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Werke Johannes Chrysostomus (344-407) In epistulam ii ad Thessalonicenses homiliae 1-5 Commentaire sur la deuxième épitre aux Thessaloniciens
HOMÉLIE II.

1.

La plupart des hommes ont recours à tous les moyens, font jouer toutes les machines, pour se mettre un peu en crédit auprès des magistrats, des personnes un peu haut placées; on attache beaucoup de prix à leur faveur, on la convoite, c'est un bonheur de l'obtenir. Si la faveur dès hommes est d'un si grand prix, de quel prix sera la faveur de Dieu? Voilà pourquoi, dans ses lettres, l'apôtre début, toujours par le souhait de la grâce de Dieu. Paul sait bien qu'avec cette grâce on n'a plus rien à craindre, que c'en est fait de tous les chagrins, de toutes les contrariétés. Voici qui vous fera comprendre cette vérité : Joseph était un (240) esclave, un jeune homme sans expérience, très-simple, et tout à coup le voilà chargé d'administrer une maison, et c'était à un égyptien qu'il devait ses comptes. Vous savez tous combien les gens de cette race sont portés à la colère, et surtout sont vindicatifs. Ajoutez à ces dispositions naturelles, une charge qui donne du pouvoir; la colère est plus redoutable, parce qu'elle s'augmente avec le pouvoir. L'égyptien l'a bien montré. La maîtresse porte l'accusation; le maître l'accueille, et cependant, s'il y avait eu violence, ce n'était pas sur ceux qui avaient le manteau entre les mains, mais sur celui qui avait été dépouillé. L'égyptien aurait dû dire : Vous n'aviez qu'à élever la voix, il aurait pris la fuite; s'il se sentait coupable, il n'aurait pas attendu la présence de son maître. Toutefois de pareilles pensées étaient trop fortes pour cet homme; il s'abandonna tout entier, aveuglément, à la colère, et jeta Joseph en prison ; tel était l'excès de sa démence. Et cependant les témoignages ne lui manquaient pas pour lui apprendre quelle était la sagesse, l'intelligence de Joseph; mais cet égyptien était tout à fait dépourvu de raison, aussi ne fit-il aucun raisonnement. Eh bien, Joseph, avec un maître d'un caractère si misérable, Joseph chargé de tout le soin d'administrer la maison, lui, qui était un étranger, sans soutien, sans expérience, reçut à grands flots la grâce divine, et toutes ces épreuves furent comme non avenues; il surmonta tout cela, et les calomnies de sa maîtresse, et les dangers qui menaçaient sa vie, et la prison; enfin il arriva jusqu'au trône.

Eh bien donc, notre bienheureux Paul sait combien est grande la grâce de Dieu, et,voilà pourquoi il la souhaite à ceux qui recevront sa lettre. Il a aussi en tête une autre pensée : il veut qu'on fasse bon accueil à ce qu'il écrit; il veut que, s'il réprimande, s'il gronde, on ne regimbe pas. Voilà pourquoi il leur parle, avant tout, de la grâce de Dieu; il adoucit leur cœur; il veut que, dans les afflictions, ils se souviennent de la grâce qui les a sauvés au `milieu d'épreuves plus difficiles, de telle sorte que, dans de moindres épreuves, ils ne désespèrent pas, qu'au contraire ils soient consolés. C'est ainsi que, dans un autre endroit, il leur disait : « Si, lorsque nous étions ennemis de Dieu , nous avons été réconciliés avec lui par la mort de son Fils, à plus forte raison, maintenant que nous sommes réconciliés, serons-nous sauvés par la vie de ce même Fils ». (Rom. V, 10.)

« Que Dieu Notre Père », dit-il, « et le Seigneur Jésus-Christ, vous donnent la grâce et la paix. Nous devons , mes frères, rendre pour vous à Dieu de continuelles actions de grâces, comme il est juste ». Voyez quel excès d'humilité ! En disant : «Nous devons rendre des actions de grâces », voici la pensée, la réflexion qu'il leur suggère: Si ce n'est pas vous que les autres commencent par admirer pour vos bonnes oeuvres, si c'est Dieu d'abord qu'ils admirent, à plus forte raison doit-il en être ainsi de nous. L'apôtre en outre élève leurs pensées; ce qui arrive aux Thessaloniciens n'est pas fait pour provoquer, ni les larmes, ni les lamentations, loin de là, mais les actions de grâces adressées à Dieu. Si Paul bénit le Seigneur pour les biens décernés aux autres, quel sera le sort de ceux qui, loin de bénir le Seigneur, se laissent ronger par l'envie?

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