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Commentaire sur la deuxième épitre aux Corinthiens
4.
Calculons de la. sorte à l'égard de notre habillement, de notre table, de notre demeure, et de tout le reste, et ne cherchons en tout que le nécessaire. En effet, le superflu est même inutile. Et quand vous aurez travaillé à vous contenter de ce qui suffit, et. qu'alors vous voudrez imiter la veuve de l'Evangile, nous vous initierons à une plus grande perfection. Car vous n'êtes -pas arrivé à la haute sagesse de cette femme, tant que vous êtes préoccupé du nécessaire. Elle s'était élevée encore au dessus : elle avait sacrifié tout ce qui devait la nourrir. Et vous contesteriez encore sur la question du nécessaire? vous n'auriez pas honte d'être vaincu par une femme? Et loin de chercher à l'imiter, quelle supériorité ne lui laissez-vous pas sur vous? Elle ne disait pas comme vous autres : Eh quoi? si après avoir tout donné, j'étais forcée d'avoir recours aux autres? Non, elle s'est dépouillée avec libéralité de ce qu'elle possédait. Et que diriez-vous de la veuve de l'Ancien Testament, du temps du prophète Elie? (III Rois, XVII.) Celle-là ne courait pas seulement le risque d'être pauvre, mais elle était en danger de mourir, de perdre la vie, et non pas elle toute seule, mais encore ses enfants. En effet, elle (122) n'espérait l'assistance de personne; elle ne s'attendait qu'à une mort prochaine. Mais, nous dit l'Ecriture, elle vit le prophète, et cela la rendit libérale. N'avez-vous pas les exemples d'une foule de saints ? Et pourquoi parler des saints? vous voyez le Maître des prophètes lui-même demander l'aumône, et vous redevenez pas encore charitables? vous avez des réserves qui débordent de toutes parts, et vous ne faites part à personne de votre superflu? Vous me direz : L'homme qui vint trouver cette veuve était un prophète, et cette circonstance la détermina à montrer tant de générosité. Mais cela même n'est-il pas fort surprenant, qu'elle fut ainsi persuadée qu'elle avait devant elle un grand homme, un personnage admirable? Comment. ne s'est-elle pas dit, ainsi que cela était naturel de la part d'une étrangère, d'une femme d'un autre pays : Si cet homme était prophète, il n'aurait pas besoin de moi ; s'il était l'ami de Dieu, Dieu ne l'aurait pas abandonné. Que les Juifs, pour leurs péchés, subissent ce châtiment, soit ! mais l'homme que voici , qu'a-t-il fait? pourquoi est-il puni? Mais au lieu de faire toutes ces réflexions, elle lui ouvrit sa maison, et avant cela, son coeur; elle lui apporta tout ce qu'elle possédait, et oubliant la nature, mettant de côté ses enfants, elle fit passer son hôte avant tout.
Songez donc au châtiment qui nous attend, nous qui avons moins de vertu, nous qui sommes plus faibles qu'une veuve, qu'une étrangère, qu'une inconnue, pauvre et mère de plusieurs enfants, à laquelle rien n'était révélé des mystères dont nous autres nous avons connaissance. Car ce n'est pas la vigueur du corps qui fait l'homme courageux. Celui-là seul possède cette vertu, fût-il sur un lit de douleur, chez qui la force procède de l'intérieur : comme aussi celui à qui cette force manque, quand même il serait assez robuste pour arracher des montagnes, je le déclare aussi faible qu'une jeune enfant, ou qu'une malheureuse vieille femme. Le premier lutte contre des maux immatériels que le second n'ose même pas envisager. Et pour vous convaincre que c'est bien en cela que consiste le courage, concluez de cet exemple même. Quoi de plus courageux que cette femme qui a bravé généreusement, et la tyrannie de la nature, et la violence de la faim, et les menaces de la mort, et qui a triomphé de tout cela ? Aussi, écoutez en quels termes le Christ fait son éloge : « Il y avait », dit-il, « beaucoup de veuves du temps d'Elie, et le prophète ne fut pas envoyé vers d'autre que celle-là ». (Luc. IV, 25.) Dirai-je quelque chose, de bien fort, quelque chose qui semblera étrange? Cette femme a dépassé en fait d'hospitalité notre père Abraham. Elle n'a point, comme lui, couru à son .troupeau, mais avec sa poignée de farine, elle a plus fait que tous ceux qui ont été renommés pour leur hospitalité. Le triomphe d'Abraham fut de s'acquitter par lui-même de cet office ; mais le triomphe de la veuve fut de n'épargner pas même ses enfants, pour l'amour de son hôte, et cela, sans attendre en retour les biens futurs.
Et nous, avec l'espérance du royaume des cieux, la menace de l'enfer, et au-dessus de tous les motifs, lorsque Dieu a tant fait pour nous, lorsque cette vertu lui plaît et le réjouit, nous languissons de la sorte ! Non, je vous en conjure : répandons nos largesses, donnons aux pauvres comme il faut donner. Car Dieu n'évalue pas la grande ou la petite quantité à la mesure de ce que l'on donne, mais aux ressources de celui qui donne. Souvent donc, vous qui avez apporté cent statères d'or, vous avez moins sacrifié que cet autre qui. n'a remis qu'une obole; car vous avez pris sur votre superflu. Mais n'importe : même dans ces conditions , donnez toujours ; vous en viendrez bientôt à plus de munificence. Répandez vos richesses, pour faire provision de justice. La justice ne saurait se trouver en compagnie des richesses : elle nous arrive par les richesses, mais non point avec elles. Il n'est pas possible que l'amour des richesses et la justice habitent ensemble; leur domaine est distinct. Ne vous acharnez donc pas à réunir des choses incompatibles, mais expulsez l'avarice, qui est une usurpatrice, si vous voulez accueillir la justice, qui est la souveraine légitime. Oui, c'est elle la véritable reine, qui d'esclaves nous rend libres; l'avarice fait tout le contraire. Employons donc tout notre zèle à fuir l'une et à nous attacher à l'autre, afin de jouir de la liberté ici-bas, et de posséder ensuite le royaume des cieux; puissions-nous, tous obtenir cette faveur, par la grâce et la charité de Notre-Seigneur Jésus-Christ, avec lequel gloire, puissance et honneur au Père ainsi qu'au Saint-Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
Traduit par M. E. MALVOISIN
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Homilien über den zweiten Brief an die Korinther (BKV)
IV.
Dieses wollen wir in Nahrung und Kleidung, in Wohnung und allem Übrigen im Auge behalten und überall nach dem Bedürfnisse fragen. Denn das Überflüssige ist auch unvernünftig. Läßt du erst die Genügsamkeit dir angelegen sein, so wollen wir dich schon, wenn du anders der Wittwe im Evangelium nachstreben willst, zu höherer Stufe führen. Denn noch bist du über die Hochherzigkeit jenes Weibes nicht hinausgekommen, so lange das Auskommen dir Sorge macht. Jene hat sich auch über diese Sorge erhoben; denn was ihr das Leben erhalten sollte, Das hat sie alles hingegeben. Wirst du dich also ferner um das Nöthige noch ängstigen? Schämst du dich nicht, einem Weibe nachzustehen und, statt ihr nachzueifern, so weit hinter ihr zurückzubleiben? Jene Wittwe sprach nicht, was man so oft von euch hören kann: Wie aber, wenn ich Alles weggebe und dann gezwungen bin, mich an Andere zu wenden? Sie gab vielmehr großmüthig ihr Letztes hin.
Und was soll ich sagen von jener Wittwe im alten Bunde zur Zeit des Propheten Elias? Bei ihr kam nicht mehr die Armuth in Frage, sondern das sichere Sterben, und zwar nicht bloß für sich, sondern auch für ihre Kinder. Denn sie durfte nicht erwarten noch eine Gabe von Anderen zu empfangen, sondern unverzüglich zu sterben. „Aber sie sah doch einen Propheten,“ sagst du, „und Das hat sie so hochherzig gemacht.“ Seht denn nicht auch ihr unzählige Heilige? Und was sage ich Heilige? Ihr seht den Herrn der Propheten selbst bitten, und dennoch verschließt ihr eure Herzen; eure Schatzkam- S. 321 mern strömen über vor Fülle, und trotzdem fühlt ihr euch nicht bewogen, vom Überflusse zu geben? Was sagst du? Ein Prophet war der Mann, der vor ihr stand, und Das hat sie so großmüthig gemacht? Gerade Das, sage ich, verdient hohe Bewunderung, daß sie zum Glauben kam, es sei ein großer und wunderbarer Mann. Warum sprach sie nicht, was einem fremden heidnischen Weibe zu sprechen so nahe lag: Wäre Dieser ein Prophet, so würde er meiner nicht bedürfen; wäre er Gottes Freund, so würde wohl Gott für ihn sorgen? Bei den Juden mag es sein, daß sie um ihrer Sünden willen diese Strafe erleiden; was ist aber Grund und Anlaß bei Diesem? Doch von all Dem kam ihr Nichts in den Sinn; sie erschloß ihm vielmehr das Haus und noch vor dem Hause das Herz; sie suchte ihre gesammte Habe hervor, und ohne auf die Stimme der Natur zu hören, ohne auf die eigenen Kinder zu schauen, gab sie dem Fremdling vor Allen den Vorzug.
Bedenke also, welche Strafe wohl unser wartet, wenn wir einer armen, fremden, heidnischen Wittwe, die Mutter von Kindern, die Nichts von Dem wußte, was wir wissen, wenn wir, sage ich, dieser nachstehen und als minder erscheinen. Denn nicht ein starker Leib schon macht tapfer. Dieses Vorzuges kann nur Der sich rühmen, der im Innern die Quelle der Kraft hat, selbst wenn er krank auf’s Lager hingestreckt wäre. Wem aber diese geistige Kraft fehlt, der mag mit seiner Körperstärke Berge ausreissen, und er gilt mir doch nicht für starker als ein schwaches Mädchen oder eine armselige Alte. Denn der Eine vermag es auch, mit ungreifbaren Übeln zu ringen, denen der Andere gar nicht entgegen zu schauen wagt. Und damit du lernest, daß die Tapferkeit wirklich so zu verstehen sei, so brauchst du Das nur aus eben diesem Beispiele abzunehmen. Was ist wohl tapferer als jenes Weib, das dem Zwang der Natur, der Gewalt des Hungers, dem drohenden Tode so heldenmütig die Stirne bot und S. 322 über Alles sich stark erwies? Höre nur, wie Christus ihr Lob verkündet! „Viele Wittwen,“ sagt er, „gab es in den Tagen des Elias, und zu keiner wurde der Prophet geschickt, ausser zu ihr.“1 Darf ich wohl etwas Großes und Überraschendes sagen? Jene Wittwe hat für die Gastfreundschaft mehr gethan als selbst Abraham, unser Vater. Sie lief zwar nicht zur Heerde wie Abraham, aber mit ihrer Handvoll Mehl ließ sie Alle hinter sich, die jemals wegen ihrer Gastfreundschaft berühmt geworden. Wenn Abraham Das voraus hat, daß er sich selbst zu diesem Dienste erbot, so steht ihm die Wittwe darin voran, daß sie um des Fremdlings willen nicht einmal ihrer Kinder schonte, da sie doch, was kommen würde, nicht ahnen konnte.
Uns dagegen winkt von der einen Seite der Himmel, droht auf der anderen die Hölle, und was noch mehr ist, für uns hat Gott so Großes gethan, Gott, der Freude und Wohlgefallen an den Werken der Milde hat, und doch lassen wir so träge die Hände sinken. Nein doch, bitte ich, Laßt uns vielmehr ausstreuen und den Armen geben, wie man geben soll! Denn das Viel und Wenig bestimmt Gott nicht nach dem Maße des Gegebenen, sondern nach dem Vermögen des Gebers. Und oftmals hat Der, welcher einen Heller hineinlegt, mehr gegeben als du, wenn du hundert Goldstücke hineinwirfst; denn du hast von deinem Überflusse gegeben. Doch thue nur wenigstens Das, und so wirst du bald zum reichlicheren Geben gelangen. Streue Geld als Same aus, damit du Gerechtigkeit ärntest. Denn diese mag nicht mit dem Gelde bei uns sein; sie kommt wohl mittels des Geldes, aber nicht mit dem Gelde. Denn die Liebe zum Gelde und die Gerechtigkeit können nicht mitsammen wohnen; sie haben getrennt ihre Zelte.
S. 323 So mühe dich denn nicht umsonst, das Unvereinbare zu verbinden! Treibe vielmehr die tyrannische Geldliebe aus, wenn du die Königin empfangen willst! Denn die Gerechtigkeit ist die Königin, die aus Knechten Freie macht, während die Habsucht die Freien zu Knechten macht. So laßt uns denn mit allem Eifer die Habsucht fliehen und die Gerechtigkeit umfassen, damit wir schon hier die Freiheit finden und einst des himmlischen Reiches theilhaftig werden. Möge dieses uns allen zu Theil werden durch die Gnade und Güte unseres Herrn Jesus Christus, mit welchem dem Vater zugleich mit dem heiligen Geiste Ruhm, Macht und Ehre jetzt und immer und zu ewigen Zeiten. Amen.
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Luk. 4, 25. ↩