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Werke Johannes Chrysostomus (344-407) In epistulam i ad Corinthios argumentum et homiliae 1-44 Commentaire sur la première épitre aux Corinthiens
HOMÉLIE XXVI.

6.

Mais j'ai peur que, tout en conservant la modestie extérieure, certaines femmes ne se laissent aller à des actions honteuses, et ne se découvrent d'une autre manière. Aussi, Paul, écrivant à Timothée, ne s'est pas contenté de ces paroles, il ajoute: « Que les femmes prient, étant vêtues comme l'honnêteté le demande, et non avec des cheveux frisés, ni des ornements d'or ». (I Tim. II, 9.) C'est qu'en effet, s'il ne faut pas avoir la tête nue, s'il convient de montrer partout le signe de la sujétion, c'est surtout par les oeuvres qu'il faut faire voir ce signe; c'est ainsi qu'à n'en pas douter les femmes des premiers âges appelaient leurs maris leurs maîtres et leur cédaient l'autorité. C'est qu'aussi, me répondra-t-on, ils aimaient leurs femmes; je le sais bien, je ne l'ignore pas. Mais lorsque nous vous avertissons de vos devoirs, vous n'avez pas besoin de considérer les devoirs des autres. Quand nous exhortons les enfants, et que nous leur disons d'obéir à leurs parents, attendu qu'il est écrit : « Honorez votre père et votre mère », ils nous répondent : dites-nous donc aussi ce qui vient après : « Et vous, pères, n'irritez point vos enfants ». (Eph. VI, 4.) Et quand nous disons aux esclaves , qu'il est écrit qu'ils doivent obéir à leurs maîtres, et ne pas se contenter de les servir en leur présence (Col. III, 32); les esclaves, à leur tour, exigent de nous la suite du texte, en nous disant de faire des recommandations à leurs maîtres; car, nous disent-ils, Paul a prescrit aux maîtres de se relâcher de leurs menaces.

N'agissons pas de cette manière, ne recherchons pas les préceptes donnés aux autres, lorsque c'est nous qui sommes accusés. Vous aurez beau prendre un coaccusé, vous n'en serez pas, pour cela, moins coupables. Ne considérez qu'une chose , comment vous saurez vous purger des accusations dirigées contre vous. Adam rejetait la faute sur la femme, et celle-ci, à son tour, sur le serpent. Mais ce moyen n'a en rien servi à les absoudre. Laissons donc là toutes ces raisons; mais applique-toi, de tout ton coeur, . femme, à rendre à ton mari ce que tu lui dois. Aussi bien, quand je m'adresse à ton mari, quand je lui dis de te chérir, de prendre soin de toi, je ne lui permets pas de me produire la loi qui concerne la femme, mais j'exige de lui la pratique de la loi qui le concerne. Par conséquent ménage toute ton activité pour les devoirs qui te regardent, et sois complaisante pour ton mari. Si c'est en vue de Dieu que tu veux plaire à ton mari, tu ne me rappelleras pas ses devoirs à lui, ce sont les devoirs à toi imposés par le législateur, que tu dois surtout pratiquer avec le plus grand soin. Ce qui prouve en effet le mieux l'obéissance à la loi de Dieu, c'est, quelles que soient les contrariétés qu'on éprouve, de ne jamais la transgresser. Aimer qui vous aime, ce n'est pas là une grande vertu; mais servir celui qui vous hait, voilà ce qui mérite toutes les couronnes. Eh bien, fais ce raisonnement en toi-même, ô femme, si tu supportes un mari incommode, tu recevras une splendide couronne; si au contraire ton mari est doux et bon, quelle récompense Dieu te donnera-t-il ? Et ce que j'en dis, ce n'est pas pour conseiller aux maris de devenir des êtres hargneux, mais je voudrais persuader aux femmes de supporter même les maris hargneux. Et en effet, que chacun s'applique à bien faire ce qui le regarde, le prochain tout de suite en fera autant. Par exemple : une femme est bien disposée à supporter un mari difficile, un mari ne fait pas affront à une femme importune, alors c'est la parfaite sérénité ; c'est un port sans agitation ; c'est ainsi que vivaient les anciens. Chacun faisait son devoir, sans exiger que le prochain fît le sien.

Abraham prit avec soi le fils de son frère; sa femme n'y trouva rien à redire ; il ordonna à sa femme de faire un long voyage; elle n'y contredit en rien, elle le suivit. Ce n'est pas tout : après tant de fatigues, et de labeurs, et de sueurs, quand il fut devenu riche, il fit la plus belle part à Lotit, et Sara, non-seulement ne se fâcha pas , mais ne souffla pas le mot; elle ne dit rien de ce que crient sur tous (470) les tons, tant de femmes d'aujourd'hui, lorsque les moisis bien partagés, dans des affaires de ce genre, ce sont leurs maris à elles, surtout quand elles les voient ainsi traités par des inférieurs, elles leur font des reproches, elles les appellent des niais, des stupides, des sans coeur, des traîtres, des lourdaux. Sara ne dit rien, ne pensa rien de pareil, elle approuva tout ce qu'il avait fait. Et, ce qui est plus généreux encore, après que Loth eût été mis en mesure de choisir dans le partage , et qu'il eût donné à son oncle la plus petite part, et que ce même Loth courût un grand danger, à cette nouvelle , le patriarche arma tous les siens et s'apprêta à marcher contre toute l'armée des Perses, n'ayant avec lui que les gens de sa maison. Eh bien ! alors elle ne le retint pas, elle ne lui dit pas, ce qu'elle aurait pu lui dire : où allez-vous? Vous courez aux précipices; vous allez affronter de si grands dangers pour un homme qui vous a fait outrage, qui vous a ravi tous vos biens? Vous allez verser votre sang ? Si vous ne pensez pas à vous-même, pensez à moi du moins, qui ai abandonné ma maison, ma patrie, mes amis, mes parents; qui vous ai suivi dans un si long voyage. Ayez pitié de moi, ne me jetez pas dans le veuvage, dans tous les malheurs dont le veuvage est accompagné. Elle ne dit rien de pareil ; elle ne pensa rien- de pareil , elle souffrit tout en silence. Et, plus tard, lorsqu'elle demeure stérile, elle ne montre aucun des sentiments que font paraître les femmes en ces circonstances; elle ne pousse pas de lamentations. Il pleure, lui, non pas en présence de son épouse, mais en présence de Dieu, et, voyez, comme l'époux et l'épouse font chacun leur devoir. Abraham ne méprise pas Sara, parce qu'elle est stérile, il ne lui fait, pour cette raison, aucun reproche : celle-ci, de son côté, s'ingénie à consoler Abraham de cette privation, par le moyen de sa servante. Dans ces temps anciens, ces choses-là n'étaient pas défendues, comme elles le sont aujourd'hui. Aujourd'hui, en effet, il n'est pas permis aux femmes de pousser jusque-là la complaisance pour leurs maris, et ceux-ci ne doivent pas au su ou à l'insu de leurs femmes, recourir à de pareils commerces , si grande que soit leur douleur de n'avoir pas d'enfants. Car ils entendraient, à leur tour, ces paroles: « Leur ver ne mourra point, leur feu ne s'éteindra point ». (Marc, IX, 45.) En effet, ces choses-là, aujourd'hui, ne sont plus permises ; mais alors la défense n'existait pas. Et voilà pourquoi son épouse lui donna ce conseil ; et il lui obéit, et il ne fit rien pour le plaisir. Mais voyez donc, me dira-t-on, comment sur l'ordre de Sara il chassa la servante. C'est justement ce que je veux vous montrer : en toutes choses, il lui obéissait, et elle, à lui.

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