Übersetzung
ausblenden
Commentaire de Saint Jean Chrysostome sur l'épître de Saint Paul aux Hébreux
1.
Il était vraiment grand et terrible, ce Saint des Saints qu'abritait l'ancien temple; terrible avait été de même l'appareil déployé au mont Sinaï, ce feu, ces ténèbres, cette sombre nuée, cette tempête dont l'Écriture a dit que le Seigneur se montra sur le Sinaï au milieu des flammes, de la tempête et des nuées épaisses. Le Nouveau Testament ne fut publié avec aucune circonstance semblable; Dieu le donna simplement par la parole. Voyez toutefois comme l'apôtre compare le cortège même extérieur des deux alliances; et comme, avec raison, il donne tout l'avantage des circonstances mêmes à notre sainte loi. Déjà, quant au fond même , il a surabondamment prouvé, il a évidemment démontré la différence des deux Testaments, et la réprobation de l'Ancien; dès lors, quant aux circonstances mêmes, il arrive à les juger facilement. Or, que dit-il ?
« Vous n'avez pas approché, en effet, aujourd'hui, au pied d'une montagne visible, auprès d'un feu ardent, d'un tourbillon, d'une sombre nuée, d'une tempête; vous n'avez pas entendu le son de la trompette et le retentissement des paroles, que ceux qui les entendirent refusèrent d'écouter, en suppliant que la voix n'ajoutât pas un mot de plus. Car il ne pouvait supporter la rigueur de cette menace: Si une bête même touche la montagne, elle sera lapidée (18-20) »: Terrible appareil, dit l'apôtre , si terrible même, qu'Israël ne put se résigner à en être témoin et qu'aucun animal même n'osa gravir la montagne. Mais toutes ces circonstances redoutables n'étaient pas comparables à celles que l'avenir devait révéler. En effet, qu'est-ce que le Sinaï comparé au ciel? Qu'est-ce que ce feu sensible en comparaison du Dieu qui échappe à nos sens? Car notre Dieu à nous, dit l'Écriture, est un feu dévorant. — « Que Dieu ne nous parle pas, criait ce peuple; que ce soit plutôt Moïse qui nous parle ». (Exod. IX, 19.) « Car ils ne pouvaient supporter », dit l'apôtre, « ce terrible arrêt : Qu'une bête même qui touchera la montagne, soit lapidée; et le spectacle qui s'offrait était si terrible, que Moïse
dit lui-même : Je suis tout tremblant et tout effrayé (21) ». Étonnez-vous encore que l'Écriture attribue au peuple ce même sentiment, lorsque le législateur même qui avait pénétré dans la nuée sombre où Dieu habitait, s'écriait à son tour: Je suis effrayé et tout tremblant!
« Mais vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la ville du Dieu vivant, de la Jérusalem céleste, d'une troupe innombrable d'anges, de l'Église des premiers-nés qui sont écrits dans le ciel, de Dieu qui est le juge de tous, des esprits des justes qui sont dans la gloire; de Jésus qui est le médiateur de la nouvelle alliance, et de ce sang dont l'aspersion parle plus avantageusement que le sang d'Abel (22-24) ».
Vous voyez par quels traits il montre la supériorité de la nouvelle alliance à l'égard de l'ancienne. — Au lieu de la Jérusalem terrestre, la céleste Jérusalem : vous vous êtes approchés, vous, de la cité du Dieu vivant, de la Jérusalem céleste. — Au lieu de Moïse, Jésus : Jésus, dit-il, est le médiateur de la nouvelle alliance. — Au lieu du peuple israélite, les anges : L'innombrable multitude des anges, dit-il. — Mais, quels premiers-nés désigne-t-il par l'expression : L'Église des premiers-nés? Il entend tous les choeurs des fidèles, qu'il appelle aussi les esprits des justes parfaits. Ainsi, poursuit-il, ne vous livrez pas au chagrin; voilà ceux avec qui vous serez un jour.
Mais quel est le sens de la phrase : « De ce sang dont l'aspersion parle plus avantageusement que celui d'Abel? » Le sang d'Abel a-t-il donc parlé? Certainement, répond-il, et comment? Paul encore vous le dit : « C'est par la foi qu'Abel offrit à Dieu une hostie plus excellente que celle de Caïn, et que grâce à cette victime, il fut déclaré juste; c'est à cause de sa foi, qu'il parle encore après sa mort ». Dieu lui-même le dit: « La voix du sang de ton frère crie jusqu'à moi ». Tel est donc le sens du texte, à moins qu'on ne lui donne celui-ci : le sang d'Abel est encore célébré dans le monde, mais bien moins toutefois que celui de Jésus-Christ. Car le sang divin a purifié le monde, (588) et il fait entendre une voix d'autant plus éclatante et plus significative, que la réalité l'emporte sur la figure, en fait de témoignage.
« Prenez garde de ne pas mépriser celui qui vous parle ; car si ceux qui ont méprisé celui qui leur parlait sur la terre, n'ont pu échapper à 1a punition, bien moins l'éviterons nous, si nous rejetons celui qui nous parle du ciel; lui dont la voix alors ébranla la terre, et qui a fait pour le temps où nous sommes, une nouvelle promesse, en disant : J'ébranlerai encore une fois, non-seulement la terre, mais aussi le ciel. Or, en disant. Encore une fois, il déclare qu'il fera cesser les choses muables, comme étant faites pour un temps, afin qu'il ne demeure que celles qui sont pour toujours. C'est pourquoi commençant déjà à posséder ce royaume , qui n'est sujet à, aucun changement, conservons la grâce, par laquelle nous puissions rendre à Dieu un culte qui lui soit agréable, étant accompagné de respect et d'une sainte frayeur. Car notre Dieu est un feu dévorant (25-29) ». Si l'appareil an tique est terrible, le nouveau est beaucoup plus admirable et plus glorieux. Nous n'y voyons plus les ténèbres, les nuées sombres, la tempête. Et si l'on demande pourquoi Dieu se montrait alors par le feu, il me semble que cette circonstance indiquait figurément l'obscurité de l'Ancien Testament, et cette loi mosaïque si voilée, si enveloppée d'ombres épaisses. On comprenait par là d'ailleurs que le législateur doit, au besoin, être terrible et capable de punir les transgresseurs.
Übersetzung
ausblenden
Homilien über den Brief an die Hebräer (BKV)
I.
18. - 24. Denn ihr seid nicht hingetreten zu einem Berge, den man betasten kann, zu brennendem Feuer, zu Wettergewölk, zu Finsterniß, zu Sturm, zu Posaunenschall, zu Wortgetön, welches, die da hörten, sich verbaten, damit das Wort nicht weiter an sie gerichtet würde: denn sie ertrugen nicht die Verordnung: „selbst wenn ein Thier den Berg berührt, so soll es gesteiniget werden:“ ja, so furchtbar war die Erscheinung, daß Moses sprach: „Ich bin erschreckt und zittere;“ sondern ihr seid hinzugetreten zum Berge Sion, zur Stadt des lebendigen Gottes, zum himmlischen Jerusalem, zu der Menge vieler taufend Engel, zur Gemeinde der Erstgebornen, welche in den Himmeln aufgezeichnet sind, zu Gott, dem Richter Aller, zu den Geistern der vollendeten Gerechten, und zu Jesus, dem Mittler des neuen S. 469 Bundes, und zu dem Blute der Reinigung, welches besser redet, als Abel.
Bewunderungswürdig war das Allerheiligste, das sich im Tempel befand; schauerlich war auch Das, was auf dem Berge Sinai wahrgenommen wurde: Das Feuer, das Dunkel, die Finsterniß, der Sturm. „Denn es redete,“ heißt es, „der Herr auf dem Berge aus der Mitte des Feuers, und der Wolke und der Dunkelheit.“1 Das Neue Testament wurde aber ohne Alles der Art verliehen; es wurde von Christus in einfacher Rede gegeben. Betrachte, wie er, was dort geschah, in Vergleich zieht und ihm mit Recht die letztere Stelle anweist. Denn nachdem er sie durch unzählige Beweisgründe überzeugt, und den Unterschied zwischen beiden Testamenten gezeigt hatte, und nachdem zuletzt jenes verworfen worden, so greift er auch, was dort stattgefunden, ohne Schwierigkeit an. Und was sagt er? Denn ihr seid nicht hinzugetreten zu einem Berge, den man betasten kann, zu brennendem Feuer, zu Wettergewölk, zu Finsterniß, zu Sturm, zu Posaunenschall, zu Wortgetön, welches, die da hörten, sich verbaten, damit das Wort nicht weiter an sie gerichtet würde: denn sie ertrugen nicht die Verordnung: „Wenn auch nur ein Thier den Berg berührt, so soll es gesteiniget werden.“ Furchtbar, sagt er, sind diese Dinge, und so schauerlich, daß das Gehör Solches nicht ertragen kann, und kein Thier es wagt, hinaufzugehen. Aber anderer Art ist, was darauf folgte. Denn was ist der Sinai im Vergleich mit dem Himmel? Was ist betastbares Feuer gegen den unantastbaren Gott? Denn unser Gott, heißt es, ist ein verzehrend Feuer. S. 470 Daß aber Dasjenige, was auf dem Berge geschah, entsetzlich war, erhellet aus Dem, was sie sagten: „Rede du mit uns; der Herr aber rede nicht mit uns, wir möchten sonst sterben.“2 „Denn sie ertrugen es nicht,“ heißt es, „was befohlen ward: „Wenn auch ein Thier den Berg berührt, so soll es gesteiniget werden:“ ja, so furchtbar war die Erscheinung, daß Moses sprach: „Ich bin erschreckt und zittere.“ Wie kann man sich darüber wundern, daß das Volk, wie erzählt wird, sich in solchem Zustande befand, da auch er selbst, der da in die Dunkelheit, wo Gott sich befand, hineingegangen war, sagt: „Ich hin erschreckt und zittere?“ Sondern ihr seid hinzugetreten zum Berge Sion, zur Stadt des lebendigen Gottes, zum himmlischen Jerusalem, zu der Menge vieler tausend Engel, zur Gemeinde der Erstgebornen, welche in den Himmeln aufgezeichnet sind, zu Gott, dem Richter Aller, zu den Geistern der vollendeten Gerechten, und zu Jesus, dem Mittler des Neuen Bundes, und zu dem Blute der Reinigung, welches besser redet, als Abel.“ Siehst du, wie groß er den Unterschied zwischen dem Alten und Neuen Testament dargestellt hat? Statt des irdischen Jerusalem wird das himmlische gegeben: „denn ihr seid hingetreten zur Stadt des lebendigen Gottes, zum himmlischen Jerusalem“, und statt Moses ist hier Jesus: „und zu Jesus,“ heißt es, „dem Mittler des Neuen Bundes; und statt des Volkes alle Engel: zu der Menge vieler tausend Engel, sagt er. Welche S. 471 aber nennt er Erstgeborne in den Worten: zur Gemeinde der Erstgebornen? Alle Chöre der Gläubigen. Er heißt sie aber auch Geister der vollendeten Gerechten. Seid daher nicht mißmuthig; denn mit Diesen werdet ihr zusammen sein. Was besagen die Worte: und zu dem Blute der Reinigung, welches besser redet als Abel? Hat denn das Blut Abel’s geredet? Allerdings; wie aber, höre Paulus sagen: „Durch den Glauben brachte Abel Gott ein besseres Opfer als Kain dar, und erhielt dadurch das Zeugniß, gerecht zu sein, und mittelst desselben redet der Verstorbene jetzt noch.“3 Und wieder spricht Gott: „Das Blut deines Bruders schreit zu mir von der Erde.“4 Entweder sind nun diese Worte in diesem Sinne zu verstehen, oder in dem, daß er auch jetzt noch gerühmt wird. Ganz anders aber ist das Blut Christi; denn dieses hat Alle gereinigt, und entsendet eine glänzendere und ausgezeichnetere Stimme und besitzt auch ein größeres Zeugniß, das in Thaten begründet ist.
25. - 29. Sehet zu, daß ihr den Redenden nicht abweiset; denn wenn Jene nicht entkommen sind, welche Den abwiesen, der auf Erden sprach: wie viel weniger wir, wenn wir uns von Dem abwenden, der vom Himmel zu uns redet. Seine Stimme erschütterte damals die Erde; jetzt aber lauten die Worte der Verheissung: Noch einmal, und ich will nicht allein die Erde, sondern auch den Himmel erschüttern. Mit den Worten: noch einmal, zeigt er an die Umwandlung des Wandelbaren S. 472 als Geschaffenen, damit das Unwandelbare bleibe. Da wir nun ein unwandelbares Reich empfangen, so lasset uns festhalten an der Gnade, durch die wir Gott dienen und ihm gefallen wollen mit Furcht und Ehrerbietung, denn unser Gott ist ein verzehrendes Feuer.
Furchtbar war Jenes, aber viel bewunderungswürdiger und glänzender ist Dieses; denn hier ist weder Finsterniß, noch Dunkelheit, noch Sturm, wie es dort der Fall war, zu finden. Und warum wurde Gott damals im Feuer gesehen? Mir scheint er durch jene Dinge die Dunkelheit des Alten Testamentes, sowie den Schatten und die Verhüllung des Gesetzes anzudeuten, dann aber auch noch zeigen zu wollen, daß der Gesetzgeber furchtbar sein und die Übertreter züchtigen müsse.