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Commentaire sur la deuxième épitre aux Corinthiens
7.
Comme toutes ces demandes se suivent bien, s'enchaînent bien les unes avec les autres ! Pas de chaîne d'or plus solide et plus belle. On demande d'abord une âme toute divine, et on dit ensuite ce qu'il faut pour l'obtenir. Que devons-nous donc taire? Il faut sans cesse s'appliquer aux choses de Dieu. Et comment y arriver ? En méditant sans cesse sa loi sainte. Comment y amener les hommes? En leur persuadant d'observer les commandements; ou plutôt c'est la méditation de la Loi divine qui engendre l'observation des commandements; comme aussi le zèle des choses de Dieu, la sanctification de l'âme, font qu'on s'y applique. En effet , chacune des choses dont nous venons de parler en produit une autre, qui, à son tour, reproduit la première; et elles sont comme renfermées l'une dans l'autre. « Prions encore pour eux avec plus de ferveur ». D'ordinaire un long discours fatigue l'âme et l'endort. Ces paroles sont dites pour la réveiller. C'est qu'il faut demander de grandes faveurs, des grâces signalées ; et c'est pourquoi il est dit : « Prions pour eux avec plus de ferveur ». Que va-t-il donc solliciter? « Que le Seigneur les délivre de tout mal et de toute action funeste ».
Ici nous demandons qu'ils n'entrent point en tentation et que Dieu préserve du danger leurs corps aussi bien que leurs âmes. Et c'est pourquoi le diacre ajoute : « Que Dieu les préserve de toute action diabolique, et de toutes les embûches de l'ennemi ». Paroles qui indiquent clairement les tentations et les péchés. Car le péché assiège l'homme , il l'entoure de tous côtés , par devant, par derrière, et cherche à le renverser. Après nous avoir mis sous les yeux nos obligations, après nous avoir rappelé que nous devons étudier la Loi de Dieu, nous souvenir de ses préceptes et observer ses justices, on nous avertit que tout cela est insuffisant, si Dieu ne nous vient en aide. « En effet, si le Seigneur ne construit la maison, en vain travaillent ceux qui veulent la construire ». (Ps. CXXVI,1.) Et si le secours d'en-haut est nécessaire, n'est-ce pas surtout (16) à ceux qui sont encore soumis à l'empire du démon? Vous le savez, vous tous qui avez été baptisés. Rappelez a votre mémoire ces paroles que vous, prononçâtes en renonçant à le servir, à genoux devant celui que vous preniez pour votre roi : paroles redoutables qui nous disent assez que nous ne devons plus obéir au démon en quoi que ce soit.
Le démon, le diacre l'appelle un adversaire: car il ne cesse de calomnier Dieu auprès des hommes, et les hommes auprès de Dieu. Autrefois ne calomniait-il pas Job auprès du Seigneur, quand il disait : « Job n'a-t-il pas intérêt à servir Dieu? » (Job, I, 9-16.) Ne calomnie-t-il pas Dieu auprès de Job, quand il lui dit: « Le feu est descendu du ciel? » N'en agit-il pas de même auprès d'Adam et d'Eve, en lui affirmant que leurs yeux seront ouverts? Et quand il dit aux hommes : « Dieu ne s'occupe point de ce monde visible ; c'est aux démons qu'il abandonne le soin de vos affaires » ; n'est-ce pas encore là calomnier le Seigneur? Que de Juifs prêtèrent l'oreille à ses calomnies contre le Christ, qu'il appelait imposteur et magicien ! Maintenant voulez-vous savoir comment il s'y prend ? S'il rencontre une âme que n'inspire point la divine sagesse, qui met en oubli les commandements de Dieu, qui n'observe point ses justices, il s'en empare et l'entraîne à sa suite. Si Adam s'était rappelé l'ordre de son Dieu : « Mange des fruits de tous les arbres, etc. » ; s'il eût tenu compte de cette menace : « Du jour où vous en mangerez, vous mourrez de mort » (Gen. II, 17), eût-il subi la peine qu'il a subie?
« Que Dieu leur accorde au temps favorable le bain de la régénération et la rémission de leurs péchés ». Nos demandes se rapportent, les unes au présent, les autres, à l'avenir. Nous exprimons les effets du baptême, et leur apprenons tout ce qu'il a de salutaire. Nous les habituons,à regarder le baptême comme une seconde naissance, à comprendre que ces eaux sacrées nous donnent la vie surnaturelle, comme nos mères nous ont donné la vie temporelle. Nous ne voulons pas qu'ils disent avec Nicodème « Comment un homme déjà vieux peut-il naître? Peut-il entrer dans le sein de sa mère, et naître une seconde fois? » (Jean, III, 4.) Cette rémission des péchés dont il vient de parler, il y revient encore : « Qu'il leur accorde le vêtement de l'immortalité ». Le baptisé est élevé à la dignité de Fils de Dieu; désormais il est donc immortel. Que signifient ces mots : « En temps favorable » ? Recevoir le baptême en temps opportun, c'est le recevoir dans de bonnes dispositions , avec une âme remplie d'ardeur et de foi : voilà le temps véritablement opportun.
« Qu'il bénisse leur entrée et leur sortie, qu'il bénisse leur vie tout entière ». Ici on nous prescrit de demander pour eux des bénédictions temporelles; et cela, parce qu'ils sont encore trop faibles. « Qu'il bénisse leurs maisons et leurs familles ». C'est-à-dire, leurs serviteurs, ou leurs proches, ou leurs amis. Telles étaient les récompenses de l'ancienne Loi; et rien alors n'était pénible comme le veuvage, la stérilité, une mort prématurée, la famine, les revers. Le diacre leur permet donc de se complaire encore dans ces demandes des biens temporels, et peu à peu il les fait monter plus haut. N'est-ce pas aussi ce que fait Jésus-Christ, ce que fait saint Paul? Ne rappellent-ils pas eux-mêmes les antiques bénédictions? Jésus-Christ dans ces paroles : « Bienheureux ceux qui sont doux ! car ils posséderont la terre ». Et saint Paul, quand il dit : « Honore ton père et ta mère, afin que tu vives longtemps sur la terre ».
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Homilien über den zweiten Brief an die Korinther (BKV)
VII.
Fürwahr, eine herrliche Kette, in der Glied an Glied sich fügt, fester und schmuckvoller als irgend eine goldene Kette. Zuerst bitten wir um gotterfüllten Sinn. Und wie erlangen wir diesen? Wenn wir immerdar unsere Gedanken auf das Göttliche richten. Und wie erreichen wir das? Wenn wir Acht haben auf das Gesetz. Und wie lassen die Menschen sich dazu bewegen? Wenn sie Gottes Gebote halten. Oder vielmehr: Wenn wir Acht haben auf das S. 45 Gesetz, so werden wir auch die Gebote halten, und wenn wir gotterfüllten Sinn haben, so werden auch unsere Gedanken beim Göttlichen sein. So ist also vom Gesagten jedes Grund und Folge vom andern, es hält das nächste Glied und wird von diesem gehalten.
„Laßt uns noch inbrünstiger für sie beten.“ Bei langem Reden pflegt die Seele schläfrig zu werden; darum diese neue Ermunterung. Denn wieder will der Diakon um Großes und Hohes für die Katechumenen bitten; deshalb spricht er: „Laßt uns noch inbrünstiger für sie beten.“
„Daß er sie herausnehme aus jedem bösen und ungeziemenden Werke.“ Hier beten wir für die Katechumenen um Bewahrung vor Versuchung und Befreiung von aller Nachstellung, mag sie gegen den Leib oder die Seele sich richten. Darum schließt sich sogleich an. „Von jeder diabolischen Sünde und von aller Umgarnung des Widersachers,“ womit die Versuchungen und die Sünden gemeint sind.
Denn leicht umgarnt uns die Sünde, von allen Seiften umlagert sie uns, im Angesichte, im Rücken, und so bringt sie uns zum Falle. Darum wurde zuerst gesagt, was von unserer Seite geschehen muß, nämlich daß wir im göttlichen Gesetze verweilen, uns Gottes Gebote gegenwärtig halten und seine Anordnungen beobachten sollen. Und jetzt werden wir belehrt, daß auch Das nicht genügt, wenn nicht Gott selbst mit seinem Beistande hilft. Denn „baut nicht der Herr das Haus, dann mühen sich vergeblich, die es bauen.“1 Das gilt insbesondere von Denen, die noch dem Satan bloßgestellt sind, die noch unter seiner Herrschaft stehen. Ihr wißt Das ja, ihr Eingeweihten. Erinnert euch nur jener Worte, durch die ihr seiner Ge- S. 46 waltherrschaft entsagtet und das Knie beugend übergetreten seid zum Könige, und wo ihr jene schauerlichen Worte gesprochen habt, die uns anweisen, dem Satan in Allem und für immer zu widersagen. Widersacher wird er genannt und Ankläger (διάβολος). Denn bald verklagt er Gott vor den Menschen, bald uns vor Gott und bald uns unter einander. Jetzt verklagt er Job vor Gott und sagt: „Job dient doch nicht ohne Entgelt dem Herrn.“2 Jetzt Gott vor Job, indem er spricht: „Feuer ist vom Himmel gefallen.“ Bald verklagt er Gott vor Adam, als er sprach, es würden ihnen die Augen aufgehen; und vor vielen unserer Zeitgenossen verklagt er Gott, wenn er ihnen vorspiegelt: Gott kümmert sich nicht um die irdischen Dinge, Dämonen hat er die Sorge für euch überlassen. So hat er auch vor der Mehrzahl der Juden Christum verleumdet und ihm Trug und Täuschung zum Vorwurfe gemacht. — Aber die Weise, wie der Satan zu Werke geht, möchte vielleicht Mancher gerne hören. Wenn er einen Sinn findet, der nicht gotterfüllt, wenn eine Seele, die nicht nüchtern ist, nicht an Gottes Gesetz denkt, nicht Gottes Gebote hält, die packt er sich als Beute und eilt von dannen. Ja, hätte Adam an das Gebot gedacht: „Von jedem Baume darfst du essen,“ hätte er auf die Drohung geachtet: „An welchem Tage ihr esset, müßt ihr sterben,“ so hätte er sich seine Schicksale erspart.
„Daß er sie würdige zu rechter Zeit des Bades der Wiedergeburt, der Vergebung der Sünden.“ Wir bitten nämlich theils um gegenwärtige, theils um künftige Gnaden; wir reden vom Taufbade und lehren die Katechumenen im Gebete die Kraft der Taufe. Und so machen wir sie jetzt schon vertraut mit dem Gedanken, daß die Taufe eine Wiedergeburt ist, daß wir aus den Wassern wiedergeboren werden wie aus dem Schooße der S. 47 Mutter. So können sie nicht mit Nicodemus sagen: „Wie kann Jemand wiedergeboren werden, wenn er alt ist? Er kann doch nicht in den Schooß seiner Mutter zurückkehren und von Neuem geboren werden?“3 Dann weil der Diakon von Vergebung der Sünden gesprochen, so bekräftigt er dieses Wort, indem er weiter sagt: „Des Gewandes der Unverweslichkeit.“ Wer nämlich mit der Kindschaft bekleidet wird, der wird offenbar auch unverweslich. Aber wann ist denn „die rechte Zeit“? Wenn der Katechumene wohl vorbereitet ist, wenn er mit gläubigem Verlangen hinzutritt; denn das ist für den Gläubigen die rechte Zeit.
„Daß er segne ihre Eingänge und Ausgänge, ihr gesammtes Leben.“ Hier dürfen die Katechumenen auch um irdischen Segen bitten, denn sie sind ja noch schwach. „Ihre Häuser und ihre Angehörigen,“ seien es nun Diener oder Verwandte oder Freunde. Das waren einst die Belohnungen im alten Bunde; da galt Nichts für so schrecklich als Wittwenschaft, Kinderlosigkeit, Klage um früh Verstorbene, Hunger und Mangel und Scheitern der Unternehmungen. Darum dürfen auch die Katechumenen noch bei solchen Bitten verweilen, die mehr den Leib betreffen, damit sie von einer Stufe zur andern allmählig emporsteigen. So nimmt auch Christus, so Paulus Bezug auf die Segensverheissungen der alten Zeit; Christus, wenn er sagt: „Selig sind die Sanftmüthigen, denn sie werden das Land erben,“4 und Paulus, wenn er ermahnt: „Ehre deinen Vater und deine Mutter, und du wirst lange leben auf Erden!“5