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Werke Johannes Chrysostomus (344-407) In epistulam ad Colossenses commentarius

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Commentaire sur l'épître aux Colossiens

3.

Je me rappelle la prière d'un saint. Voici cette prière : Nous vous rendons grâces, Seigneur, pour tous les bienfaits dont vous n'avez cessé de nous combler, nous vos serviteurs indignes ; nous vous rendons grâces pour ces bienfaits, pour ceux que nous connaissons et pour ceux que nous ignorons, pour vos bienfaits visibles ou invisibles, pour le bien que vous nous avez fait par votre coopération ou par votre parole, pour celui que vous nous avez fait même malgré nous, pour celui que vous nous avez fait quoique nous en fussions indignes, pour les maux dont vous nous avez affligés, pour les consolations que vous nous avez données, pour les périls dont vous nous avez frappés, pour le royaume des cieux, notre héritage. Nous vous prions de nous conserver la pureté du coeur, la paix de la conscience, et de nous donner une fin digne de votre clémence. Vous, qui nous avez aimés au point de nous sacrifier votre Fils unique, daignez nous rendre dignes de votre amour, mettez la (159) sagesse dans notre bouche; remplissez-nous de votre force et de la crainte de Dieu ; vous qui avez sacrifié pour nous votre Fils :unique; et qui avez envoyé votre Saint-Esprit pour la rémission de nos péchés, pardonnez-nous nos fautes volontaires ou involontaires, souvenez-vous de tous ceux qui invoquent votre nom avec la parole de la vérité, souvenez-vous de ceux qui nous veulent du bien ou du mal, car nous sommes tous des hommes.

Puis, après avoir adressé à Dieu la prière des fidèles, peur couronner l'œuvre, et afin de prier pour tout le monde , il s'arrêtait. Car Dieu nous a fait beaucoup de bien, même malgré nous; il nous en a fait davantage encore, à notre insu. Car, lorsqu'il fait tout le contraire de ce que nous lui demandons, c'est évidemment parce qu'il nous fait du bien à notre insu. « Priez aussi pour nous ». Quelle humilité ! il les fait passer avant lui. « Afin que Dieu nous ouvre une entrée pour aborder le mystère du Christ». Une entrée, c'est-à-dire la liberté de parler. Ah ! le courageux athlète ne leur demandait pas de prier Dieu pour qu'il fût délivré de ses liens ; mais, quand il était chargé de liens, il demandait aux autres de prier Dieu de lui accorder une faveur précieuse, la liberté de parler et de parler un sujet bien grand, à raison de la personne et de la matière, la liberté de parler « sur le mystère du Christ ». C'est là le plus cher de tous ses voeux. « Ce mystère pour lequel je suis dans les liens ».

« Et afin que je le découvre aux hommes en la a manière que je dois lé découvrir ». En toute assurance, en toute liberté et sans réticence, veut-il dire. Eh quoi ! Paul, tu es dans les liens et tu t'ériges en consolateur? — Oui sans doute; mes liens même rendent ma parole plus libre. Mais je demande à Dieu son secours. N'ai-je pas entendu dire au Christ : « Quand on vous livrera entre leurs mains, ne vous inquiétez pas de savoir comment vous leur parlerez et ce que vous leur direz ». (Matth. X, 19.) Et remarquez cette image : « Une entrée pour aborder le mystère ». Voyez ce style sans faste et l'humilité du captif. Il voudrait amollir les âmes, mais il ne le dit pas, il demande seulement la liberté de parler en toute assurance. Ce qu'il en dit est pure modestie, c'est de l'humilité. Car cette liberté, il l'avait; mais il veut la tenir de Dieu une seconde fois. Il montre dans cette épître, pourquoi le Christ n'était pas venu plus tôt, en appelant une ombre tout, ce qui l'avait précédé, ombre de la vérité dont le Christ est le corps. (Coloss. II, 17.) Les hommes devaient d'abord s'accoutumer à l'ombre. Il leur donne en même temps une preuve éclatante de sa tendresse pour eux. C'est pour vous faire écouter la parole de Jésus-Christ que je suis chargé de liens, dit-il. Le voilà encore qui parle de ses liens, et c'est ce qui me fait aimer Paul, c'est ce qui éveille en sa faveur toutes mes sympathies. Ah ! que j'aurais voulu le voir ce saint captif, lorsque dans sa prison il écrivait, il prêchait, il baptisait, il catéchisait. Quelle que fût l'affaire qui s'agitât au sein de l'Église, c'était à Paul, dans les liens, qu'on en référait; dans les liens, il possédait au plus haut degré le pouvoir d'édifier tout le monde. C'était alors qu'il était plus libre que jamais. « Afin qu'un plus grand nombre de mes frères, s'appuyant sur mes liens, osent prêcher hardi« ment et dans l'effusion de leurs coeurs la parole de Dieu ». (Philip. I, 14.) Il proclame cette même vérité en ces termes : « Quand je suis faible, c'est alors que je suis fort ». (II Cor. XII, 10.) Voilà pourquoi il disait encore : « Maison n'enchaîne pas la parole de Dieu ». (II Tim. II, 9.)

Il était chargé de chaînes avec des malfaiteurs, des scélérats, des homicides, ce docteur universel. Celui qui est monté au troisième ciel, celui qui a entendu retentir à son oreille des paroles mystérieuses et ineffables était chargé de liens. Mais alors même sa course était plus rapide. Mais celui qui était chargé de liens était libre, et celui qui était libre était le prisonnier. Le premier faisait ce qu'il voulait; le second ne pouvait ni lui faire obstacle, ni accomplir ses desseins. Que fais-tu, stupide geôlier? C'est à un athlète spirituel que tuas affaire. La carrière où il dispute le prix n'est pas de ce monde. Il est au ciel, et l'athlète qui court dans la lice du ciel ne peut être ni enchaîné ni retenu par les liens terrestres. Ne vois-tu pas ce soleil ? Tâche d'enchaîner ses rayons et de l'arrêter dans sa course; tes efforts seront inutiles. Comment donc pourrais-tu arrêter Paul? C'est un ministre de la providence divine bien plus grand que le soleil; car il apporte cette vraie lumière qui n'a rien de matériel. Où sont-ils ceux qui ne veulent rien souffrir pour le Christ? Que dis-je, souffrir ! Ils ne veulent même pas sacrifier (160) pour lui une obole. Paul aussi autrefois enchaînait les fidèles et les jetait en prison. Mais, depuis qu'il est serviteur du Christ, il ne se glorifie pas de ses actes, il se glorifie de ses souffrances. Et voilà ce que cette prédication a de merveilleux : c'est à la souffrance, ce n'est pas au péché qu'elle doit ses triomphes et ses progrès. A-t-on jamais vu de semblables luttes? Dans cette lutte céleste, c'est la victime qui triomphe ; c'est le bourreau qui est le vaincu. C'est la victime qui est illustre, et c'est du cachot que la prédication s'élance pour soumettre le monde. Non, je ne rougis pas, dit Paul, je me glorifie au contraire de prêcher la parole du crucifié. Conclusion : L'univers entier abandonne ceux qui sont libres pour s'attacher aux captifs; il se détourne des bourreaux pour honorer ceux qui sont chargés de chaînes; il adore le crucifié et n'a, pour ceux qui l'ont mis en croix, que des sentiments de haine.

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Kommentar zum Briefe des hl. Paulus an die Kolosser (BKV)

3.

Ich kenne einen heiligen Mann, der in dieser Weise betete. Ohne weitere Einleitung begann er also zu sprechen: Wir danken (dir) für alle deine Wohltaten, die vom ersten Tage an bis heute uns Unwürdigen zuteil geworden sind; für die, welche wir kennen, wie für die, welche wir nicht kennen, für die sichtbaren wie für die unsichtbaren; für die in Werken wie für die in Worten; für die nach unserm wie für die gegen unsern Willen; für alle, welche an uns Unwürdigen geschehen sind; für die Trübsale, für die Tröstungen; für die Hölle, für die Strafe, für das Himmelreich. Wir bitten dich, du wollest unsere Seele heilig und mit reinem Gewissen bewahren, auf daß unser Ende ein deiner Menschenfreundlichkeit würdiges sei. Der du uns so sehr geliebt hast, daß du deinen eingeborenen Sohn für uns dahingabst, laß uns deiner Liebe würdig werden! Verleihe uns Weisheit in deinem Worte und in deiner Furcht! Eingeborener Christus, hauche uns deine Kraft ein! Der du deinen eingeborenen Sohn für uns hingegeben und deinen Heiligen Geist gesandt hast zur Vergebung unserer Sünden, wenn wir wissentlich oder unwissentlich gesündigt haben, so vergib uns, und rechne es uns nicht an! Gedenke aller, die deinen Namen anrufen in Wahrheit! Gedenke aller, die uns wohl, und aller, die uns übel wollen! Denn Menschen sind wir alle. Dann fügte er zuletzt noch das Gebet der Gläubigen1 hinzu, um seinem Gebete für alles und alle einen festen Abschluß zu geben. Denn Gott erweist uns viele Wohltaten, selbst ohne daß wir es wollen, viele, ja die Mehrzahl, selbst ohne daß wir es wissen. Wenn er nämlich das Gegenteil von dem tut, um was wir beten, S. 376 so erweist er uns offenbar eine Wohltat, ohne daß wir es wissen.

V. 3: „Indem ihr zugleich auch für uns betet, ...“

Beachte die Demut! Erst nach ihnen setzt er sich selbst. — „... daß Gott uns eine Türe des Wortes auftue, zu verkünden das Geheimnis Christi, ...“ Er meint freien Zutritt und Unerschrockenheit. Wunderbar! Dieser gewaltige Kämpfer sagt nicht: daß ich von meinen Ketten, befreit werde, sondern als Gefesselter wendet er sich an andere und bittet sie um eine große Sache, daß er nämlich unerschrockene Freimütigkeit erlange. Beides ist groß, Person sowohl als Sache. O welch erhabene Würde! — „Das Geheimnis Christi“, heißt es. Er zeigt, daß er keinen sehnlicheren Wunsch kenne, als dieses zu verkünden. „... um dessen willen ich auch gebunden bin,

V. 4: „damit ich es offenbare, so wie ich es verkünden soll.“

Mit allem Freimut, ist der Sinn, und ohne jeden Rückhalt Die Fesseln stellen ihn nicht in Schatten, sondern ins hellste Licht. Mit allem Freimut, sagt er. — Ich bitte dich, du liegst in Ketten und willst andere trösten? Ja; die Ketten gewähren mir größeren Freimut. Aber ich bedarf der entscheidenden Hilfe Gottes; denn ich habe den Ausspruch Christi gehört: „Wenn sie euch ausliefern werden, so sorget nicht, wie oder was ihr reden sollt2.“ — Und beachte die Bildlichkeit seiner Ausdrucksweise! „Daß Gott uns eine Türe des Wortes auftue.“ Sieh, wie anspruchslos er ist; wie (demütig) er in seinen Ketten redet! Er will sagen: daß Gott ihre Herzen erweiche. Allein er drückt sich nicht also aus, sondern sagt voll Demut; daß er uns Unerschrockenheit verleihe, und bittet um das, was er schon hatte. — Er zeigt in diesem Briefe, warum Christus nicht schon früher gekommen sei, indem er den Alten Bund (mit seinen Satzungen) als „Schatten“ bezeichnet. „Der Körper aber“, sagt er, „ist Christi3.“ Daher mußten sie sich erst an den Schatten gewöhnen. S. 377 Zugleich legt er auch den größten Beweis seiner Liebe zu ihnen an den Tag. Damit ihr, sagt er, (auf mich) höret, liege ich in Banden. —

Wiederum kommt er auf seine Ketten zu sprechen, die ich so sehr liebe, bei denen mir das Herz aufgeht, die in mir immer das Verlangen wachrufen, den heiligen Paulus gebunden zu sehen, wie er in Banden schreibt und predigt und tauft und christlichen Unterricht erteilt. In Banden erhielt er Bericht über die Gemeinden der ganzen Welt; in Banden baute er unendlich vieles auf; da war er erst recht rührig. Höre nur seine eigenen Worte: „So daß mehrere der Brüder vertrauend auf meine Bande umso mehr wagten, furchtlos das Wort Christi zu verkünden4.“ Und von neuem versichert er dies, indem er spricht: „Denn wenn ich schwach bin, dann bin ich stark5.“ Deshalb sagte er auch: „Aber das Wort Gottes ist nicht gebunden6.“ — Er mußte sich fesseln lassen in Gesellschaft von Verbrechern, von Gefangenen, von Mördern; der Weltapostel, der in den dritten Himmel entrückt worden war, der unaussprechliche Geheimnisse gehört hatte7 lag in Banden. Allein gerade da war sein Lauf um so schneller. Der Gefesselte war frei, und der nicht Gefesselte war gebunden. Denn während jener alles erreichte, was er nur wollte, konnte dieser ihn nicht daran hindern, noch sein eigenes Vorhaben durchsetzen. Was tust du, Unsinniger? Ist er denn ein gewöhnlicher Wettläufer? Ringt er denn in der gewöhnlichen Rennbahn um den Preis? Im Himmel ist sein Wandel. Wer im Himmel läuft, den vermag nichts Irdisches zu fesseln oder aufzuhalten. Siehst du nicht diese Sonne hier? Lege doch ihren Strahlen Fesseln an, gebiete ihrem Laufe Stillstand! Doch das wirst du nie und nimmer vermögen. Nun, ebensowenig wird es dir bei Paulus gelingen. Ja diesem noch viel weniger als jener8; denn über ihm waltet die göttliche Vorsehung noch weit mehr als über der Sonne, da er uns nicht natürliches Licht zu vermitteln S. 378 hat, sondern Träger des Lichtes der Wahrheit ist. — Wo sind jetzt diejenigen, welche um Christi willen nichts leiden wollen? Doch was sage ich leiden, da sie ja nicht einmal zu einem Geldopfer sich entschließen können? Auch Paulus schlug ehedem in Ketten und warf ins Gefängnis; allein nachdem er ein Diener Christi geworden, rühmt er sich hinfort nicht mehr, solches zu tun, sondern solches zu leiden. Und eben das ist das Wunderbare an der Predigt des Evangeliums, wenn es durch Leute, welche Mißhandlungen dulden, nicht aber Mißhandlungen zufügen, einen so starken Impuls und ein so mächtiges Wachstum erfährt. Wo hat man je derartige Wettkämpfe gesehen? Der Gewalttätigkeiten leidet, trägt den Sieg davon, und der Gewalttätigkeiten ausübt, unterliegt. Jener erlangt größeren Ruhm als dieser. Durch Ketten hat die Predigt des Evangeliums Eingang gefunden. Ich schäme mich nicht, sagt er, sondern bin sogar stolz darauf, den Gekreuzigten zu predigen9. Denn bedenke nur: Die ganze Welt verläßt die Freien und schließt sich an die Gefesselten an, wendet sich von denen ab, welche die Fesseln anlegen, und ehrt diejenigen, welche in Ketten liegen, verabscheut die Kreuziger und betet den Gekreuzigten an. —


  1. Das Vaterunser. ↩

  2. Matth. 10, 19. ↩

  3. Kol. 2, 17. ↩

  4. Phil. 1, 14. ↩

  5. 2 Kor. 12, 10. ↩

  6. 2 Tim. 2, 9. ↩

  7. Vgl. 2 Kor. 12, 2. 4. ↩

  8. Ergänze: kannst du Fesseln anlegen. ↩

  9. Vgl. Röm. 1, 16; 1 Kor. 1, 23. ↩

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