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De la grâce de Jésus-Christ et du péché originel
19.
Parlant de cette possibilité dans son premier livre du Libre arbitre, Pélage s'exprime ainsi ; « Dieu a mis en nous la possibilité du bien et du mal; cette possibilité, si je puis m'exprimer ainsi, est comme une sorte de racine fructifiante et féconde, qui produit et enfante les résultats les plus divers, au gré de la volonté de l'homme; et, suivant le libre arbitre de celui qui la cultive, elle peut soit briller de tout l'éclat de la fleur des vertus, soit se couvrir honteusement de toutes les épines des vices». Ne pesant pas les conséquences de ses paroles, Pélage, contrairement à la vérité évangélique et à la doctrine apostolique, ne donne au bien et au mal qu'une seule et même racine. Le Seigneur, ne dit pas que l'arbre bon peut porter de mauvais fruits, ni que l'arbre mauvais peut en porter de bons1. D'un autre côté, en nous disant que la racine de tous les maux c'est la cupidité, l'apôtre saint Paul nous avertit que la racine de tous les biens, c'est la charité2. Ces deux arbres, le bon et le mauvais, ne sont-ce pas deux hommes, l'un bon et l'autre mauvais? Or, quel est l'homme bon,si ce n'est pas l'homme de bonne volonté, c'est-à-dire l'arbre d'une bonne racine? Et l'homme mauvais, quel est-il? N'est-ce pas l'homme d'une volonté mauvaise, c'est-à-dire l'arbre d'une mauvaise racine? Or, les fruits de ces racines et de ces arbres, c'est ce que nous faisons, c'est ce que nous disons, c'est ce que nous pensons; les bons sont produits par la bonne volonté, et les mauvais parla volonté mauvaise.
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A Treatise on the grace of christ, and on original sin
Chapter 19 [XVIII.]--The Two Roots of Action, Love and Cupidity; And Each Brings Forth Its Own Fruit.
Concerning this "capacity," Pelagius thus writes in the first book of his Defence of Free Will: "Now," says he, "we have implanted in us by God a capacity for either part. 1 It resembles, as I may say, a fruitful and fecund root which yields and produces diversely according to the will of man, and which is capable, at the planter's own choice, of either shedding a beautiful bloom of virtues, or of bristling with the thorny thickets of vices." Scarcely heeding what he says, he here makes one and the same root productive both of good and evil fruits, in opposition to gospel truth and apostolic teaching. For the Lord declares that "a good tree cannot bring forth evil fruit, neither can a corrupt tree bring forth good fruit;" 2 and when the Apostle Paul says that covetousness is "the root of all evils," 3 he intimates to us, of course, that love may be regarded as the root of all good things. On the supposition, therefore, that two trees, one good and the other corrupt, represent two human beings, a good one and a bad, what else is the good man except one with a good will, that is, a tree with a good root? And what is the bad man except one with a bad will, that is, a tree with a bad root? The fruits which spring from such roots and trees are deeds, are words, are thoughts, which proceed, when good, from a good will, and when evil, from an evil one.