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De la grâce de Jésus-Christ et du péché originel
45.
«Qu'ils lisent également », dit-il, « un opuscule que j'ai composé tout récemment, en faveur du libre arbitre. Cette lecture leur prouvera qu'on ne saurait, sans une criante injustice, nous accuser de nier la grâce, puisque, à toutes les pages de ce livre, nous confessons hautement la coexistente du libre arbitre et de la grâce ». Cet ouvrage renferme quatre livres; je les ai lus, et ce sont eux qui m'ont fourni la matière des discussions que j'ai soutenues avant de commencer l'examen de la lettre qu'il envoya à Rome. Du reste, dans ces quatre livres, quand il semble parler de la grâce qui nous aide à éviter le mal et à faire le bien, il se garde bien de sortir de l'ambiguïté de ses expressions, et pour lui tout se résume à dire à ses disciples que la loi et la doctrine sont le seul secours que la grâce fournit au pouvoir naturel. Quant à nos prières, le seul but que nous puissions nous y proposer, c'est d'obtenir que la doctrine divine brille à nos yeux d'un plus vif éclat; mais il ne s'agit nullement d'obtenir pour l'esprit de l'homme un secours qui lui aide à accomplir, par la dilection et par l'action, le précepte dont l'obligation lui est parfaitement connue. Tel est le point le plus clair de sa doctrine, et il ne fait que le confirmer par la distinction qu'il établit entre la possibilité, la volonté et l'action. Il soutient que la possibilité seule est toujours aidée par le secours divin; mais s'agit-il de la volonté et de l'action, elles ne lui paraissent avoir besoin d'aucun secours de Dieu. Quant au secours dont il veut bien favoriser la possibilité naturelle, il le fait consister tout entier dans la loi et dans la doctrine, telles qu'elles nous sont révélées par le Saint-Esprit, révélation que nous ne cessons d'implorer dans nos prières. D'un autre côté, il ne refuse pas aux temps prophétiques le secours de la loi et de la doctrine; aussi conclut-il que s'il s'agit de la grâce proprement dite, le secours de cette grâce consiste uniquement dans les exemples que Jésus-Christ nous a laissés. Nouveau subterfuge qui ne vous empêche pas de voir que ce secours se confond avec la doctrine évangélique. Ainsi donc, on nous montre la voie que nous devons suivre; alors, sans avoir besoin d'aucun secours, et avec les seules forces de notre libre arbitre, nous nous suffisons à nous-mêmes pour ne jamais sortir de la voie. Il va plus loin encore et soutient que la nature seule peut découvrir cette voie, quoiqu'elle y arrive plus facilement quand elle est aidée par la grâce.
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A Treatise on the grace of christ, and on original sin
Chapter 45 [XLI.]--To What Purpose Pelagius Thought Prayers Ought to Be Offered.
"Let them also read," says he, "my recent little treatise which we were obliged to publish a short while ago in defence of free will, and let them acknowledge how unfair is their determination to disparage us for a denial of grace, when we throughout almost the whole work acknowledge fully and sincerely both free will and grace." There are four books in this treatise, all of which I read, marking such passages as required consideration, and which I proposed to discuss: these I examined as well as I was able, before we came to that epistle of his which was sent to Rome. But even in these four books, that which he seems to regard as the grace which helps us to turn aside from evil and to do good, he describes in such a manner as to keep to his old ambiguity of language, and thus have it in his power so to explain to his followers, that they may suppose the assistance which is rendered by grace, for the purpose of helping our natural capacity, consists of nothing else than the law and the teaching. Thus our very prayers (as, indeed, he most plainly affirms in his writings) are of no other use, in his opinion, than to procure for us the explanation of the teaching by a divine revelation, not to procure help for the mind of man to perfect by love and action what it has learned should be done. The fact is, he does not in the least relinquish that very manifest dogma of his system in which he sets forth those three things, capacity, volition, action; maintaining that only the first of these, the capacity, is favoured with the constant assistance of divine help, but supposing that the volition and the action stand in no need of God's assistance. Moreover, the very help which he says assists our natural capacity, he places in the law and teaching. This teaching, he allows, is revealed or explained to us by the Holy Ghost, on which account it is that he concedes the necessity of prayer. But still this assistance of law and teaching he supposes to have existed even in the days of the prophets; whereas the help of grace, which is properly so called, he will have to lie simply in the example of Christ. But this example, you can plainly see, pertains after all to "teaching,"--even that which is preached to us as the gospel. The general result, then, is the pointing out, as it were, of a road to us by which we are bound to walk, by the powers of our free will, and needing no assistance from any one else, may suffice to ourselves not to faint or fail on the way. And even as to the discovery of the road itself, he contends that nature alone is competent for it; only the discovery will be more easily effected if grace renders assistance.