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Commentaire sur la première épitre aux Corinthiens
3.
Voilà la règle du christianisme, dans toute sa perfection ; voilà la définition à laquelle rien ne manque; voilà la cime la plus haute, rechercher l'intérêt de tous. Ce que l'apôtre déclare , en ajoutant ces paroles : «Comme je le suis moi-même de Jésus-Christ ». En effet, rien ne peut nous rendre des imitateurs de Jésus-Christ, autant que notre zèle pour le bien du prochain. Vous aurez beau jeûner, coucher par terre, vous mortifier, si vous n'avez pas un regard pour votre prochain, vous n'avez rien fait. Quoi que vous ayez pu faire, vous demeurez bien loin de ce grand modèle. Or, ici, c'est une action qui porte en elle-même son utilité, que de savoir s'abstenir des offrandes consacrées aux idoles; mais, dit l'apôtre; moi qui vous parle, j'ai fait plus, j'ai fait nombre d'actions inutiles en elles-mêmes, comme quand j'ai subi la circoncision, quand j'ai sacrifié. En effet, ces observances, si on les recherche pour elles-mêmes, perdent ceux qui les pratiquent, et sont cause qu'ils compromettent leur salut. Toutefois je m'y suis soumis, à cause de l'utilité qui en résultait pour les autres. Mais ici rien de semblable : s'il n'y a pas d'utilité, s'il n'y a pas intérêt pour les autres, l'action est funeste; au ,contraire, ici, dans le cas même où personne n'est scandalisé, il convient pourtant de s'abstenir des choses défendues. Je ne me suis pas seulement , dit l'apôtre, assujetti à des choses nuisibles, mais pénibles. « J'ai dépouillé », dit-il, « les autres Eglises, j'ai reçu d'elles ma subsistance » (II Cor. XI, 8), et, quand il m'était permis de manger sans rien faire, ce n'est pas là ce que j'ai recherché; mais j'ai mieux aimé mourir de faim que d'être un sujet de scandale. Voilà pourquoi il dit : « Par tous les moyens, je plais à tous ». Soit qu'il faille faire une chose contraire aux lois, soit qu'il faille entreprendre une oeuvre laborieuse, une oeuvre périlleuse, je supporte tout, pour l'utilité des autres. Et c'est ainsi que, supérieur à tous par la perfection de sa vie exemplaire, il était assujetti à tous par la condescendance de sa charité.
C'est qu'il n'est pas de vertu parfaite, si l'on ne recherche pas l'utilité d'autrui ; et c'est ce qui résulte de l'histoire de celui qui reporta le talent intact, et fut livré au supplice, parce qu'il ne l'avait pas fait fructifier. Eh bien toi, mon frère, supposé même que tu t'abstiennes de nourriture, que tu couches par terre, que tu manges de la cendre, que tu ne cesses de gémir, si tu es inutile au prochain, tu n'as rien fait. C'était là, en effet, autrefois, la première préoccupation des hommes grands et généreux. Considérez attentivement leur vie, et vous verrez, de la manière la plus évidente, qu'aucun d'eux ne considérait son intérêt propre, que chacun d'eux, au contraire, ne voyait que l'intérêt du prochain : ce qui a rehaussé leur gloire. Moïse a fait un grand nombre de grandes choses, de miracles et de prodiges; mais rien ne l'a rendu si grand que cette bienheureuse parole qu'il adressa au Seigneur, en lui disant : « Si vous voulez leur pardonner cette faute, accordez-leur le pardon; si vous ne le faites pas, effacez-moi aussi du livre que vous avez écrit ». (Exode, XXXII, 32.) Tel était aussi David, et voilà pourquoi il disait : « C'est moi qui ai péché, c'est moi qui suis coupable, qu'ont fait ceux-ci, qui ne sont que des brebis? Que votre main se tourne contre moi, et contre la maison de mon père ». (II Rois, XXIV, 17.) C'est ainsi qu'Abraham ne recherchait pas son utilité propre, mais l'utilité du grand nombre. Aussi s'exposait-il au danger, et il adressait à Dieu des prières pour ceux qui ne lui étaient rien. Et voilà comment ces grands hommes se sont illustrés; voyez, au contraire, quel tort se sont fait ceux qui ne recherchaient que leur utilité personnelle. Le neveu d'Abraham, après avoir entendu de lui ces paroles : « Si vous allez à la gauche, je prendrai la droite » (Gen. XIII, 9), ne considéra, ne rechercha que son utilité, et il ne trouva pas son intérêt. La région où il se rendit, devint tout entière la proie des flammes; au contraire, le pays d'Abraham demeura hors d'atteinte. Jonas, à son tour, pour n'avoir pas cherché l'intérêt du grand nombre, mais son utilité particulière, vint en danger .de mort; la ville subsista; quant à lui, à la merci des flots, il y fut englouti. Et maintenant, quand Jonas rechercha l'utilité du grand nombre, il trouva en même temps son propre intérêt. C'est ainsi que Jacob, qui ne recherchait pas dans ses troupeaux un profit particulier, acquit de grandes richesses; et Joseph, pour avoir recherché l'intérêt de ses frères, trouva aussi son intérêt propre. En effet, Joseph, envoyé par son père, ne dit pas Qu'est-ce que cela signifie ? Ne savez-vous pas (460) qu'à cause de la vision que j'ai eue, et de mes songes, ils ont voulu me déchirer; qu'à cause de mes songes, ils m'ont accusé; que l'affection que vous avez pour moi est pour eux un crime qu'ils veulent me faire expier? Que ne feront-ils pas, s'ils me tiennent entre leurs mains ? Joseph ne dit rien de pareil, ne pensa rien de tel; il préféra ses frères à toutes choses. Aussi fut-il, par la suite, comblé de toute espèce de biens, qui rendirent son nom illustre et glorieux. C'est ainsi que Moïse (car rien n'empêche de faire mention de lui une seconde fois, rien n'empêche que nous considérions comment il a dédaigné ses intérêts et cherché le bien des autres); il était dans le palais du roi ; il préféra l'opprobre de son peuple aux richesses de l'Egypte; il renonça à tous les biens qu'il avait à sa disposition ; il aima mieux partager les maux des Hébreux; et, loin d'être réduit lui même en servitude, au contraire, il affranchit ses frères. Voilà de grandes choses, et dignes des anges.
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Homilien über den ersten Brief an die Korinther (BKV)
III.
Kap. XI.
1. Seid Nachahmer von mir, so wie auch ich es bin von Christus.
Das ist die Regel des vollkommensten Christenthums; das ist das vollkommenste Gesetz und der höchste Gipfel der Vollkommenheit, nämlich Dem nachzustreben, was gemeinnützig ist; das zeigt er durch den Beisatz: „Sowie auch ich es bin von Christus;“ denn Nichts macht uns so zu Nachfolgern Christi als die Sorge um das Wohl des Nächsten. Du magst fasten, auf der bloßen Erde schlafen, magst dich selber erdrosseln:1 wenn du dich des Nebenmenschen nicht annimmst, so thust du nichts Großes und bleibst bei diesem Gebaren noch weit hinter jenem Vorbild zurück. Hier ist die Sache an sich schon nützlich, nämlich die Enthaltung von den Opferspeisen; ich habe aber, sagt er, auch Vieles gethan, was an sich nicht nützlich ist, wie die Beschneidung, die ich vorgenommen, und das Opfer, das ich gebracht. Wenn man diese Dinge an und für sich betrachtet, so bringen sie Demjenigen, der sie ausübt, Verderben und den Verlust des Heiles; und dennoch habe ich es gethan, und zwar wegen des Gewinnes für Andere. Hier aber gilt Nichts dergleichen: denn dort, wo kein Nutzen ist, und die Sache nicht um der Andern willen geschieht, ist sie schädlich; hier aber ist es Pflicht, sich des Verbotenen zu enthalten, wenn sich auch Niemand darob ärgern würde. Nicht nur das Schädliche, sondern auch das Mühevolle habe ich ertragen; denn „andere Kirchen habe ich ausgebeutet, indem ich Sold annahm,“2 und da ich essen konnte, ohne zu arbeiten, so suchte ich Das nicht, sondern wollte S. 428 lieber vor Hunger sterben, als Andern Anstoß geben. Darum sagt er: „Ich bin in Allem Allen zu Gefallen;“ sei es, daß ich Etwas gegen das Gesetz oder etwas Mühsames und Gefahrvolles thun soll, ich unterziehe mich Allem zum Vortheile Anderer.
Sowie er nun in Bezug des vollkommenen Wandels Alle weit überragt, so stellt er sich durch seine Demuth tief unter die Andern; denn keine Tugend kann wohl groß genannt werden, wenn aus derselben kein Gewinn für Andere fließt, wie Dieses aus dem Beispiele jenes Knechtes erhellet, der sein Talent unverändert wieder brachte und entzwei gesägt wurde3 weil er damit nicht gewuchert hatte. So thust auch du nichts Großes, mein Bruder, wenn du fastest, auf der Erde schläfst, Asche verzehrest4 und beständig weinest, falls du keinem Andern nützest. Dieser Gewinn für Andere war das vorzüglichste Bestreben jener großen und edeln Männer, welche in den ersten Zeiten der Kirche gelebt haben. Durchforsche genau das Leben derselben, und du wirst klärlich einsehen, daß Keiner von ihnen den eigenen Vortheil, sondern Jeder den des Nächsten im Auge gehabt; und dadurch erscheinen sie nur um so glänzender. So that Moyses große Zeichen und Wunder; allein Nichts macht ihn so groß als jenes selige Wort, das er zu Gott sprach: „Wenn du ihnen die Sünde vergibst, so vergib sie, wo nicht, so vertilge auch mich!“5 Ein solcher Mann war auch David, der da sprach: „Ich, der Hirt, habe gesündigt und Böses gethan; dieses Volk aber, was hat es begangen? Deine Hand komme über mich und über das Haus meines Vaters!“6 So suchte auch Abraham nicht seinen persönlichen Vortheil, sondern was Vielen frommte. Darum setzte er sich selbst der Gefahr aus und legte für fremde Menschen bei Gott Fürbitte ein. So S. 429 wurden diese Männer berühmt; die aber nur auf ihren eigenen Vortheil bedacht waren, — siehe, wie sie zu Schaden gekommen! Nachdem Abrahams Vetter die Worte gehört: „Ziehst du zur Rechten, so zieh’ ich zur Linken,“7 und so die freie Wahl erlangt hatte, suchte er bloß seinen eigenen Nutzen, gewann aber dabei keinerlei Vortheil: denn sein Land ging durch Feuer zu Grunde, hingegen blieb Abrahams Gegend verschont. Jonas kam in Lebensgefahr, weil er bloß für sich und nicht auch für Andere zu sorgen gedachte; die Stadt blieb stehen, er aber wurde in’s Meer geworfen und von den Fluthen umhergetrieben. Sobald er aber Andern nützlich zu werden suchte, fand er auch seinen eigenen Vortheil. Ebenso wurde Jakob an Schafheerden reich, weil er sich nicht selber bereichern wollte. Und Joseph, der auf das Wohl seiner Brüder bedacht war, fand dadurch sein eigenes Wohl. Denn als ihn der Vater hinsandte, sprach er nicht: Wie? hast du nicht gehört, daß sie mich wegen eines Gesichtes und wegen Träumen zerreissen8 wollten, wegen der Träume verklagten und, weil du mich liebst, sich an mir rächten? Was werden sie mir nun anthun, wenn ich in ihre Hände gerathe? Er dachte und sprach Nichts Dergleichen, sondern zog die Sorge für das Wohl seiner Brüder allem Andern vor. Darum ward er in der Folge so sehr beglückt und dadurch so berühmt und glänzend. Ebenso Moyses; denn warum sollten wir ihn nicht zum zweiten Mal anführen, um zu zeigen, wie er so ganz uneigennützig, bloß für Andere besorgt war? Obgleich im Palaste des Königs erzogen, achtete er doch die Schmach für größern Reichthum als die Schätze Ägyptens, warf Alles bei Seite, was er besaß, und ward ein Mitgenosse der Drangsale unter den Hebräern; und so befreite er diese aus der Sklaverei, statt selber ein Sklave zu werden. Das ist nun zwar etwas Großes und würdig, eines englischen Wandels.
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Κἂν ἀπαγχονήσῃς σαυτόν. Arnoldi übersetzt: magst dich mit Asche bestreuen. ↩
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II. Kor. 11, 8. Von den armen macedonischen Kirchen nahm der Apostel, was ihm sonst die reichen Korinther hätten verabreichen sollen. Reischl. ↩
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Διχοτομηθείς. ↩
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Τέφραν ἐσθίῃς. ↩
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Exod. 32, 32. ↩
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II. Kön. 24, 17. 18. ↩
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Gen. 13, 9. ↩
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Διασπάσαι. ↩