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Des moeurs de l'Église Catholique et des moeurs des Manichéens
41.
Quand ces trois choses sont réunies, la couleur, l'odeur et la saveur, pensez-vous que le bien s'y trouve aussi en plus grande quantité? Cessez donc de prodiguer tant d'admiration aux fleurs, puisque exposées à l'action du palais vous ne pourriez les supporter. Gardez-vous au moins de préférer le pourpier à la chair, puisque cuit avec elle il devient de beaucoup inférieur en couleur, en odeur et en saveur. N'oublions pas que nous dissertons du bien et du mal et que nous cherchons nos preuves non pas dans les écrivains et les auteurs, mais dans les aliments et leur préparation. Eh bien ! le cochon de lait rôti nous offre une couleur blanche, une odeur suave et un goût délicieux; vous trouvez au moins là un indice parfait de la cohabitation de la substance divine; il vous invite par un triple témoignage, il demande à votre sainteté d'achever sa purification. Acceptez donc ! pourquoi hésitez-vous? pourquoi vous préparer à contredire? Par la couleur seule, l'excrément d'un enfant l'emporte sur la lentille; l'odeur seule d'une viande rôtie l'emporte sur la figue à la fois douce et verte; la saveur seule du chevreau tué, l'emporte sur l'herbe dont il se nourrit pendant sa vie. Nous avons même trouvé une viande dont l'excellence est attestée par ces trois témoins ensemble. Que voulez-vous de plus ? ou qu'avez-vous à objecter? Tous ces mets délicats vous souilleraient si vous en mangiez, et vous soutenez innocemment de pareilles énormités 1 A toutes les viandes et à tous les fruits, vous préférez évidemment un rayon de soleil et cependant ce rayon est sans odeur et sans saveur; son éclat seul l'élève de beaucoup au-dessus des corps les plus beaux; il semble dès lors vous exciter, même malgré vous, à préférer l'éclat de la couleur à tous les autres gages présentés parle mélange du bien.
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On the Morals of the Catholic Church and of the Manichaeans
41.
Or must we think that good is to be found in greater quantity where the three good qualities--a good color, and smell, and taste--are found together? Then you must not admire and praise flowers so much, as you cannot admit them to be tried at the tribunal of the palate. At least you must not prefer purslain to flesh, since flesh when cooked is superior in color, smell, and taste. A young pig roasted (for your ideas on this subject force us to discuss good and evil with you as if you were cooks and confectioners, instead of men of reading or literary taste) is bright in color, and agreeable in smell, and pleasant in taste. Here is a perfect evidence of the presence of the divine substance. You are invited by this threefold testimony, and called on to purify this substance by your sanctity. Make the attack. Why do you hold back? What objection have you to make. In color alone the excrement of an infant surpasses lentils; in smell alone a roast morsel surpasses a soft green fig; in taste alone a kid when slaughtered surpasses the plant which it fed on when alive: and we have found a kind of flesh in flavor of which all three give evidence. What more do you require? What reply will you make? Why should eating meat make you unclean, if using such monstrosities in discussion does not? And, above all, the rays of the sun, which you surely think more of than all animal or vegetable food, have no smell or taste, and are remarkable among other substances only by their eminently bright color; which is a loud call to you, and an obligation, in spite of yourselves, to place nothing higher than a bright color among the evidences of an admixture of good.