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Homilien über den ersten Brief an die Korinther (BKV)
II.
Warum enthältst du dich denn? wird man fragen. Nicht als ob mich die Sache verunreinigte. Das sei ferne, sondern um des Bruders willen, und damit ich kein Mitgenosse der Dämonen werde, und damit ich nicht von dem Ungläubigen gerichtet werde. Denn hier ist es nicht die Natur der Sache, die mich unrein macht, sondern der Ungehorsam, die Gemeinschaft mit den Dämonen; der freie Wille ist es, der da befleckt. Was bedeutet aber der Ausspruch: „Warum werde ich gelästert darob, wofür ich Dank sage?“ Ich danke Gott, will er sagen, daß er mich hoch gestellt und über die jüdische Sklaverei erhoben hat, so daß mir Nichts der Art schaden kann; die Heiden aber, die meine Religion nicht kennen, werden das Gegentheil muthmaßen und sagen: „Die Christen haben Lust an unsern Opferspeisen und sind Heuchler, indem sie die Götter schmähen und verabscheuen und dennoch zu dem Tische derselben hineilen. Kann es wohl einen größern Unverstand geben? Also nicht Wahrheit, sondern Ehrsucht und Herrschsucht haben diese Lehre erfunden.“ Welche Thorheit wäre es nun, wenn ich, anstatt für eine so große Wohlthat zu danken, Anlaß gäbe zu Lästerungen? „Aber der Heide wird auch dann noch eine solche Sprache führen, wenn er sieht, daß ich nicht ängstlich nachforsche.“ Mit nichten! Denn es ist doch nicht Alles voll Götzenopfer, wie du Dieses vermuthest, und du genießest sie ja nicht als Götzenopfer. Stelle also keine unnützen Forschungen an; wenn dir aber hinwieder Jemand bemerkt, es sei vom Götzenopfer, so nimm daran keinen Antheil! Denn Christus hat dir große Gnade verliehen und dich hoch erhoben und dich so hoch gestellt, daß dir jene Dinge nicht schaden, nicht aber, daß du dir einen üblen Ruf machen und durch S. 425 jene Freiheit, für welche du ihm Dank schuldig bist, Andern Ärgerniß und Anlaß zu Lästerungen geben sollst. „Warum aber soll ich nicht,“ heißt es, „zu den Heiden sagen: Ich esse davon, und es schadet mir nicht; denn ich thue es nicht als Freund eurer Götter?“ Weil du ihn nicht zu überzeugen vermagst, obgleich du es tausendmal sagst: denn er ist schwach und (dem Christenthum) abhold. Du kannst Dieses nicht einmal deinem Mitbruder beibringen, um so viel weniger einem feindseligen Heiden. Wenn schon Jener in seinem Gewissen sich Etwas aus dem Götzenopfer macht, so gilt Dieses um so mehr von dem Ungläubigen. „Wozu aber machen wir so viele Umschweife? Wir kennen Christum und sagen ihm Dank, Jene aber lästern ihn; sollen wir darum von ihm abfallen?“ Keineswegs! Die Sache ist aber auch hier verschieden; denn dort bringt uns die Lästerung großen Gewinn, wenn wir sie ertragen, hier aber gewinnen wir Nichts. Darum sagte er früher: „Denn weder wenn wir essen, werden wir Etwas voraus haben, noch auch werden wir, wenn wir nicht essen, verkürzt sein.“1 Er hat übrigens ja auch anderwärts bewiesen, daß man sich der Opferspeisen enthalten solle, nicht bloß aus dem angeführten Grunde, sondern auch aus andern Gründen, die er aufgezählt hat.
31. Ihr möget also essen oder trinken oder sonst Etwas thun, so thuet Alles zur Ehre Gottes!
Siehst du, wie er aus dem vorliegenden Gegenstande die allgemeine Ermahnung zieht und uns das hohe Ziel angibt, nämlich Gott durch Alles zu verherrlichen?
S. 426 32. Seid ohne Anstoß für die Juden und Heiden und für die Kirche Gottes!
Das heißt gebt keinem Menschen Anstoß! Denn der Bruder wird dadurch geärgert, der Jude wird dich nur desto mehr hassen und verdammen, der Heide aber dich als einen Schwelger und Heuchler verspotten. Man soll aber nicht nur den Bruder nicht verwunden, sondern, so weit es nur möglich ist, auch nicht Diejenigen, die draussen sind. Denn wenn wir Licht und Sauerteig, Sterne und Salz sind, so sollen wir leuchten und nicht verfinstern, zusammenhalten und nicht zerstreuen, die Ungläubigen an uns ziehen und nicht abschrecken. Warum verfolgst du also Diejenigen, die du gewinnen sollst? Denn die Heiden ärgern sich, wenn sie sehen, daß wir uns zu den Opferspeisen hinzudrängen; denn sie kennen unsere Gesinnung nicht und wissen nicht, daß unsere Seele erhabener ist, als daß sie durch irgend eine äusserliche Makel befleckt werden könnte. Dasselbe begegnet aber auch den Juden und den schwächeren Brüdern. Siehst du, wie viele Gründe er anführt, um deren willen man sich von den Speisen, die man den Götzen geopfert, enthalten müsse? Weil sie unnütz, weil sie überflüssig sind; weil der Bruder sich darob ärgert, weil die Juden lästern, weil die Heiden spotten; weil man mit den Dämonen keine Gemeinschaft pflegen soll; weil es eine Art Götzendienst ist. Da nun jener Ausdruck: „Gebet Niemandem Anstoß!“ hart klang und sie des Ärgernisses vor Juden und Heiden beschuldigte, — sieh’, wie er die Sache mildert und leicht macht, indem er seine eigene Person erwähnt und spricht:
33. Sowie auch ich in Allem Allen zu Gefallen bin und nicht Das suche, was mir, sondern Das, was den Vielen frommt, damit sie das Heil gewinnen.
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I. Kor. 8, 8. ↩
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Commentaire sur la première épitre aux Corinthiens
2.
Pourquoi donc, me dit-on, vous abstenez-vous? Ce n'est pas de crainte de me souiller, loin de moi cette pensée; c'est à cause de mon frère, c'est pour ne pas entrer dans la société des démons; c'est pour n'être pas jugé par l'infidèle, car ce n'est pas la nature des mets qui peut me perdre, mais la désobéissance ; l'amitié avec les démons, voilà ce qui me rend impur, voilà d'où me vient la souillure. Mais maintenant que signifie cette parole : « Pourquoi parle-t-on mal de moi, pour une chose dont je rends grâces à Dieu? » Je rends grâces à Dieu, dit-il, d'avoir élevé mon âme; de m'avoir mis au-dessus de la bassesse des Juifs, à tel point que rien ne me nuise. Mais les païens, ignorant la sagesse qui me guide, (458) soupçonneront le contraire de la vérité; ils diront :Ces chrétiens, qui recherchent nos banquets, ne sont que des hypocrites ; ils accusent les démons, ils s'en détournent, et ils courent à leur table. Quoi de plus insensé que cette conduite ? Ce n'est donc pas le zèle de la vérité, c'est l'ambition, l'amour de commander, qui les a faits se ranger à ce dogme. Quelle démence égalerait la mienne, si pour tant de bienfaits, dont je dois rendre à Dieu des actions de grâces, je devenais une cause de blasphèmes ! Mais, me direz-vous, le païen tiendra le même langage, quand il verra que je ne m'inquiète pas, que je ne me renseigne pas. Nullement ; il n'y a pas partout des offrandes consacrées aux idoles, de telle sorte que vous ayez toujours des soupçons, et, si vous goûtez de ces offrandes, ce n'est pas parce qu'on les a consacrées aux idoles. Ne va donc pas, ô chrétien, t'embarrasser d'une enquête inutile; mais ne va pas non plus, si tu es averti qu'un mets a été consacré aux idoles, en prendre ta part, car la grâce que le Christ t'a communiquée, la nature supérieure qu'il t'a donnée, au-dessus des souillures de ce genre, ce n'est pas pour que tu compromettes ta réputation ; ce n'est pas pour que tu uses des avantages précieux qui excitent tes actions de grâces, pour scandaliser les autres, et les porter à blasphémer.
Mais pourquoi, dira-t-on, ne dirai-je pas aux païens: je mange, et je ne suis en rien souillé, et je ne m'assieds pas à ces tables comme un ami des démons? c'est que ces paroles ne persuaderaient personne, fussent-elles mille fois prononcées. Le païen est faible, et il est notre ennemi. S'il est impossible de persuader les frères, il sera bien plus impossible de persuader des ennemis et des païens. Si le fidèle s'abstient, par scrupule de conscience, de ce qui est offert aux idoles, à bien plus forte raison, l'infidèle. Quoi donc, dira-t-on encore, qu'avons-nous besoin de nous embarrasser de tant d'affaires? Comment ! nous connaissons le Christ, nous lui rendons des actions de grâces, et, parce que les autres le blasphèment, sera-ce pour nous une raison de renoncer aussi à Jésus-Christ ? Loin de nous cette pensée, car il n'y a pas parité; d'un côté, il y a un grand avantage pour nous à supporter le blasphème, mais ici il n'y aura aucun avantage. Aussi l'apôtre disait-il d'abord : « Si nous mangeons , nous n'en aurons rien davantage devant lui; ni rien de moins, si nous ne mangeons pas ». (I Cor. VIII, 8.) En outre il fonde sa défense sur une autre raison encore, et non-seulement sur cette autre raison, mais sur les autres causes qu'il a dites : « Soit donc que vous mangiez, ou que vous buviez , ou quelque chose que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu (31) ». Voyez-vous, comme du sujet particulier qui l'occupait , il arrive à une exhortation générale, par cette unique mais admirable règle qu'il nous donne, de glorifier Dieu en toutes choses? « Ne donnez pas occasion de scandale, ni aux Juifs, ni aux gentils, ni à l'Eglise de Dieu {32) » ; c'est-à-dire, ne fournissez à personne aucun prétexte, car votre frère s'offense, le Juif vous détestera davantage, et vous condamnera ; et le païen, faisant comme lui, vous appellera, en se moquant de vous, un glouton et un hypocrite.
Non-seulement il ne faut pas offenser les frères, mais, autant que possible, pas même les étrangers. Nous sommes la lumière; et le ferment, et les flambeaux, et le sel; nous devons illuminer et non répandre les ténèbres; nous devons être un principe fortifiant et non dissolvant; attirer à nous les infidèles, et non les mettre en fuite. Pourquoi donc poursuivre ceux qu'il faut attirer? Les païens s'offensent de nous voir revenir à de pareilles coutumes, parce qu'ils ne connaissent pas notre pensée; ils ne comprennent pas l'élévation supérieure de notre âme, au-dessus de toute souillure des sens. Et maintenant, les Juifs, et les plus faibles de nos frères , souffriront comme eux. Comprenez-vous pour quelles graves raisons l'apôtre nous interdit la participation aux viandes consacrées aux idoles; l'inutilité, la superfluité, le dommage fait à notre frère; les blasphèmes du Juif; les mauvaises paroles du païen; l'inconvenance de communier avec les démons; l'espèce d'idolâtrie qu'il y a dans cette conduite. Et ensuite, après avoir dit « Ne donnez pas occasion de scandale » ; après avoir rendu les, fidèles responsables du mal fait, et aux païens et aux Juifs; après les paroles sévères et pénibles, voyez comme il fait accepter son langage, comme il l'adoucit en intervenant lui-même personnellement par ces paroles : « Comme je tâche moi-même de plaire à tous, en toutes choses, ne cherchant point ce qui m'est avantageux en particulier, mais ce qui est avantageux à plusieurs, pour (459) être sauvés (33), soyez mes imitateurs comme je le suis moi-même de Jésus-Christ (XI, l) »