20.
Citons donc maintenant quelques textes des psaumes, composés si longtemps avant le Christ, et réjouissons-nous de voir leurs prédictions accomplies. Et d'abord, que les Donatistes entendent ce que Pétilien, je ne sais pourquoi, a cité dans sa lettre, et ensuite qu'ils prononcent : « Le Seigneur m'a dit : Tu es mon Fils; je t'ai engendré aujourd'hui. Fais-moi une demande, et je te donnerai les nations pour héritage, et jusqu'aux extrémités de la terre pour ta propriété1 ». Jamais chrétien a-t-il douté que cette prophétie ait le Christ pour objet, et que par cet héritage il faille entendre l'Eglise elle-même? Mais elle doit renfermer dans les filets des mêmes mystères les bons et les méchants, et c'est pourquoi le Psalmiste ajoute : « Tu les gouverneras avec une verge de fer, et tu les briseras comme le vase du potier ». N'est-ce pas la même justice toujours ferme, toujours inflexible qui dirige les bons, et qui brise les méchants?
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Ps. II, 7, 8. ↩