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Werke Johannes Chrysostomus (344-407) In epistulam ii ad Corinthios argumentum et homiliae 1-30

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Commentaire sur la deuxième épitre aux Corinthiens

3.

Voyons la suite des idées. Comment ceci peut-il se rattacher à ce qui précède? Peut-être fait-il encore allusion à, ces faux apôtres qui cherchent leur propre gloire, et qui persuadent à leurs. disciples de se recommander de leurs noms, comme il disait dans sa première épître : « Moi, je suis de Paul, moi, au contraire, je suis d'Apollon ». (I Cor. III., 4.) Peut-être aussi a-t-il en vue quelque chose de très-sérieux. Quoi donc? Ne veut-il pas dire que cab faux apôtres lui faisaient une guerre acharnée et lui dressaient de toutes parts des embûches : Est-ce contre nous que vous combattez, dit-il. N'est-ce pas plutôt contre Celui que nous prêchons ? Car nous ne nous prêchons pas (58) nous-même; je ne suis qu'un serviteur, je remplis auprès de ceux qui reçoivent ma prédication le ministère qu'un autre m'a confié, et tout ce que je fais, je le fais pour sa gloire. Donc en me faisant la guerre, vous renversez ce qui appartient à mon maître. Bien loin de rien m'arroger à moi-même des succès de ma prédication, je ne refuse pas d'être votre serviteur à cause du Christ, puisqu'il lui a plu de vous combler d'honneur, de vous environner de son amour, de faire tant de choses pour vous. C'est pourquoi il dit : « Nous nous déclarons nous-même votre serviteur à cause du Christ ». Voyez-vous quelle abnégation ? Non-seulement, . dit-il, nous n'usurpons point ce. qui appartient au Seigneur, mais nous nous faisons serviteur à cause de lui.

« Parce que le même Dieu qui a dit à la lumière de resplendir du sein des ténèbres, a lui-même brillé dans vos coeurs ». Ils désiraient voir le merveilleux éclat de cette gloire de Moïse, il la leur montre toute brillante d'une splendeur encore plus vive. La gloire brillait sur le visage de Moïse, elle brille aussi dans vos coeurs. Et d'abord il rappelle la première oeuvre de la création, la lumière sensible et les ténèbres, et il montre que ce second ouvrage de- Dieu l'emporte sur le premier. Quand est-ce que Dieu dit : « Que la lumière brille du sein des ténèbres! » Au premier jour de la création : « Les ténèbres», dit l'Ecriture, « étaient étendues sur l'abîme; et Dieu dit : Que la lumière soit, et la lumière fut». (Gen. I, 2, 3.) Alors il disait: « Qu'elle soit, et elle fut ». Il ne le dit plus maintenant, mais c'est lui-même qui est notre lumière. L'apôtre ne dit pas en effet que Dieu ait parlé, mais qu'il a resplendi. lui-même dans les coeurs. Ce ne sont donc point les choses sensibles que nous contemplons dans cette lumière, mais c'est Dieu lui-même par Jésus-Christ. Voyez-vous comme il n'y a aucune différence entre les personnes de la Trinité? En parlant de l'Esprit-Saint l'apôtre dit : « Pour nous, contemplant sans voile la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en cette même image de la gloire pour la gloire, comme par l'Esprit qui est le Seigneur ». (II Cor. III, 18.) Et en parlant du Fils : « Afin que la glorieuse lumière de l'Evangile du Christ, qui est l'image du Père, ne brille pas à leurs records ». Enfin en parlant du Père : « Celui qui a dit à la lumière de resplendir du sein des ténèbres, a lui-même brillé dans vos coeurs, pour vous éclairer de l'éclat de la science de Dieu par le visage du Christ (6) ». Après avoir dit : « L'Evangile du Christ », il ajoute : « Qui est l'image de Dieu», pour faire voir que les incrédules ont été privés aussi de la gloire de Dieu. De même après avoir dit : « La science de Dieu », il ajoute : « par le visage du Christ», pour montrer que c'est par Jésus-Christ que nous parvenons à la connaissance du Père, comme par l'Esprit-Saint nous arrivons à la connaissance du Fils ».

« Ce trésor, nous le portons dans des vases d'argile, afin que notre élévation soit l'oeuvre de la puissance de Dieu, et non pas notre ouvrage (7) ». Après tant de beaux développements sur cette gloire ineffable, l'apôtre craint qu'on aie lui dise : Et comment pouvons-nous jouir d'une telle gloire, et vivre dans un corps mortel? Oui, sans doute, reprend-il, c'est chose merveilleuse, et la plus grande preuve de la puissance divine, qu'un misérable vase déterre comporte tant d'éclat, et garde un tel trésor. Aussi l'apôtre s'écrie-t-il, saisi d'admiration : « Afin que notre grandeur soit l'oeuvre de la puissance de Dieu, et non pas notre propre ouvrage », faisant allusion encore à ceux qui recherchaient leur propre gloire. La. grandeur des dons, et la faiblesse de ceux qui les reçoivent font éclater la puissance de Dieu : il montre sa puissance non-seulement en faisant des largesses, mais encore en les faisant à des êtres de si peu de prix. L'apôtre, par ces vases d'argile, représente la fragilité de la nature humaine et la faiblesse de notre chair. Elle ne vaut pas mieux en effet qu: un vase d'argile : elle est exposée à tant d'attaques; la mort, les maladies, l'intempérie des saisons, mille autres maux, la détruisent si facilement ! Tout cela, saint Paul le disait tant pour rabattre l'orgueil des faux apôtres, que pouf montrer qu'en nous, chrétiens, il n'y a plus rien d'humain.

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Homilien über den zweiten Brief an die Korinther (BKV)

III.

5. Denn nicht uns selbst predigen wir, sondern Christum Jesum als Herrn, uns aber als euere Diener um Jesu willen.

Wie geht nun Das auf einander? Was haben diese Worte mit dem Vorhergehenden gemein? Entweder hat Paulus Jene im Auge, die sich selbst groß machten und die Schüler beredeten, sich nach ihnen zu benennen, worauf die Worte im ersten Briefe weisen: „Ich bin des Paulus, ich des Apollo;“1 oder es ist ein anderer noch schwererer Vorwurf gemeint. Und welcher wäre dieses? Da Jene den Apostel so sehr bekämpften und auf alle Weise ihm nachstellten, so frägt er: Bin etwa ich es, den ihr bekämpft und bekriegt, oder ist es Der, welcher durch mich gepredigt wird? Denn wir verkündigen nicht uns selbst; ich bin Knecht, ich bin Diener sogar Jener, welche die Lehre aufnehmen; für einen Anderen ist meine ganze Mühe, für eines Anderen Ruhm meine gesammte Arbeit. Wenn du daher mich bekämpfest, so zerstörst du Christi Werk. Denn ich bin so weit entfernt, mir vom Evangelium Etwas anzueignen, daß ich sogar sehr gerne euer Diener sein will um Christi willen, da es ja Diesem gefallen hat, euch so hoch zu ehren, da er euch so sehr geliebt und Alles für euch gethan hat. Darum sagt Paulus: „Uns aber als euere Diener um Christi willen.“ Wie rein von aller Ruhmsucht ist doch die Seele des Apostels! So ferne liegt es uns, sagt er, von Dem, was dem Herrn gehört, das Geringste für uns zu nehmen, daß wir sogar euch uns unterordnen aus Liebe zu Christus.

S. 160 6. Denn Gott, welcher gesprochen, daß aus Finsterniß Licht glänze, er hat geleuchtet in unseren Herzen.

Siehe, wie Paulus wiederum Diejenigen, welche jenen überschwenglichen Glanz, den des Moses, zu schauen verlangen, auf einen anderen, weit strahlenderen Glanz verweist! Denn gleichwie in das Angesicht des Moses, sagt er, so hat Gott geleuchtet in unsere Herzen. Und vorerst erinnert er an die Vorgänge im Anfang der Schöpfung, an das irdische Licht und die irdische Finsterniß, um zu erweisen, wie diese zweite Schöpfung noch größer ist. Und wo hat Gott gesprochen, „daß aus Finsternis Licht glänze“? Im Anfange und beim Beginn der Schöpfung. Denn „Finsterniß,“ heißt es, „war über dem Abgrund. Und es sprach Gott: Es werde Licht! und es ward Licht.“2 Aber damals hat Gott gesprochen: „Es werde! und es ward.“ Jetzt aber hat er nicht gesprochen, sondern ist selbst uns Licht geworden. Denn es heißt nicht, Gott habe auch jetzt gesprochen, sondern er selbst habe geleuchtet. Darum sehen wir auch nicht irdische Dinge im Glanze dieses Lichtes, sondern Gott selbst durch Christus.

Siehst du die völlige Gleichheit der göttlichen Personen? Denn vom heiligen Geiste heißt es: „Wir aber alle mit unverhülltem Angesichte die Herrlichkeit des Herrn wiederspiegelnd werden in das gleiche Bild umgestaltet von Herrlichkeit zu Herrlichkeit, gleichwie vom Herrn, dem Geiste.“ Und vom Sohne: „Damit ihnen nicht strahle das Leuchten des Evangeliums von der Herrlichkeit Christi, welcher ist das Ebenbild Gottes.“ Und vom Vater heißt es: „Der gesprochen, daß aus Finsterniß Licht glänze, er hat geleuchtet in unseren S. 161 Herzen zur Erleuchtung der Kenntniß von der Herrlichkeit Gottes im Angesichte Christi.“ Denn gleichwie Paulus an die Worte: „Das Leuchten des Evangeliums von der Herrlichkeit Christi“ unmittelbar anfügte: „Welcher ist das Ebenbild Gottes,“ um zu zeigen, daß die Ungläubigen auch der Herrlichkeit Gottes beraubt sind, ebenso läßt er auf die Worte: „Zur Erleuchtung der Kenntniß Gottes“ unmittelbar folgen: „Im Angesichte Christi,“ um zu erweisen, daß wir durch Christus den Vater erkennen, gleichwie wir auch durch den Geist zum Vater geführt werden.

7. Wir haben aber diesen Schatz in irdenen Gefäßen, damit die Überschwenglichkeit der Kraft Gott angehöre und nicht aus uns sei.

Nachdem der Apostel so Vieles und so Erhabenes gesprochen vom unbeschreiblichen Glanze, so konnte man fragen: Wie ist es möglich, daß wir im Genusse solcher Herrlichkeit noch im sterblichen Leibe weilen? Paulus antwortet, gerade Das sei von Allem das Wundersamste und der größte Erweis der Macht Gottes, weil ein Gefäß von Thon solchen Glanz tragen, einen so herrlichen Schatz bewahren konnte. Das eben bewundert der Apostel selbst, wenn er sagt: „Damit die Überschwenglichkeit der Kraft Gott angehöre und nicht aus uns sei;“ wieder mit einer Hindeutung auf Jene, die sich ihrer selbst rühmten. Denn die Größe der Gaben und die Schwäche der Empfänger erweist gleichmäßig die Kraft Gottes, der da nicht bloß Großes geschenkt hat, sondern auch Solchen, die klein sind. Denn mit dem Gefäße von Thon ist die Zerbrechlichkeit der sterblichen Natur gemeint und die Schwache unseres Fleisches bezeichnet. Ja, um Nichts besser als mit einer Scherbe ist es mit unserem Fleische, so steht es allen Schädigungen offen, so leicht führen Tod und Krankheiten, Ungunst der Witterung und tausend an- S. 162 dere Zufälle seine Auflösung herbei. Dieses hebt Paulus hervor, theils um den Hochmuth seiner Gegner zu beschämen, theils um Allen zu zeigen, daß von unseren Dingen Nichts auf Menschenkraft beruhe.


  1. I. Kor. 3, 4. ↩

  2. Gen. 1, 2. 3. ↩

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Commentaire sur la deuxième épitre aux Corinthiens
Homilien über den zweiten Brief an die Korinther (BKV)

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