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Werke Johannes Chrysostomus (344-407) In epistulam i ad Corinthios argumentum et homiliae 1-44 Commentaire sur la première épitre aux Corinthiens
HOMÉLIE XLIV.

1.

On trouvera peut-être cette recommandation peu digne du courage de Timothée. Mais c'est moins dans l'intérêt de Timothée qu'elle a été faite que dans celui des Corinthiens; parce que les piégés qu'ils lui eussent peut-être tendus auraient causé leur propre ruine. Quant à Timothée, il était toujours porté à se jeter au milieu des périls. « Il m'a ( 603) servi », dit ailleurs l'apôtre, « dans la prédication de l'Evangile , comme un fils servirait son père ». (Phil. II, 22) insolents à l'égard du disciple, ils le fussent devenus à l'égard du maître lui-même , c'est là ce que Paul veut prévenir par ces paroles : « Ayez soin qu'il soit en sûreté parmi vous ». C'est-à-dire, qu'aucun de ces pécheurs désespérés ne s'élève contre lui. Timothée devait probablement ajouter; de vive voix, des réprimandes à celles qui étaient contenues: dans la lettre apostolique et sur les mêmes sujets. C'était du reste la raison pour laquelle l'apôtre annonçait, qu'il l'envoyait. « Je vous envoie Timothée», dit-il, « qui vous fera souvenir de mes voies en Jésus-Christ, et de ce que j'enseigne partout dans toute l'église». (I Cor. IV, 17.) Paul craint donc que ces Corinthiens, fiers de leur noblesse et de leurs richesses, confiants dans l'appui de la multitude et dans leur sagesse selon le monde, n'en viennent à s'insurger contre son disciple; qu'ils ne le méprisent, qu'ils ne lui tendent des embûches, et, qu'exaspérés par les réprimandes du maître et du disciple, ils n'en demandent raison à celui-ci et né s'en vengent sur lui. Voilà pourquoi il leur écrit cette parole : « Ayez soin qu'il soit en sûreté parmi vous ». Ne venez pas m'alléguer les païens et les infidèles. C'est pour vous que j'écris toute cette épître , ainsi j'attends cela de vous: C'étaient eux aussi qu'il avait. effrayés dès le commence ment. Tel est le sens de ce mot : « parmi vous».

Il l’accrédite ensuite en le louant de la manière dont il s'acquitte de son ministère « Parce que », dit-il, « il travaille à l'oeuvre du Seigneur ». Ne considérez pas qu'il n'est pas riche, ni savant, ni âgé, mais considérez sa mission et ses oeuvres. « Parce qu'il travaille à l'oeuvre du Seigneur». Cela seuil lui tient lieu de noblesse, de richesse, d'âge et de science. Saint Paul ne s'en tient pas là, mais il ajoute : « Aussi bien que moi ». Il a déjà dit plus haut : « Il est mon Fils bien-aimé et fidèle dans le Seigneur ; il vous fera souvenir de mes voies en Jésus-Christ ». Or, il était jeune et chargé seul de la correction d'un grand peuple , deux circonstances propres à lui attirer le mépris des Corinthiens , saint Paul le prévient et dit : « Que. personne ne le méprise (11)». Il demande quelque chose de plus , il veut qu'on l'honore : «Mais reconduisez-le en paix », c'est-à-dire en toute tranquillité, saris susciter de disputes ni de querelles, en lui témoignant, non des inimitiés et des haines, mais de la soumission et de l'honneur, en l'écoutant comme un maître. « Afin qu'il vienne me trouver, parce que je l'attends avec nos frères ». Ceci est encore dit pour effrayer les Corinthiens. C'est afin qu'ils sachent que Timothée ne manquera pas de lui rapporter comment il aura été traité par eux, et que cette pensée les rende plus honnêtes à son égard, que l'apôtre ajoute : « Car je l'attends ». Il leur montre aussi par là même la considération dont Timothée est digne, puisque, devant faire un voyage, il l'attendait. pour l’emmener avec lui? de plus, c'était leur témoigner de la charité que de leur envoyer un homme qui lui était si utile. — « Pour ce qui est de mon frère Apollon, je l'ai fort prié devons aller voir avec quelques-uns de nos frères (32) ». Il paraît qu'Apollon était fort instruit et bien plus âgé que Timothée. Les Corinthiens auraient pu dire : Pourquoi donc nous a-t-il envoyé un jeune homme fait? Saint Paul va au-devant de cette plainte en donnant à Apollon le nom de frère, et en leur disant qu'il l'a fort prié de les aller voir. Afin que l'on ne croie pas qu'il a préféré Timothée et que c'est pour cette raison qu'il n'a pas envoyé Apollon, ce qui aurait excité la jalousie, il ajoute : « Je l'ai fort prié d'y aller ». Quoi donc? Apollon n'aurait pas cédé, n'aurait pas consenti? Il aurait contesté, il aurait résisté ? Saint Paul ne dit pas cela ; il veut se disculper sans accuser Apollon, et il dit : « Mais enfin, il n'a pas cru devoir se rendre près de vous présentement ». Ensuite, afin qu'on ne dise pas: Ce n'est là qu'un subterfuge et un. prétexte , il ajoute : « Il ira vous voir, lorsqu'il en trouvera l'occasion favorable ».

C'est là un mot d'excuse en faveur d'Apollon, qui a aussi pour effet d'adoucir le regret qu'avaient les Corinthiens de ne pas le voir venir, en leur faisant espérer qu'il viendrait bientôt. Puis il leur montre qu'ils doivent mettre l'espoir de leur salut non pas seulement dans leurs maîtres , mais surtout en eux-mêmes, et il dit : « Soyez vigilants, demeurez fermes dans la foi (13) ». Dans la foi, non dans la sagesse humaine; ce né serait plus là se tenir fermes, mais se précipiter. Garder ta foi, c'est rester debout. — « Agissez en hommes de coeur ; armez-vous de force et de vigueur. Faites avec charité tout ce que vous faites (14) ». (604) En parlant ainsi il semble les exhorter, mais dans le fond il leur reproche leur négligence. Leur dire comme il fait, de « veiller, de se retenir fermes, de montrer du courage et de la vigueur », d'agir en tout avec charité, c'est supposer qu'ils sommeillent, qu'ils sont chancelants, qu'ils sont amollis, qu'ils sont divisés. — « Veillez, et tenez-vous termes » est dit pour les mettre en garde contre les trompeurs, « soyez des hommes de coeur », contre ceux qui tendaient des piéges ; « faites avec charité tout ce que vous faites », contre ceux qui tentaient de les diviser, en factions, car la charité est le lien de toute perfection, ainsi que la racine et la source de tous les biens. Mais que veut dire cette. parole : « Faites tout avec charité? » C'est-à-dire : soit que vous repreniez, soit que vous commandiez, soit que vous obéissiez, soit que vous appreniez, soit que vous enseigniez, faites avec charité tout ce que vous faites. Cartons les désordres que l'apôtre combat, ne venaient que de ce qu'on avait négligé la charité. Si les Corinthiens l'eussent pratiquée avec plus de soin , ils n'auraient pas connu l'enflure du coeur et ils n'auraient pas dit : Moi je suis à Paul, moi je suis à Apollon. Avec la charité ils n'auraient point plaidé devant les tribunaux païens , ou plutôt ils n'auraient point plaidé du tout. Avec la charité , l'incestueux n'eût point touché la femme de son père; les frères n'auraient point méprisé leurs frères qui étaient faibles, ils n'auraient point eu d'hérésies parmi eux, ils n'auraient pas tiré vanité des dons spirituels. Telle est la raison de cette parole : « Faites avec charité tout ce que vous faites ».

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