. En vous soustrayant au service convenable, vous offensez Dieu ; si vous voulez vous abstenir de concert avec votre mari, que ce soit pour peu de temps. Aussi appelle-t-il cela une dette, pour montrer qu'aucun des deux n'est maître de lui-même, mais que l'un est le serviteur de l'autre. Quand donc une prostituée vous tente, dites-lui : Mon corps n'est pas à moi, mais à ma femme. Que la femme en dise autant à ceux qui voudraient attenter à sa chasteté : Mon corps n'est pas à moi, mais à mon époux. Que si l'homme et la femme ne sont pas maîtres de leur corps, encore moins le sont-ils de leur fortune. Ecoutez, vous qui avez des femmes, et vous qui avez des maris. Si l'on ne peut pas avoir son corps en propre, encore moins peut-on avoir ses biens. Ailleurs, sans doute, une grande prérogative est accordée au mari, dans le Nouveau et dans l'Ancien Testaments. Dans celui-ci on lit : « Tu te tourneras vers ton mari ; c'est lui qui te dominera ». (Gen. III, 16.) Et Paul, établissant une distinction , écrit : « Maris, aimez vos femmes..., mais que la femme craigne son mari ». (Eph. V, 25, 33.) Mais ici il ne distingue pas le plus ou le moins : le droit est le même. Pourquoi? Parce qu'il s'agit de la chasteté. Que partout ailleurs, dit-il, l'homme ait l'avantage ; mais en fait de continence, non. « L'homme n'a pas puissance sur son « corps, ni la femme non plus ». L'égalité est complète; point de prérogative.

« Ne vous refusez point l'un à l'autre ce devoir, si ce n'est de concert ». Qu'est-ce que cela veut dire? Que la femme ne se contienne pas, malgré son époux ; ni l'époux, malgré sa femme. Pourquoi cela ? Parce que de grands maux naissent de cette continence : souvent les adultères, les fornications; les troubles domestiques en sont les suites. Si en effet il est des hommes qui commettent la fornication quoiqu'ils aient leurs femmes, à plus forte raison la commettront-ils si vous les privez de cette consolation. C'est avec raison qu'il dit: «Ne vous fraudez point », employant. ici le mot fraude comme plus haut le mot dette, pour mieux constituer le droit. En effet, se contenir malgré son conjoint, c'est commettre une fraude; mais non plus, s'il y consent. Vous ne me volez pas, si je consens à ce que vous pm niez un objet qui m'appartient. Mais prendre par force à quelqu'un qui n'y consent pas, c'est voler : et c'est ce que font beaucoup de femmes, qui blessent ainsi gravement la justice, deviennent responsables des désordres de leurs maris et mettent tout sens dessus dessous. Or il faut placer la bonne harmonie avant tout, parce que c'est en effet un bien préférable à tous les autres. Entrons, si vous le voulez, dans la nature même des choses. Supposez un homme et une femme, et la femme se contenant malgré son mari. Qu'arrivera-t-il, si celui-ci se livre à la fornication, ou tout au moins s'afflige, se trouble, éprouve l'ardeur de la concupiscence, soulève des querelles et cause mille ennuis à sa femme, que gagne-t-elle au jeûne et à la continence, si le lien de la charité est brisé? Rien. Que d'injures, que de débats, que de guerres s'ensuivront nécessairement !

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Homilien über den ersten Brief an die Korinther (BKV)

I.

Kap. VII.

1. 2. Worüber ihr mir aber geschrieben habt: so ist dem Menschen gut, ein Weib nicht zu berühren; jedoch um Ausschweifungen zu verhüten, habe ein Jeder seine Frau und Jede ihren Mann.

I. Nachdem er die drei größten Laster gerügt, nämlich erstens die Spaltungen in der Kirche, zweitens die Sünde des Blutschänders und drittens die des Geizigen, mildert er jetzt seine Rede und gibt Ermahnungen und Rathschläge bezüglich der Ehe und des jungfräulichen Standes, indem er so den Zuhörer vom Unangenehmeren zum Gelinderen führt. Im zweiten Briefe aber thut er das Gegentheil; denn er beginnt mit dem Gelinderen und schließt mit dem Unangenehmeren. Auch hier geht er, nachdem er vom jungfräulichen Stande geredet, zu heftigeren und drohenderen Gegenständen über und wechselt mit der Rede so, wie die Umstände und die Sache selber es fordern. Er beginnt also: „Worüber ihr mir aber geschrieben habt.“ S. 304 Sie hatten ihm nämlich geschrieben, ob man sich von Weibern enthalten solle oder nicht. Indem er nun darauf Antwort ertheilt und über den Ehestand Vorschriften gibt, nimmt er auch Anlaß, von dem jungfräulichen Stande zu reden: „Es ist dem Menschen gut, ein Weib nicht zu berühren.“ Wenn du fragst, will er sagen, was gut und gar vortrefflich ist, so antworte ich: Es ist besser, mit Weibern keine Gemeinschaft zu haben. Fragst du aber, was sicherer sei und deiner Schwachheit fromme, so rathe ich dir, zu heirathen. Weil aber leicht der Fall eintreten konnte, wie es auch jetzt noch geschieht, daß der Mann seine Einwilligung gab, das Weib aber nicht, oder auch umgekehrt, so betrachte, wie er über beide Fälle sich ausspricht! Es behaupten zwar Einige, er habe Dieses bloß für die Priester gesagt; ich aber möchte, wenn ich auf das Folgende schaue, nicht behaupten, daß sich die Sache also verhalte; denn er würde die Ermahnung nicht so allgemein hingestellt haben. Hätte er Dieses nur für die Priester geschrieben, so würde er gesagt haben: Dem Lehrer (Priester) ist es gut, kein Weib zu berühren. Nun aber spricht er ganz allgemein: „Dem Menschen ist es gut,“ und nicht bloß dem Priester; und wieder: „Bist du frei von einer Frau? So suche keine Frau!“ Er sagt nicht: du, Priester und Lehrer, sondern macht keinen Unterschied; und so geht es durch die ganze Rede fort. Wenn er aber sagt: „Um Ausschweifungen zu verhüten, habe Jeder seine Frau und Jede ihren Mann,“ so führt er sie durch eben dieses Zugeständniß zur Keuschheit.

3. Der Frau leiste der Mann die (eheliche) Pflicht,1 gleicher Weise aber auch die Frau dem Manne.

Was bedeutet aber diese Pflicht? Die Frau ist nicht Herr über ihren eigenen Leib, sondern sowohl Dienerin als S. 305 Gebieterin ihres Mannes. Willst du dich dieser gebührenden Dienstbarkeit entziehen, so beleidigst du Gott; willst du dich aber mit Erlaubniß des Mannes derselben entziehen, so geschehe es nur auf kurze Zeit. Darum nennt er es auch eine Pflicht, um zu zeigen, daß kein Theil sein eigener Herr sei, sondern der eine des andern Diener. Siehst du also, daß dich eine Buhlerin zur Sünde anreizt, so sprich: Mein Leib gehört nicht mir, sondern meinem Weibe! So spreche auch das Weib zu Denjenigen, die es darauf absehen, ihre Keuschheit zum Falle zu bringen: Mein Leib gehört nicht mir, sondern meinem Manne! Wenn aber der Mann oder das Weib keine Gewalt haben über den eigenen Leib, so haben sie diese noch viel weniger über ihr Geld. Höret Das Alle, ihr Männer, die ihr Weiber, und ihr Weiber, die ihr Männer habt! Denn wenn ihr eueren Leib nicht als euer Eigenthum ansehen dürft, um so weniger ist Das beim Gelde der Fall. Allerdings kommen anderwärts, sowohl im neuen als im alten Bunde, Stellen vor, welche dem Manne einen bedeutenden Vorrang einräumen, z. B.: „Zu deinem Manne sollst du dich wenden, und er soll über dich herrschen!“2 Und Paulus macht diesen Unterschied, wenn er schreiht: „Ihr Männer, liebet eure Weiber! Das Weib aber erweise Ehrfurcht dem Manne!“3 Hier aber sagt er nicht, wer vornehmer, wer geringer sei; beide Theile haben die gleiche Gewalt. Warum? Weil er über die Enthaltsamkeit spricht; in andern Dingen, will er sagen, mag der Mann den Vorrang besitzen, hier aber nicht, da die Rede von der Enthaltsamkeit ist.

4. Der Mann hat keine Gewalt über seinen Leib noch auch die Frau.

Sie sind hierin ganz gleich, und es gibt keinen Vorrang.

S. 306 5. Entziehet euch einander nicht, es sei denn mit gegenseitiger Einwilligung.

Was heißt Das? Er will sagen: Das Weib enthalte sich nicht gegen den Willen des Mannes, und auch der Mann nickt gegen den Willen des Weibes. Warum denn? Weil aus dieser Enthaltung große Übel entstehen; denn oft sind daraus Ehebrüche, Entehrung, Untergang des Hauses entstanden. Wenn nämlich Männer, die ihre Frauen haben, noch mit andern buhlen, um wie viel mehr würden sie Dieses thun, falls man ihnen diese eheliche Freude versagte! Und treffend sagt er: „Entziehet euch nicht!“ Ein Entziehen (Berauben) nennt er es hier, oben eine Pflicht, um desto nachdrücklicher die Gewalt (des Einen üver den Andern) zu zeigen. Denn ohne Einwilligung des Andern sich enthalten heißt ihn berauben; nicht aber so, wenn es mit dessen Zustimmung geschieht. Denn ich sage nicht, daß du mich beraubst, wenn du mit meinem Wissen Etwas von dem Meinigen nimmst; wer aber einem Andern gegen dessen Willen und mit Gewalt Etwas nimmt, der beraubt ihn. Diesen unverzeihlichen Fehler begehen viele Weiber und sind dadurch Schuld an der Ausschweifung ihrer Männer und bringen Alles in Unordnung. Die Eintracht soll man vor Allem berücksichtigen, denn sie ist das Allerwichtigste. Und wenn du willst, so werden wir Das durch Thatsachen erweisen. Gesetzt, es sei Weib und Mann, und das Weib enthalte sich gegen den Willen des Mannes. Wie nun, wenn dieser sich dadurch verleiten läßt, die Ehe zu brechen? Oder wenn er auch die Ehe nicht bricht, doch darob unwillig wird, in Verwirrung und Versuchung geräth, hadert und zankt und dem Weibe zahllose Mühen verursacht? Was nützt dann Fasten und Enthaltsamkeit, wenn das Band der Liebe zerrissen ist? Nichts. Denn wie viele Schimpfreden, Zänkereien und Zwiste sind die nothwendige Folge davon!


  1. Wörtlich: die gebührende Ehre = ἡ ὀφειλομένη τιμή. ↩

  2. Gen. 3, 16. ↩

  3. Ephes. 5, 25. ↩

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