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De la nature du bien
CHAPITRE XXXVI. LE MAL VIENT DE L'ABUS DES CRÉATURES.
Personne ne poussera la folie jusqu'à soutenir qu'une créature de Dieu était digne de mépris, surtout quand il s'agit d'un arbre planté par lui dans le paradis terrestre. Peut-on même mépriser les ronces et les épines enfantées par la terre pour punir l'homme de son péché, et envoyées par Dieu pour rendre son travail plus amer? Ces plantes n'ont-elles pas leur mode, leur forme et leur ordre ? il suffit de les examiner à ce point de vue pour les trouver dignes d'éloge. Si donc elles deviennent des maux pour l'homme, c'est qu'elles devaient lui servir de châtiment pour son péché. Le péché, comme je l'ai dit, ne consiste donc pas à désirer une mauvaise nature, mais à renoncer à une nature plus excellente; c'est cette préférence même qui est un péché, et non la nature dont on abuse en péchant. Par conséquent, le mal vient uniquement de l'abus du bien. De là cette menace des rigueurs du jugement de Dieu, lancée par l'Apôtre contre ceux qui a ont servi et honoré a la créature de préférence au Créateur1 ». Ce n'est pas la créature qu'il condamne ; la condamner ce serait faire injure à Dieu, mais ceux qui ont abusé du bien en renonçant à un bien supérieur.
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Rom. I, 25. ↩
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Concerning the Nature of Good, Against the Manichaeans
Chapter 36.--No Creature of God is Evil, But to Abuse a Creature of God is Evil.
For who is so foolish as to think a creature of God, especially one planted in Paradise, blameworthy; when indeed not even thorns and thistles, which the earth brought forth, according to the judiciary judgment of God, for wearing out the sinner in labor, should be blamed? For even such herbs have their measure and form and order, which whoever considers soberly will find praiseworthy; but they are evil to that nature which ought thus to be restrained as a recompense for sin. Therefore, as I have said, sin is not the striving after an evil nature, but the desertion of a better, and so the deed itself is evil, not the nature which the sinner uses amiss. For it is evil to use amiss that which is good. Whence the apostle reproves certain ones as condemned by divine judgment, "Who have worshipped and served the creature more than the Creator." 1 He does not reprove the creature, which he who should do would act injuriously towards the Creator, but those who, deserting the better, have used amiss the good.
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Rom. i. 25. ↩