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Werke Augustinus von Hippo (354-430) De gratia Christi et de peccato originali

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De la grâce de Jésus-Christ et du péché originel

26.

Que Pélage cesse donc de se tromper lui-même et de tromper les autres, par ses discussions contre la grâce de Dieu. Nous devons prêcher l'absolue nécessité de la grâce de Dieu, non pas seulement par rapport à la possibilité de la bonne volonté et de l'action, mais aussi par rapport à la volonté elle-même et à l'action, pour les rendre bonnes. J'avoue qu'il associe la possibilité. à la volonté et à l'action, toutefois il est parfaitement dans l'erreur quand il conclut que Dieu lui-même partage la responsabilité de nos péchés, au même titre qu'il partage la gloire de nos bonnes oeuvres, et cela en conséquence de cette possibilité elle-même. C'est donc dénaturer le secours de la grâce divine que de lui donner pour objet unique la possibilité naturelle. Que Pélage ne dise plus: « En tant que nous pouvons faire, dire et penser toute sorte de bien, la gloire en revient tout entière à Celui qui nous a donné ce pouvoir, et qui lui aide par sa grâce; mais en tant que nous faisons, que nous parlons ou que nous pensons le bien, à nous seuls en revient toute la gloire, parce que c'est notre oeuvre propre ». Qu'il cesse, dis-je, de tenir un semblable langage. Car Dieu ne s'est pas contenté de nous donner le pouvoir et de lui venir en aide; c'est aussi le vouloir et l'action qu'il opère en nous1. Non pas en ce sens que nous n'ayons ni volonté ni action ; mais en ce sens que nous ne voulons ni ne faisons rien de bien sans le secours de sa, grâce. Comment dire: « Le pouvoir de bien faire nous vient de Dieu ; mais la bonne action que nous faisons nous appartient tout entière », quand nous entendons l'Apôtre nous assurer qu'il demande à Dieu, pour ceux auxquels il écrivait, qu'ils né commettent pas le mal et qu'ils fassent le bien ? L'Apôtre ne dit pas « Nous demandons » que vous puissiez ne faire aucun mal; mais «que vous ne fassiez pas « le mal » ; ce n'est pas non plus pour que vous puissiez faire le bien, que nous prions, mais « pour que vous fassiez le bien2 ». Il est écrit: « Tous ceux qui sont conduits par l'Esprit de Dieu sont les enfants de Dieu3»; si donc ils font ce qui est bien, c'est qu'ils sont, conduits par Celui qui est bon. « En tant que nous pouvons bien parler », dit Pélage, « ce don vient de Dieu, mais en tant que nous parlons bien, ceci vient de nous » ; comment donc peut-il tenir ce langage, quand le Seigneur lui-même nous dit : « C'est l'Esprit de votre Père qui parle en vous ? » Il ne dit pas : Ce n'est pas vous qui vous êtes donné le pouvoir de bien parler; mais: « Ce n'est pas vous qui parlez4 ». Il ne dit pas davantage : « C'est l'Esprit de votre Père » qui vous donne ou vous a donné le pouvoir de bien parler ; mais « qui parle en vous ». Il ne s'agit donc pas seulement d'un secours à la possibilité, mais d'une coopération effective en nous. Comment peut-il dire, ce prôneur orgueilleux du libre arbitre: «En tant que nous pouvons penser le bien, ce pouvoir nous vient de Dieu ; mais en tant que nous pensons le bien, cette opération nous appartient en propre? » A cette orgueilleuse prétention, voici ce que répond l'humble prédicateur de la grâce: « Nous ne sommes pas capables de former de nous-mêmes aucune bonne pensée, comme étant de nous-mêmes ; tout ce que nous faisons vient de Dieu5 ». Il ne parle pas du pouvoir de penser, mais de la pensée elle-même.


  1. Philipp. II, 13.  ↩

  2. II Cor. XIII, 7.  ↩

  3. Rom. VIII, 14. ↩

  4. Matt. X, 20.  ↩

  5. II Cor. III, 5.  ↩

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A Treatise on the grace of christ, and on original sin

Chapter 26 [XXV.]--The Pelagian Grace of "Capacity" Exploded. The Scripture Teaches the Need of God's Help in Doing, Speaking, and Thinking, Alike.

Let Pelagius, therefore, cease at last to deceive both himself and others by his disputations against the grace of God. It is not on account of only one of these three 1 --that is to say, of the "capacity" of a good will and work--that the grace of God towards us ought to be proclaimed; but also on account of the good "will" and "work" themselves. This "capacity," indeed, according to his definition, avails for both directions; and yet our sins must not also be attributed to God in consequence, as our good actions, according to his view, are attributed to Him owing to the same capacity. It is not only, therefore, on this account that the help of God's grace is maintained, because it assists our natural capacity. He must cease to say, "That we are able to do, say, think any good, is from Him who has given us this ability, and who also assists this ability; whereas that we really do a good thing, or speak a good word, or think a good thought, proceeds from our own selves." He must, I repeat, cease to say this. For God has not only given us the ability and aids it, but He further works in us "to will and to do." 2 It is not because we do not will, or do not do, that we will and do nothing good, but because we are without His help. How can he say, "That we are able to do good is of God, but that we actually do it is of ourselves," when the apostle tells us that he "prays to God" in behalf of those to whom he was writing, "that they should do no evil, but that they should do that which is good?" 3 His words are not, "We pray that ye be able to do nothing evil;" but, "that ye do no evil." Neither does he say, "that ye be able to do good;" but, "that ye do good." Forasmuch as it is written, "As many as are led by the Spirit of God, they are the sons of God," 4 it follows that, in order that they may do that which is good, they must be led by Him who is good. How can Pelagius say, "That we are able to make a good use of speech comes from God; but that we do actually make this good use of speech proceeds from ourselves," when the Lord declares, "It is the Spirit of your Father which speaketh in you"? 5 He does not say, "It is not you who have given to yourselves the power of speaking well;" but His words are, "It is not ye that speak." 6 Nor does He say, "It is the Spirit of your Father which giveth, or hath given, you the power to speak well;" but He says, "which speaketh in you." He does not allude to the motion 7 of "the capacity," but He asserts the effect of the co-operation. How can this arrogant asserter of free will say, "That we are able to think a good thought comes from God, but that we actually think a good thought proceeds from ourselves"? He has his answer from the humble preacher of grace, who says, "Not that we are sufficient of ourselves to think anything as of ourselves, but our sufficiency is of God." 8 Observe he does not say, "to be able to think anything;" but, "to think anything."


  1. See above, ch. 4. ↩

  2. Phil. ii. 13. ↩

  3. See 2 Cor. xiii. 7. ↩

  4. Rom. viii. 14. ↩

  5. Matt. x. 20. ↩

  6. Matt. x. 20. ↩

  7. See ch. 15 at the end. ↩

  8. 2 Cor. iii. 5. ↩

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A Treatise on the grace of christ, and on original sin
De la grâce de Jésus-Christ et du péché originel

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