7.
« Et qui a cette espérance en lui ». Vous le voyez; d'après Jean nous ne sommes qu'à l'état d'espérance. Comme l'apôtre Paul est bien d'accord avec son collègue ! « Nous ne sommes sauvés qu'en espérance : or, l'espérance qui verrait, ne serait plus de l'espérance; car comment espérer ce qu'on voit déjà? Si nous espérons ce que nous ne voyons pas encore, nous l'attendons par la patience1». La patience elle-même excite les désirs. Sois inébranlable, car Dieu est immuable. Continue à marcher, tu atteindras le but; le but vers lequel tu diriges tes pas ne changera pas de place. Voyez: « Et quiconque a cette espérance se purifie comme Dieu lui-même est pur ». Remarquez-le Jean ne nous ôte pas notre libre arbitre, puisqu'il dit: « Il se purifie ». Qui est-ce qui nous purifie, si ce n'est Dieu ? Mais Dieu ne te purifie pas malgré toi. Donc, par cela même que tu joins ta volonté à celle de Dieu, tu te purifies toi-même. Tu te purifies , par un effet, non de ton pouvoir, mais de la puissance de celui qui est venu pour habiter en toi. Néanmoins, comme il y a ici un effet de ta propre volonté, tu as une part dans l'oeuvre de ta sanctification. Et cette part consiste pour toi à dire comme le Psalmiste : Secourez-moi, ne m'abandonnez pas2 ». Dès lors que tu dis: « Secourez-moi », c'est que tu agis; car si tu ne fais rien, comment peut-il venir à ton secours.