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Werke Johannes Chrysostomus (344-407) In epistulam ad hebraeos argumentum et homiliae 1-34

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Commentaire de Saint Jean Chrysostome sur l'épître de Saint Paul aux Hébreux

3.

Il nous faut donc constamment veiller sur nous-mêmes, pour ne jamais sommeiller. « Car », dit le Prophète, « il ne sommeillera pas, il ne dormira pas, celui qui garde Israël. N'exposez donc pas votre pied à chanceler ». (Ps. CXX, 4.) Il n'a pas dit : Ne soyez pas ébranlés, mais n'exposez pas, ne donnez pas : donner, exposer, cela dépend de nous, à l'exclusion de toute autre puissance. Car si nous voulons nous maintenir fermes, debout, immobiles, nous ne serons pas. ébranlés. Ces paroles du Prophète insinuent ce sens.

Mais quoi ? La puissance même de Dieu n'a-t-elle ici aucune action? — Certainement tout au monde est soumis à la divine puissance, mais de telle sorte que, notre libre arbitre n'en est aucunement, blessé. — Mais alors, si tout dépend de Dieu, direz-vous, pourquoi nous attribue-t-il la faute? — Aussi bien ai-je dit : De telle sorte (507) cependant que notre libre arbitre n'en est point blessé. L'oeuvre dépend donc à la fois et de son pouvoir et de notre pouvoir. Il faut, en effet, que nous choisissions d'abord le bien, et après notre choix fait, Dieu apporte son concours. Il ne prévient pas nos volontés, pour ne pas anéantir notre liberté. Mais quand nous avons choisi, aussitôt il nous apporte un secours abondant.

Comment donc alors, si tel est notre pouvoir, Paul affirme-t-il que « cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui « fait miséricorde ? » (Rom. IX, 16.) — Je réponds d'abord que saint Paul ne donne pas ici son sentiment personnel, mais il conclut d'après le but qu'il se propose et d'après les prémisses qu'il a posées. Il vient de dire : « Il est écrit : Je ferai miséricorde à qui il me plaira de faire miséricorde, et j'aurai pitié de celui de qui il me plaira d'avoir pitié » ; il conclut : « Cela ne dépend donc ni de celui qui veut, ni de celui qui court ; mais de Dieu qui fait miséricorde ». — Pourquoi donc alors Dieu nous blàme-t-i1, objecterez-vous?

C'est qu'il est permis de dire du principal auteur d'une couvre qu'il a fait l'oeuvre tout entière. Oui, le premier choix, la volonté est notre fait à nous. Parfaire et conduire l'oeuvre à sa fin, est la part de Dieu. Or, comme cette part, qui est de beaucoup la plus importante, se trouve être la sienne, Paul lui attribue tout, et en cela il se conforme à. nos idées et à notre langage humain; nous ne faisons pas autrement, en effet. Par exemple, nous voyons un édifice admirablement construit, nous le rapportons en entier à l'architecte, et cependant la construction n'est pas entièrement de lui, mais des ouvriers aussi, mais du propriétaire qui fournit les matériaux, mais d'une foule d'autres agents. Mais comme l'architecte a plus contribué que personne, nous le disons auteur du tout. C'est ce qui arrive ici. — De même encore, en présence d'une foule où il y a beaucoup de monde, nous disons Tout le monde est là; et s'il y a peu de monde, nous disons qu'on ne voit personne. C'est ainsi que Paul a dit dans ce passage : « Cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court; mais de Dieu, qui fait miséricorde ». II nous donne ainsi deux grandes et magnifiques leçons. La première, que nous ne devons pas nous enorgueillir de nos bonnes oeuvres;.la seconde, qu'il convient d'attribuer à Dieu la cause de nos saintes actions. Malgré votre course empressée, dit-il, malgré le zèle que vous déployez, ne regardez pas comme vôtre l'œuvre saintement faite. Car si vous n'obtenez pas le secours d'en-haut, tout est vain. Toutefois, il est évident qu'avec cette aide puissante, vous atteindrez le but de votre effort: mais à la condition que vous saurez et courir et vouloir. L'apôtre ne dit pas : En vain courez-vous! mais : En vain courez-vous, si vous croyez que tout dépend dé votre course, si vous n'attribuez encore plus le, succès à Dieu. Dieu n'a pas voulu que tout fût son couvre à lui seul, pour n'avoir pas l'air de nous couronner au hasard; ni que tout vint de nous, pour ne pas nous exposer à l'orgueil. Car si, lorsque nous n'avons que la moindre part, nous concevons déjà un sentiment d'orgueil, un vain contentement de nous-mêmes, que ne ferions-nous pas si tout était en notre pouvoir ? Dieu a pris toutes les précautions possibles pour prévenir notre orgueil, Et d'ailleurs de combien de faiblesses sa main adorable nous a entourés, pour briser ainsi notre vaine gloire ? De combien de monstres il nous a environnés? Car lorsque bien des gens s'écrient : Pourquoi ceci? A quoi bon cela? ils parlent contre les desseins de Dieu. Il vous a placés au sein de mille terreurs, et malgré cet état, vous n'avez pas encore d'humbles sentiments de vous-mêmes; mais au moindre succès qui vous arrive, votre coeur s'enfle jusqu'au ciel !

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Homilien über den Brief an die Hebräer (BKV)

III.

Daher ist es nothwendig, daß wir uns selbst bewachen, damit wir nicht schlafen. „Denn siehe,“ heißt es, „er schlummert und schläft nicht, der Israel behütet;“1 und: „Lasse nicht wanken deinen Fuß!“ Er sagt nicht: Werde nicht gerüttelt, sondern: Laß du nicht! Das Lassen liegt also in unserer Gewalt, nicht in der eines Anderen. Wenn wir daher fest und unbeweglich dastehen wollen, werden wir nicht wanken. Durch obige Worte hat er Dieses angedeutet. Wie aber? Liegt denn Nichts mehr in der Kraft Gottes? Alles liegt in der Gewalt Gottes, aber nicht so, daß unser freier Wille verletzt würde. Wenn nun, sagt man, Gottes Macht Alles thut, wie kann er uns dann schuldig erklären? Darum habe ich gesagt: Aber nicht so liegt Alles in Gottes Gewalt, daß dadurch unser freier Wille verletzt würde. Es liegt also an uns und an ihm. Wir müssen daher zuerst das Gute wählen, und ist dann die Wahl getroffen, fügt er das Seinige hinzu. Er kommt unseren Entschlüssen nicht zuvor, damit er unseren freien Willen nicht verletze. Haben wir uns aber zu Etwas entschlossen, dann gewährt er uns große Hilfe. Wenn es also auch an uns liegt, wie sagt denn Paulus: „Also liegt es nicht an Jemandes Wollen oder Laufen, sondern an Gottes Erbarmen“?2 Zunächst sprach er hier nicht seine S. 205 Meinung aus, sondern was er aus dem vorliegenden Stoff schöpfte, und was vorausgegangen war; denn nachdem er gesagt hatte: „Es steht geschrieben: Ich erbarme mich, wessen ich mich erbarmen will, und ich erzeige Barmherzigkeit, wem ich Barmherzigkeit erzeigen will,“ spricht er: „Also liegt es nicht an Jemandes Wollen oder Laufen, sondern an Gottes Erbarmen.“ Sage mir also, was trifft ihn noch für ein Vorwurf?3

Zweitens kann Jenes gesagt werden, weil von Dem, welcher das Meiste geleistet hat, ausgesagt wird, er habe das Ganze vollbracht. An uns liegt es, zu wählen und zu wollen, Gott aber vollendet und führt zu Ende. Da also Dieser den größeren Antheil hat, schreibt er ihm das Ganze zu, indem er sich nach der Gewohnheit, wie sie in der menschlichen Gesellschaft besteht, ausdrückt. Denn so machen auch wir es. Ich gebe ein Beispiel. Wenn wir ein schön gebautes Haus sehen, so sprechen wir das Ganze dem Baumeister zu, und doch ist nicht das Ganze sein Werk, sondern auch die Arbeiter haben ihren Antheil und der Herr, der das Material geliefert, und viele Andere; aber dennoch schreiben wir Jenem, da er das Meiste geleistet, das Ganze zu. So auch hier. Und wiederum gebrauchen wir bei einer Menge, wo Viele sind, den Ausdruck: Alle, wo aber Wenige sind, sagen wir: Niemand. Auf ähnliche Weise sagt auch hier Paulus: „Also liegt es nicht an Jemandes Wollen oder Laufen, sondern an Gottes Erbarmen.“ Durch diese Worte erstrebt er zwei wichtige Zwecke: er will uns vor Hochmuth ob unserer guten Werke bewahren, dann aber auch uns bestimmen, Gott als die Ursache unserer Tugendwerke zu ehren. Magst du also laufen und magst du dich abmühen, was du Rühmliches S. 206 thust, erachte nicht als dein Werk; denn wenn du den Ausschlag nicht von oben empfängst, ist Alles vergebens. Daß du aber bei selbsteigenem Bemühen mit der Hilfe von dorther zum Ziele gelangen wirst, ist klar, vorausgesetzt, daß du selber läufst und guten Willen zeigst. Er sagt also nicht, daß wir überhaupt vergebens laufen, sondern daß wir in dem Falle vergebens laufen, wenn wir Alles als unser Werk erachten und nicht den größeren Antheil Gott zuschreiben. Gott wollte nicht Alles wirken, damit es nicht scheine, als kröne er uns ohne Verdienst; er wollte aber auch uns nicht Alles vollbringen lassen, auf daß wir nicht dem Übermuthe verfallen. Denn wenn wir, da wir nur den geringeren Antheil haben, aufgeblasenen Geistes sind, was würde erst geschehen, wenn wir Herren des Ganzen wären? Denn Vieles hat Gott gethan, um unsere Prahlerei auszurotten. „Und seine Hand,“ heißt es, „bleibt noch ausgestreckt.“4 Mit wie vielen Leidenschaften hat er uns umgeben, um unseren Stolz zu vernichten. Mit wie vielen Thieren uns umstellt! Denn wenn Manche sagen: Warum Dieses? Wozu Das? so sprechen sie diese Worte gegen Das, was Gott will. Er hat dich in so große Furcht versetzt, und du bewahrest nicht einmal so die Demuth; wenn dir aber auch nur mittelmäßige Erfolge zufielen, würdest du in deiner Hoffart dich bis zum Himmel erheben.


  1. Ps 120,4.3 ↩

  2. Röm 9,6 ↩

  3. Μέμϕεται - passiv gebraucht, wie es auch bei Diogen. Laert. vorkommt. Anm. d. Übers. ↩

  4. Is 5,25 ↩

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Commentaire de Saint Jean Chrysostome sur l'épître de Saint Paul aux Hébreux
Homilien über den Brief an die Hebräer (BKV)
Kommentare zu diesem Werk
Einleitung: Homilien über den Brief an die Hebräer

Inhaltsangabe

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