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Homilien über den Brief an die Hebräer (BKV)
V.
Warum hat er denn, da er so demüthig war, weder des Königs Anbetung noch die Opfergußspende verhindert? Ich werde Dieses nicht sagen; für mich genügt es, die bloße Frage gestellt zu stellen; das Übrige überlasse ich euch, damit ich wenigstens so euer Nachdenken anrege; dazu aber mahne ich, Alles der Furcht Gottes wegen zu thun, da wir solche Beispiele haben, und weil wir gewiß auch die zeitlichen Güter erlangen, wenn wir uns aufrichtig an die zukünftigen halten. Denn daß er nicht aus Anmaßung also gehandelt, geht klar aus seinen Worten hervor: „Deine Geschenke behalte für dich.“1 Auch Dieß ist wieder eine andere Frage; wie er mit Worten die Ehre abgelehnt, in der That aber sie angenommen und die Halskette getragen habe? Als Herodes den Zuruf vernahm: „Eines Gottes S. 393 Stimme und nicht eines Menschen,“2 zerbarst er, weil er Gott die Ehre nicht gab, und seine Eingeweide schoßen heraus; dieser aber ließ die Gott gebührende Ehre, nicht bloß die Worte zu. Hier ist es nothwendig zu sagen, wie sich die Sache verhält: dort verfielen die Menschen in eine größere Abgötterei, hier aber nicht. Wie denn? Weil man diesen für einen solchen (Gott) hielt, wurde die Ehre Gott zu Theil; denn darum hatte er früher gesagt: „Auch ist mir nicht durch meine Weisheit dieses Geheimniß geoffenbart worden.“3 Uebrigens sieht man auch nicht, daß er die Opfergußspende annimmt; denn er hat gesagt, heißt es, daß geopfert werden müsse, es ist aber gar nicht ersichtlich, daß dieses auch wirklich geschah. Dort aber brachten sie Ochsen, um sie zu opfern, und nannten den Einen Jupiter, den Andern Merkur. Die Kette ließ er nun zu, um sich selbst kenntlich zu machen. Warum aber nimmt man nicht wahr, daß er die Opfergußspende verhindert? Denn die Apostel handelten dort nicht so, sondern schritten ein und beseitigten Solches, so daß es auch hier sofort hätte verhindert werden sollen; und dort war das gesammte Volk, hier aber der Tyrann. Warum er nun denselben von seinem Vorhaben nicht abbrachte, habe ich schon früher gesagt, - weil er ihm nämlich nicht wie einem Gotte opferte zum Umsturze der Religion, sondern wegen des großen Wunders. Wie denn? Gottes wegen hat er den Befehl erlassen, um dessen Herrschaft zu bekennen, so daß er dessen Ehre nicht verringerte. Mit Jenen verhielt es sich aber nicht so, sondern sie glaubten, daß dieselben wirkliche Götter seien; darum wurde hindernd eingeschritten. Er hat also, da er ihn hier anbetete, auf besagte Weise gehandelt; denn er erwies ihm nicht die göttliche Anbetung, sondern er verehrte ihn als einen weisen Mann. Es ist aber auch nicht gewiß, daß er ihm wirklich geopfert habe. Wenn er aber auch das Opfer dargebracht hat, so hat es Daniel doch nicht angenommen. Wie aber, S. 394 hat er ihm nicht den Namen Baltasar, den Namen eines Gottes beigelegt? In dieser Beziehung standen ihre Götter bei ihnen in keiner besonderen Verehrung, da er auch einen Kriegsgefangenen mit einem solchen Namen benannte, und da er befahl, das verschiedentlich zusammengesetzte Bild anzubeten, und den Drachen verehrte. Die Babylonier waren auch viel unverständiger als Diejenigen, welche in Lystra wohnten, weßhalb es auch nicht möglich war, sie sofort hiezu zu vermögen. Und Vieles könnte man noch anführen, aber jetzt genügt das Gesagte. Wollen wir uns also in den Besitz aller Güter bringen, so sollen wir suchen, was auf Gott Bezug hat. Denn wie Diejenigen, welche die Weltschätze suchen, Dieses und Jenes verlieren, so erlangen auch Diejenigen, welche die Güter, die bei Gott sind, vorziehen, Beides. Wollen wir daher diese nicht weiter suchen, sondern jene, damit wir auch der verheissenen Güter theilhaftig werden in Christo Jesu unserm Herrn. S. 395
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Commentaire de Saint Jean Chrysostome sur l'épître de Saint Paul aux Hébreux
5.
Or, je le demande encore une fois : pourquoi, tout humble qu'il était, n'a-t-il repoussé ni ce culte, ni ces oblations quasi sacrées que lui fit un grand roi ? Je ne résoudrai pas ce problème; il me suffit de l'avoir posé. Quant à la solution, je vous la laisse, pour exciter, si je le puis, l'effort de votre intelligence. Je ne veux que vous intimer un commandement ou plutôt un avis : c'est de diriger en tout votre liberté selon la crainte de Dieu, puisque vous avez de si nobles exemples, et que, d'ailleurs, les biens mêmes de la terre seront à nous, si bien franchement nous poursuivons les biens à venir. Que Daniel , en effet , n'ait point agi sous l'inspiration de l'orgueil , nous en avons une preuve évidente dans cette protestation qu'il fait: « Prince, gardez vos présents ! » (Dan. V, 17.) Et toutefois une seconde question se présente ici; comment, si prompt à tout repousser en paroles, accepte-t-il l'honneur réellement et en effet, comment se revêt-il du riche collier? Hérode-Agrippa, lui, s'entend applaudir : « C'est la voix d'un Dieu, disait-on, et non pas celle d'un « homme » (Act. XII, 22) ; et parce qu'il n'a pas rendu gloire à Dieu, ses entrailles crèvent et se répandent honteusement. Daniel , au contraire , accepte les honneurs divins, et non pas seulement des paroles d'apothéose. Voilà un point nécessaire à expliquer. Dans le fait d'Hérode, les hommes tombaient dans une idolâtrie pire que leur paganisme habituel ; dans celui du Prophète, il n'en va pas de même. Comment cela? C'est que l'idée qu'on s'était faite de Daniel rendait honneur à Dieu, puisque le Prophète avait dit précédemment : « Je le sais, mais non d'après la sagesse que je puis avoir par moi-même ». D'ailleurs, on ne voit pas qu'il accepte ces offrandes, ce culte. Le roi dit bien, sans doute, qu'il faut les offrir : mais il n'est rien moins que certain que cette pensée ait été mise à exécution.
Quant aux apôtres, déjà à Lystre, on amenait les taureaux pour les leur immoler; déjà l'on appelait Barnabé, Jupiter, et Paul, Mercure. Le sacrifice commençait. Daniel accepta le collier, pour se faire reconnaître; mais pourquoi ne parait-il pas repousser l'offrande sacrée ?... Dans le fait apostolique, les païens ne l'ont point réalisée; mais l'attentat sacrilège en fut fait , et les apôtres le condamnèrent... Cependant Daniel devait aussi, ce semble, repousser aussitôt un culte impie? En face des apôtres, se trouvait tout un peuple à édifier; en face de Daniel, un peuple et son roi. Pourquoi donc ne détourna-t-il pas le roi de Babylone de cette idée idolâtrique ? Je l'ai dit: c'est que le prince ne lui faisait pas cette offrande comme à un Dieu et pour détruire la vraie religion, mais pour arriver à un fait plus miraculeux. Comment? C'est qu'il fit un édit en faveur du vrai Dieu, le reconnaissant comme le Seigneur. Ainsi , il n'altérait pas l'honneur qui lui est dû. Les habitants de Lystre, au contraire, n'avaient point ces pensées ; mais ils regardaient les apôtres comme des dieux, et ceux-ci repoussèrent leurs hommages. Le roi Babylonien commence par adorer Daniel; puis il lui fait l'offrande que vous savez. Or, quand il l'adore, ce n'est pas comme un dieu, mais comme un sage. Puis, il n'est pas certain qu'il lui ait fait des offrandes superstitieuses. Enfin, les eût-il faites, il les a faites sans que Daniel les agréât. Et si vous demandez pourquoi il lui donna le nom de Baltassar, qui est un nom de divinité chez eux, je réponds que cela prouve le peu d'estime que ce peuple avait de ses propres dieux, puisque leur nom; de par l'empereur, est attribué à un captif ; puisque ce roi faisait adorer à tout son peuple une statue d'or, et que lui-même adorait un dragon. —Ainsi Babylone renfermait des multitudes tout autrement folles que celles de Lystre. Aussi Daniel ne pouvait-il sitôt les amener ait vrai.
Si donc nous voulons gagner tous les biens, cherchons d'abord ceux qui ont rapport à Dieu. Car de même que ceux qui cherchent les faux biens de ce monde, perdent à la fois ceux du temps et ceux de l'avenir, ainsi ceux qui donnent la préférence aux choses de Dieu, gagnent les uns avec les autres. Ne poursuivons donc pas ceux-là, mais plutôt ceux-ci; et nous pourrons de la sorte gagner les biens que Dieu promet, en Jésus-Christ Notre-Seigneur.