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Commentaire sur la deuxième épitre aux Corinthiens
2.
Le rapprochement de circonstances analogues est de nature à procurer de grandes consolations. C'est pourquoi saint Paul a dit : « Nous avons le même esprit », ce qui signifie Le secours qui sauva David, nous sauve nous-même; l'Esprit qui lui inspira ce psaume, est celui qui nous inspire nous-même. Ne montre-t-il point par là qu'il y a un merveilleux accord entre le Nouveau et l'Ancien Testament, que c'est le même Esprit qui opère dans tous les deux, que nous ne sommes pas les seuls à souffrir, mais que les anciens ont souffert comme nous ; qu'il faut nous appuyer sur la foi et l'espérance, et ne pas demander une prompte délivrance de nos maux. Après avoir montré la résurrection et la vie, après avoir fait voir que les périls ne sont nullement une preuve de faiblesse et de défaillance, il parle de la foi, et c'est à elle qu'il confie toutes choses. Cette foi, il l'appuie sur la résurrection de Jésus-Christ, en disant : « Nous croyons et c'est, pourquoi nous parlons ». Que croyons-nous, dites-moi ? Nous croyons « que celui qui a ressuscité Jésus-Christ; nous ressuscitera nous-même et nous affermira avec vous. Car tout se fait à cause de vous, afin que, la grâce étant abondante, tous rendent grâce à Dieu pour sa gloire (15) ». Il élève leurs âmes, afin qu'ils ne croient point devoir leur conversion à des hommes, c'est-à-dire, à de faux apôtres. Tout est l'oeuvre de Dieu, qui veut se montrer généreux à l'égard d'un grand nombre pour faire apparaître toute la puissance de sa grâce. C'est pour vous que Jésus-Christ est ressuscité, c'est pour vous que ses miracles ont eu lieu. Ce qu'il a fait, il ne l'a pas fait pour un seul homme, mais pour tous les hommes.
« C'est pourquoi nous ne succombons point ; mais si l'homme extérieur chez nous se corrompt, l'homme intérieur se renouvelle de jour en jour (16.) ». Comment l'homme extérieur se corrompt-il? Quand on le frappe de verges, quand on le tourmente , quand on (62) l'accable de maux. « Mais l'homme intérieur se renouvelle de jour en jour». Et comment se renouvelle-t-il ? Par la foi, par l'espérance, par la ferveur de l'âme. Il faut donc se montrer intrépide en face du danger. Plus le corps est tourmenté, plus aussi l'âme conçoit d'espérance, plus elle a de splendeur, semblable à l'or éprouvé par le feu. Voyez comme il fait disparaître les afflictions de la vie présente ! « Ces tribulations si légères, ces tribulations d'un moment, produisent en nous un poids éternel, excessif de gloire, si nous portons nos regards non sur les choses qui se voient, mais sur celles qui ne se voient pas (17, 18) ». Tout se ramène donc à l'espérance; déjà dans l'épître aux Romains il disait : « C'est par l'espérance que nous avons été sauvés; or l'espérance de ce que l'on voit n'est pas une espérance ». (Rom. VIII, 24.) C'est la même pensée qu'il exprime ici, quand il compare le présent à l'avenir, les biens éphémères avec les biens éternels, des avantages si minces avec d'autres si considérables, la tribulation avec la gloire. Mais il ne s'en tient pas là, il ajoute une expression qu'il répète pour lui donner plus de force : «excessif jusqu'à l'excès ». Ensuite il fait voir comment de telles afflictions deviennent légères. Et qu'est-ce donc qui les allége? « C'est que nous portons nos regards, non sur des choses qui se voient, mais sur celles qui ne se voient pas». C'est ainsi que les maux présents nous deviendront légers, et les biens futurs, immenses, si nous nous détournons des choses visibles : « Car ce que l'on voit ne dure qu'un instant». Ce que l’on voit, ce sont les afflictions. « Mais ce que l'on ne voit pas est éternel ». Or les célestes couronnes sont invisibles. L'apôtre ne dit pas : telles sont les tribulations, mais « ce qui se voit », qu'il s'agisse des supplices ou du repos. Il ne faut donc ni se laisser amollir par le repos, ni se laisser abattre par les tribulations. En parlant des biens futurs, il ne dit pas non plus : Le royaume des cieux est éternel ; mais, « ce qui ne se voit pas est éternel », qu'il s'agisse du royaume des cieux ou des châtiments.
Il faut donc trembler à la pensée des châtiments, et aspirer à la récompense. Oui, puisque les biens qui se voient sont éphémères, puisque ceux qui ne se voient pas sont éternels, portons nos regards vers ceux-ci. Serions-nous excusables de donner aux premiers la préférence? Le présent peut être agréable, mais il passe; les peines qui succèdent à ces jouissances ne finiront jamais, ne seront jamais adoucies. Et comment Dieu ferait-il grâce à ces hommes qui , après avoir reçu le Saint-Esprit et ses dons ineffables, s'appliquent aux choses de ce inonde et se laissent tomber à terre ? J'entends trop souvent prononcer ces ridicules paroles : Donnez-moi la journée présente, et prenez pour vous celle du lendemain. S'il y a une vie future, comme vous le dites, ce sera donner un pour un; s'il en est autrement, ce sera donner deux pour rien. Quoi de plus criminel, quoi de plus insensé que ce langage? Il s'agit du ciel et. de ses biens infinis: et vous citez des paroles qui se crient dans les cirques, et vous ne vous voilez pas le visage, et vous ne rougissez pas de ressembler aux fous qui les prononcent? Quoi ! vous ne rougissez pas d'être cloués, pour ainsi dire, aux choses de la terre ! Vous ne sortirez pas de cette démence, de cet égarement, vous ne cesserez pas de délirer, comme des enfants ! Que les gentils parlent de là sorte, je ne m'en étonne point; mais de la part des chrétiens, est-ce excusable? Vous révoquez donc en doute ces immortelles espérances? Vous les tenez donc pour incertaines? Encore une fois êtes-vous excusables? — Mais, dites-vous, qui est venu de l'autre monde nous dire ce qui s’y passe? — Ah ! Ce n'est pas un. homme, vous répondrai-je; c'est Dieu lui-même, dont vous ne pouvez récuser le témoignage; oui, c'est Dieu qui vous a révélé toutes ces choses. — Mais vous ne les voyez pas ! — Et Dieu, le voyez-vous? Quoi donc, nierez-vous son existence, sous prétexte que vous ne le voyez pas? — Certes, répliquez-vous, je crois bien que Dieu existe.
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Homilien über den zweiten Brief an die Korinther (BKV)
II.
Da nun verwandte Verhältnisse eine besondere Kraft, zu trösten, haben, darum sagt Paulus: „Da wir nun denselben Geist haben;“ d. h. durch die nämliche Bundesgenossenschaft, die den David gerettet hat, werden auch wir gerettet; aus dem Geiste, aus dem Jener geredet, reden auch wir. Hiedurch zeigt er, wie wunderbar das neue Testament mit dem alten übereinstimmt, wie es derselbe Geist ist, der in beiden waltet, und daß nicht wir allein in Gefahren sind, sondern auch die Alten alle, und daß man durch Glaube und Hoffnung sich aufrichten, und nicht alsogleich nach Erlösung aus den Drangsalen verlangen soll.
Nachdem nämlich der Apostel durch Gründe der Vernunft die Auferstehung und das Leben bewiesen hat, und wie die Gefahr kein Beweis der Schwäche und Verlassenheit ist, so führt er jetzt auch den (vertrauensvollen) Glauben ein und gründet Alles auf ihn. Aber auch für diesen beruft er sich wieder auf die Auferstehung Christi, indem er sagt: „Auch wir glauben, weßhalb wir auch reden.“ Was glauben wir denn, sage mir? „Daß Der, welcher Jesum auferweckt hat, auch uns auferwecken und darstellen wird sammt euch.“
15. Denn Alles ist um euretwillen, damit die Gnade, die Mehreren geworden, durch die Mehreren die Danksagung vervielfältige zur Verherrlichung Gottes.
Wiederum erfüllt er sie mit edlem Stolze, auf daß sie nicht Menschen, wie den falschen Aposteln, Dank wissen. Denn Gottes Geschenk ist das Ganze, der Vielen Gnade erweisen will, damit ein um so größerer Dank sich zeige. Um euretwillen also ist die Auferstehung und alles Übrige. Denn nicht um Eines willen allein, sondern zum Besten Aller hat Gott Dieses gethan.
S. 170 16. Darum verlieren wir nicht den Muth, sondern wenn auch unser äusserer Mensch zerstört wird, so erneuert sich dagegen der innere Tag für Tag.*
Wie wird er zerstört? Durch Streiche, durch Verfolgung, durch endloses Ungemach. Und wie erneuert er sich? Durch Glaube, durch Hoffnung, durch guten Muth. So muß man also den Schrecknissen entschlossen begegnen. Denn je mehr der Leib Unzähliges duldet, desto schönere Hoffnungen hat die Seele, desto heller wird ihr Glanz, gleich dem des Goldes, je länger das Feuer währt. Und wie weiß der Apostel die Trübsale des gegenwärtigen Lebens als nichtig darzustellen!
17. 18. Denn das augenblicklich Leichte der Drangsal wirkt über die Maßen in Überschwenglichkeit ewige Wucht der Herrlichkeit, indem wir nicht auf das Sichtbare schauen, sondern auf das Unsichtbare.
In den Vereich der Hoffnung verschließt er die Sache, und was er im Briefe an die Römer sagt: „Durch die Hoffnung sind wir gerettet worden; eine Hoffnung aber, die geschaut wird, ist keine Hoffnung.“1 Das legt er auch hier dar; er stellt das Gegenwärtige dem Künftigen gegenüber, das Augenblickliche dem Ewigen, das Leichte dem Gewichtvollen, die Drangsal der Herrlichkeit. Und auch damit noch nicht zufrieden bedient er sich noch eines besonderen Ausdruckes und verdoppelt denselben, indem er sagt: „In Überschwenglichkeit über die Maßen.“ Dann zeigt er auch die Weise, wie so große Drangsale leicht werden. Und wie geschieht Das? Indem wir nicht auf das Sichtbare schauen, sondern auf das S. 171 Unsichtbare.“ So wird sowohl Dieses, das Gegenwärtige gering, als auch Jenes, das Künftige, groß, wenn wir vom Sichtbaren das Auge wenden. „Denn das Sichtbare ist zeitweilig;“ also auch solche Drangsale. „Aber das Unsichtbare ist ewig;“ also auch solche Siegeskränze. Und der Apostel sagt nicht: Die Drangsale hienieden sind vergänglich, sondern: „Alles, was sichtbar ist,“ mag es Qual sein oder Erquickung, auf daß uns das Eine nicht schlaff mache und das Andere nicht beuge. Darum hat er auch vom Künftigen redend nicht gesagt. Das Himmelreich ist ewig, sondern: „Was unsichtbar ist, ist ewig,“ mag es nun das Reich sein oder wiederum die Qual; damit er mit dem Einen uns schrecke und uns zum Andern ermuntere.
Da nun das Sichtbare vergänglich, das Unsichtbare ewig ist, so wollen wir auf das letztere schauen. Denn welche Entschuldigung könnten wir finden, wenn wir das Zeitweilige dem Ewigen vorziehen würden? So mag denn, was gegenwärtig ist, süß sein, aber es ist nicht von Dauer; das Bittere jedoch, das ihm folgt, ist dauernd und findet niemals Vergebung. Denn womit werden Die sich rechtfertigen können, die des Geistes gewürdigt und ein so herrliches Geschenk gekostet haben, wenn sie dem Gemeinen nachgehen und sich wegwerfen an die Erde? Ich höre ja Viele, die solch verächtliche Sprüche im Munde führen: „Gib mir das Heute und nimm das Morgen! Denn verhält es sich mit den Dingen dort so, wie ihr eben sagt, so steht Eins gegen Eins; gibt es aber weiter überhaupt Nichts, so stehen Zwei gegen Nichts.“ Was ist nichtswürdiger als eine solche Sprache? was aberwitziger? Wir reden vom Himmel und von jenen unaussprechlichen Gütern; und du kommst uns mit der Sprache der Rennbahn und schämst und verhüllst dich nicht, daß du Reden führst, die für Wahnsinnige sich ziemen? Du erröthest nicht, so versunken in’s Irdische? Du willst nicht vom Wahnsinn und der Verrücktheit lassen und vom Aberwitze trotz deiner S. 172 Jugend? Ja, wenn Heiden so sprechen, so braucht man sich nicht zu wundern; wenn aber gläubige Menschen Solches faseln, wie soll man Das verzeihen? Du hältst sie überhaupt für verdächtig, jene unsterblichen Hoffnungen? Sie erscheinen dir überhaupt zweifelhaft, diese Dinge? Und wie soll Das Vergebung verdienen? „Und wer ist gekommen, sagst du, und hat gemeldet, was dort ist?“ Von Menschen zwar Niemand, aber Gott, glaubwürdiger als Alle, hat es verkündet. „Aber du siehst sie ja nicht, die dortigen Dinge?“ Du schaust ja auch Gott nicht; wirst du folglich nicht glauben, daß ein Gott ist, weil du ihn nicht siehst? „Ganz fest glaube ich es,“ sagst du.
-
Röm. 8, 24. ↩