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De la grâce de Jésus-Christ et du péché originel
36.
Si Célestius lui-même ne nous l'avait appris, personne assurément ne se serait douté que cette confession si claire en apparence cachait une contradiction. Dans le libelle qu'il invoqua à Rome dans le procès ecclésiastique, il confessa que « les enfants sont baptisés pour la rémission des péchés », et cependant il nia que « ces enfants fussent coupables d'aucun péché originel ». Mais laissons de côté le baptême des enfants et voyons ce que pense Pélage du secours de la grâce, même dans cette profession de foi qu'il envoya à Rome. « Nous fat« sons profession de croire au libre arbitre, mais nous disons en même temps que nous avons toujours besoin du secours de Dieu ». Ici encore nous demandons quel est ce secours dont il reconnaît en nous le besoin continuel ; et sa réponse est pour nous fort ambiguë, parce qu'il peut répondre qu'il entend parler de la loi onde la doctrine chrétienne dont le secours est nécessaire à cette possibilité naturelle. Pour nous, la grâce que nous cherchons en les confessant, c'est celle dont l'Apôtre a dit : « Dieu ne nous a pas donné l'esprit de crainte, mais l'esprit de force, de charité et de continence1 ». Or, de ce que tel homme possède le don de science qui lui enseigne ce qu'il doit faire, il ne suit pas nécessairement qu'il possède le don de charité pour l'accomplir.
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II Tim. I, 7. ↩
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A Treatise on the grace of christ, and on original sin
Chapter 36 [XXXIII.]--Coelestius Openly Declares Infants to Have No Original Sin.
Who would believe that, under so clear a confession, there is concealed a contrary meaning, if Coelestius had not exposed it? He who in that book of his, which he quoted at Rome in the ecclesiastical proceedings there, 1 distinctly acknowledged that "infants too are baptized for the remission of sins," also denied "that they have any original sin." But let us now observe what Pelagius thought, not about the baptism of infants, but rather about the assistance of divine grace, in this exposition of his belief which he forwarded to Rome. "We confess," says he, "free will in such a sense that we declare ourselves to be always in need of the help of God." Well, now, we ask again, what the help is which he says we require; and again we find ambiguity, since he may possibly answer that he meant the law and the teaching of Christ, whereby that natural "capacity" is assisted. We, however, on our side require them to acknowledge a grace like that which the apostle describes, when he says: "For God hath not given us the spirit of fear; but of power, and of love, and of a sound mind;" 2 although it does not follow by any means that the man who has the gift of knowledge, whereby he has discovered what he ought to do, has also the grace of love so as to do it.