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Werke Johannes Chrysostomus (344-407) In epistulam ii ad Corinthios argumentum et homiliae 1-30

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Commentaire sur la deuxième épitre aux Corinthiens

2.

En outre, dans l'épître aux Hébreux il y a bien d'autres témoignages de l'affection de l'apôtre; il ne cesse de les consoler et de leur dire : « Encore un peu de temps et celui qui doit venir, viendra ». (Hébr. X, 37.) C'est une mère qui s'adresse à des enfants accablés d'ennui et de chagrin. C'est ainsi qu'en cet endroit encore il leur dit : « Vous n'êtes pas à l'étroit dans notre cœur ». Non seulement il témoigne aux Corinthiens son affection; mais il leur rappelle qu'eux aussi ont de la sympathie pour lui, afin de se concilier ainsi de plus en plus leur bienveillance. Et pour leur exprimer clairement sa pensée, il leur dit : « Tite à son arrivée nous a exprimé votre désir, vos pleurs, votre empressement ». (II Cor. VII, 7.) Il disait des Galates : « S'il eût été possible, vous vous fussiez arraché les yeux pour nous les donner ». (Gal. IV, 15.) — Des Thessaloniciens : « Nous nous rappelons l'accueil que vous nous fîtes à notre arrivée ». (I Thess. I, 9.) Et il disait une seconde fois à son disciple Timothée : « Je me souviens de tes larmes, et elles me comblent de joie ». (II Tim. I, 4.) Et partout dans les épîtres de saint Paul, vous l'entendez dire à ses disciples qu'il les aime et qu'il est payé de retour. Leur affection cependant n'égale pas la sienne. Il dit, par exemple, aux Corinthiens : « Je vous aime ardemment, et votre amour pour moi est loin d'être aussi vif ». (II Cor. XII,15.) C'est ainsi qu'il parle à là fin de sa seconde épître; ici, il s'exprime plus fortement : « Vous n'êtes pas à l'étroit dans (86) notre coeur; c'est dans vos propres cœurs que vous êtes à l'étroit ». Un objet suffit pour les remplir; le nôtre contient votre ville entière et son peuple. Il ne dit pas : Vos cœurs ne peuvent nous contenir; mais: « Vous avez des coeurs trop étroits » ; c'est la même pensée qu'il exprime en termes adoucis, pour ne point les blesser.

« Or, vous avez les mêmes récompenses que nous; c'est pourquoi, et je vous parle comme si vous étiez mes enfants, dilatez aussi vos coeurs (13) ». Il y a plus de mérite à aimer le premier, qu'à payer de retour. L'amour fût-il égal de part et d'autre, la priorité suffit pour donner l'avantage. Mais je ne veux pas être trop exigeant, dit-il ; il me suffit, pour vous aimer, pour vous chérir, que vous me témoigniez quelque bienveillance en retour de l'affection que je vous porte. Ensuite, pour leur montrer qu'ils y sont tenus, pour écarter tout soupçon de flatterie, il ajoute : « Je vous parle, comme si vous étiez mes enfants ». Qu'est-ce à dire : « Comme si vous étiez mes enfants ? » Il n'y a rien d'étonnant que, me regardant comme vôtre père, je veuille, être aimé de vous. Quelle prudence ! quelle modestie ! Il ne rappelle ni les dangers qu'il a courus pour eux,-ni les fatigues qu'il a supportées, ni la mort qui le menaçait- chaque jour, et tant d'autres -actes de dévouement, tant il craint de paraître orgueilleux ! Mais s'il . exige leur affection, c'est qu'il les aime lui-même le premier. Je suis votre père, dit-il, parce que j'ai pour vous la plus vive affection. N'est-ce pas offenser son ami, que de lui rappeler les bienfaits dont il a été l'objet; il y a là comme un reproche. Aussi l'apôtre se garde-t-il bien de rappeler le passé; aimez-moi comme un père, leur dit-il; il ne leur demande donc rien que de naturel, et ce que tout enfant doit à l'auteur de ses jours. Et ce n'est point son propre intérêt qu'il a en vue, mais uniquement le leur. Aussi ajoute-t-il : « Ne tirez pas le même joug avec les infidèles..... « (14) ».

Il ne dit pas : ne vous mêlez point avec les infidèles; il emploie un terme plus énergique, pour leur faire sentir qu'ils vont contre la justice. Ne vous avilissez point. « Quel participation y a-t-il entre la justice et l'iniquité?» Ce n'est point son affection qu'il compare avec l'affection de ces hommes qui corrompaient les Corinthiens; mais la noblesse des Corinthiens qu'il met en regard de l'ignominie de leurs corrupteurs. Ainsi donnait-il plus de force à son discours, ainsi relevait-il sa mission, ainsi se les conciliait-il de plus en plus. C'est le langage que l'on tiendrait à un fils plein de mépris pour ses parents, et tout entier livré à des scélérats qui le perdent ! Que fais-tu, mon enfant? Tu méprises ton père, tu lui préfères des scélérats, ries hommes plongés dans les vices les plus honteux ? Ne vois-tu pas combien tu l'emportes sur eux en probité et en no. blesse? Ainsi on le tirera bien mieux de la société des pervers qu'en lui faisant l'éloge de son père. Qu'on lui dise par exemple : Ne sais-tu pas que ton père vaut bien mieux que ces hommes-là? On produira sui lui moins d'effet. Mais ne lui parlez pas de son père, et dites-lui Ignores-tu qui tu es? Né songes-tu donc plus ni à ta noblesse, ni à ta naissance, ni à leur déshonneur? Comment peux-tu t'adjoindre à. des voleurs, à des adultères, à des charlatans? Louez-le de la sorte; vous lui donnez pour ainsi dire des ailes, et il prend son essor loin de la société des méchants. Lui parler autrement, faire l'éloge de son père, c'est lui préférer son père, c'est le blâmer d'accabler de chagrin non pas un père quel qu'il soit, mais un pépé doué de tant de qualités. Si vous louez cet enfant lui-même, vous n'avez plus rien à craindre. Il n'est personne qui n'aime les louanges : les louanges font accueillir les reproches; cet enfant cédera aux avis qu'on lui aura donnés, il concevra de nobles sentiments, et repoussera désormais la société des hommes pervers. C'est donc une belle comparaison que vient d'employer l'apôtre; mais voici quelque chose de plus admirable encore, une pensée bien propre à inspirer une terreur salutaire. D'abord il procède par interrogation : c'est la forme que l'on donne aux pensées claires et évidentes; ensuite il emploie l'accumulation, pour faire mieux ressortir son idée. Ce n'est pas un ou deux ou trois noms seulement, mais un plus grand nombre qu'il met en regard; il personnifie les choses; d'un côté il nous montre la vertu dans sa perfection, de l'autre le vice dans toute sa laideur. Entre l'un et l'autre il fait voir une différence infinie, en sorte que toute preuve devient inutile : «Quelle participation y a-t-il entre la justice et l'iniquité? Quel commerce entre la lumière et les ténèbres ? Quel accord entre le Christ et Bélial? Quel partage entre le fidèle et (87) l'infidèle? Quel rapport entre le temple de Dieu « et les idoles (15, 16)? »

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Homilien über den zweiten Brief an die Korinther (BKV)

II.

Auch an die Hebräer schrieb er Vieles in gleichem Sinne und mahnt sie unaufhörlich und sagt: „Noch eine kleine Weile, so wird kommen, der da kommen soll, und nicht verziehen;“1 so wie etwa eine Mutter zu ungeduldigen Kindern spricht. So sagt er denn auch zu den Korinthern: „Ihr seid nicht beengt in uns.“ Er hebt aber nicht bloß hervor, daß er sie liebe, sondern daß er von ihnen auch geliebt werde, um sie auf solche Weise noch mehr für sich zu gewinnen, Ihnen nun gibt er das Zeugniß der Gegenliebe mit den Worten: „Es kam Titus und meldete uns eure Sehnsucht, euer Wehklagen, euren Eifer.“2 Und den Galatern, indem er sagt: „Wenn möglich, so hättet ihr euch die Augen ausgegraben und sie mir gegeben.“3 Dann den Thessalo- S. 231 nikern, indem er spricht: „Welchen Eingang wir bei euch gefunden.“4 Und dem Timotheus in den Worten: „Eingedenk deiner Thränen, damit ich der Freude voll werde.“5 Und so finden wir es allenthalben in seinen Briefen, daß er die Schüler seiner Liebe versichert und ihnen das Zeugniß der Gegenliebe gibt, jedoch ohne daß diese die Höhe seiner eigenen Liebe erreicht. Auch in diesem Briefe sagt er: „Obwohl ich, je mehr ich euch liebe, desto weniger geliebt werde.“6 Doch Das gegen das Ende, zunächst aber hier mit etwas größerer Schärfe: „Ihr seid nicht beengt in uns, seid aber beengt in eurem eigenen Innern.“ Ihr habt nur einen Einzigen zu fassen, ich aber eine ganze Stadt und ein so großes Volk. Und er sagt nicht: Ihr faßt uns nicht, sondern: „Ihr seid beengt,“ womit er freilich Dasselbe meint, jedoch in milderer Form, um den Tadel nicht allzu herbe zu machen.

13. Der gleichen Vergeltung wegen aber, wie zu Kindern rede ich, erweitert euch auch ihr.

Es macht freilich einen Unterschied, ob man zuerst liebt oder nur die Liebe erwidert. Denn würde Einer auch das gleiche Maß der Liebe entgegenbringen, so steht er doch darin nach, daß er erst an zweiter Stelle gekommen ist. Doch darauf will ich, sagt Paulus, so genau nicht sehen, und wenn ihr nur, nachdem ich den Anfang gemacht, das gleiche Maß entgegenbringt, so bin ich es völlig zufrieden. Dann um zu zeigen, daß die Sache sogar eine Schuldigkeit sei und das Gesagte nicht den Zweck habe, sie durch Schmeicheln zu gerinnen, setzt er bei: „Wie zu Kindern rede ich.“ Was will Das sagen: „Wie zu Kindern“? Ich begehre nichts Großes, wenn ich als Vater von euch geliebt zu werden verlange.

S. 232 Und beachten wir des Apostels Einsicht und Mäßigung. Er erwähnt nicht der Gefahren, die er für sie bestanden, nicht der Mühsale und Todesnöthen, obschon er da so Vieles sagen könnte; Das gestattet ihm die Demuth nicht; er gedenkt nur der Liebe, und er verlangt nur aus diesem Grunde geliebt zu werden, weil er ihr Vater ist und sie über die Maßen liebt. Denn es berührt ja gemeiniglich den Geliebten sehr empfindlich, wenn man ihn an die Wohlthaten erinnert, weil Das den Schein des Vorwurfes gewinnt. Darum unterläßt Das Paulus und ermahnt nur: Als Kinder liebet euren Vater! Das ist mehr in der Natur begründet, Das sind wir jedem Vater schuldig. Es soll aber nicht scheinen, als sage er Das in eigener Sache; darum will er ihnen jetzt zeigen, daß es sich um ihre Förderung handelt, wenn er ihre Liebe zu gewinnen sucht. Darum fährt er fort:

14. Ziehet nicht ungleichartiges Joch mit den Ungläubigen!

Es heißt nicht: Mischet euch nicht unter die Ungläubigen, sondern um den Tadel desto nachdrücklicher zu machen, weil es ja für sie ungehörig war, Solches zu thun, sagt er: Beuget euch nicht unter gleiches Joch. — „Denn welche Gemeinschaft ist zwischen Gerechtigkeit und Gesetzlosigkeit?“ Hier nun stellt Paulus nicht mehr seine eigene Liebe in Gegensatz zur Liebe Derer, welche verderblich auf die Seinigen wirkten, sondern den Adel der Gläubigen in Gegensatz zur Niedrigkeit jener Menschen. Das gibt der Rede größeren Nachdruck, ist auch der Würde des Apostels mehr angemessen und macht auf die Korinther einen gewinnenderen Eindruck. Es ist gerade so, als wenn man einem Sohne, der seine Eltern mißachtet und an Nichtswürdige sich wegwirft, zurufen würde: Was thust du, o Sohn? Den Vater verachtest du und ziehst ihm schlechte Gesellen vor, die von Sünden strotzen? Weißt du nicht, wie viel edler und vor- S. 233 nehmer du bist? Auf solche Weise würde man ihn eher von der schlechten Gesellschaft abbringen, als wenn man seinen Vater rühmte. Denn würde man sagen: Weißt du nicht, wieviel edler dein Vater ist als Jene? so wäre damit weniger erreicht. Wer aber vom Vater ganz absieht und den Sohn selbst höher als seine Genossen stellt und spricht: Weißt du nicht, wer du bist und wer Jene sind? Denkst du nicht an deinen Adel, an deine Freiheit und an die Niedrigkeit Jener? Was ist für eine Gemeinschaft zwischen dir und jenen Dieben, Ehebrechern, Betrügern? Wer so redet, der wird durch solche Lobsprüche den Jüngling gleichsam beflügeln, so daß er alsbald von jenem Umgange sich losreißt. Jene erstere Rede dagegen wird er nicht gar gerne hören, weil er das Lob des Vaters als Tadel gegen sich empfindet, indem es ja klar wird, daß er nicht bloß einen Vater betrübt, sondern einen so edlen Vater; hier aber wird er nichts Derartiges empfinden. Es gibt ja Niemand, der nicht gerne sein Lob hörte, und dadurch eben wird auch der Tadel willig hingenommen, wenn er mit einem Lobe verbunden ist. Denn da fügt sich der Hörende leicht, es wächst ihm das Bewußtsein, und er verabscheut die schlechte Genossenschaft. — Aber nicht allein Das ist an der Rede bewundernswerth, daß Paulus solche Dinge einander gegenüberstellt, sondern es kommt noch etwas Anderes hinzu, was noch merkwürdiger und bewundernswerther ist. Denn für’s Erste bewegt sich die Darstellung in der Form der Frage weiter, was nur bei klaren und ausgemachten Wahrheiten stattzufinden pflegt; für’s Zweite ist die lange Ausführung in Folge der Häufung der Ausdrücke zu beachten. Wir finden für die gleiche Sache nicht eine und die andere, sondern eine Anzahl von Benennungen, und zwar werden die Begriffe, nicht die Personen einander gegenübergestellt; auf der einen Seite tritt uns die höchste Tugend, auf der andern das tiefste Laster vor Augen, und zwischen beiden ein großer, ja unermeßlicher Abstand, so daß es keines weiteren Beweises mehr bedarf. „Denn welche Gemeinschaft,“ heißt es, „ist zwi- S. 234 schen Gerechtigkeit und Gesetzlosigkeit? Welche Genossenschaft hat das Licht mit der Finsterniß?“*


  1. Hebr. 10, 37. ↩

  2. II. Kor. 7, 7. ↩

  3. Gal. 4, 15. ↩

  4. I. Thess. 1, 9. ↩

  5. II. Tim. 1, 4. ↩

  6. II. Kor. 12, 15. ↩

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Homilien über den zweiten Brief an die Korinther (BKV)

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