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Œuvres Augustin d'Hippone (354-430) De peccatorum meritis et remissione et de baptismo paruulorum Du mérite et de la rémission des péchés et du baptême des petits enfants
LIVRE DEUXIÈME. TOUS LES HOMMES SONT PÉCHEURS.

CHAPITRE XXVI. PLUSIEURS MODES DE SANCTIFICATION. — LE SACREMENT DES CATÉCHUMÈNES.

Il y a plus d'une sorte de sanctification. Ainsi nos catéchumènes, je le crois, sont sanctifiés d'une manière à eux particulière par le signe de Jésus-Christ, et par la prière qui accompagne l'imposition de la main ; ce qu'ils reçoivent n'est pas encore, il est vrai, le corps de Jésus-Christ, mais c'est déjà une chose sainte toutefois1, et plus sainte que les aliments qui servent à notre nourriture, car c'est déjà un sacrement. Il y a plus: les aliments mêmes dont nous usons pour soutenir notre vie corporelle, sont sanctifiés, aux termes de ce même grand Apôtre, par la parole de Dieu et par la prière2 que nous adressons à Dieu, bien que notre première intention soit de restaurer nos pauvres corps. On le voit, cette sanctification de nos aliments n'empêche pas que ce qui est entré par la bouche ne descende dans les entrailles et ne soit jeté au lieu secret pour subir entièrement cette corruption par où finissent et périssent toutes les choses de la terre; aussi, nonobstant cet aliment matériel, le Seigneur nous exhorte à chercher une autre nourriture qui ne peut se corrompre3. Par une raison semblable, la sanctification du catéchumène, s'il ne reçoit pas le baptême, ne peut lui ouvrir l'entrée du royaume des cieux ni lui produire la rémission des péchés. — Concluons que cette sanctification, de quelque espèce qu'elle soit, dont l'Apôtre atteste l'existence dans les fils des fidèles, n'a aucun rapport à la présente question du baptême, de l'origine ou de la rémission des péchés. En effet, dans ce passage même, il parle d'une sanctification aussi des époux infidèles dans leurs conjointes fidèles. Voici ses expressions: « Car le mari infidèle est sanctifié dans son épouse, et la femme infidèle est sanctifiée par le frère, son époux. Autrement vos enfants seraient impurs, mais aujourd'hui ils sont saints4 ». Quelque sens qu'on attache à ce texte, nul, je pense, n'oserait l'interpréter assez infidèlement pour en conclure qu'un mari, même non chrétien, par la seule raison que son épouse est chrétienne, ne doive pas lui aussi être baptisé ; et de ce que l'Apôtre l'aura déclaré sanctifié dans sa femme, nul ne s'imaginera que le voilà parvenu déjà à la rémission des péchés et destiné à entrer dans le royaume des cieux.


  1. Les catéchumènes recevaient le sacrement du sel, et un canon 5e du 3e concile de Carthage parle de ce symbole sacré. Saint Augustin l'appelle ailleurs (de Catechiz. Rudibus, n. 50) un sacrement, un symbole que sanctifie une bénédiction. Parlant de son propre catéchuménat, il dit : « J'étais déjà marqué du signe de la croix de Jésus-Christ, et je goûtais le saint condiment a de son sel ». (Confess. lib. I, cap. XI.)  ↩

  2. I Tim. IV, 5.  ↩

  3. Jean, VI, 27. ↩

  4. I Cor. VII,14. ↩

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Du mérite et de la rémission des péchés et du baptême des petits enfants

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