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De la grâce de Jésus-Christ et du péché originel
48.
Que Pélage prête donc l'oreille, et il entendra ce vénérable évêque de Milan, dans son second livre de l'exposition de. l'Evangile selon saint Luc1, disant et enseignant que Dieu coopère même avec nos volontés. « Vous voyez», dit-il, «que partout la vertu du Seigneur se mêle aux efforts humains; personne ne peut édifier sans le Seigneur, garder sans le Seigneur, et rien commencer sans le Seigneur. De là cette parole de l'Apôtre : Soit que vous mangiez, soit que vous buviez, faites tout pour la gloire de Dieu2 ». Les hommes ont coutume de dire:
Nous commençons, et c'est Dieu qui achève; saint Ambroise, vous l'avez remarqué, condamne même ce langage et ne craint pas de dire: « Personne ne peut rien commencer sans le Seigneur ». Au sixième livre du même ouvrage, parlant des deux débiteurs d'un même créancier, il s'exprime ainsi: « Selon les hommes, celui qui devait le plus, c'est celui qui avait le plus offensé; mais la miséricorde du Seigneur a changé cet ordre de choses, et maintenant celui qui devait le plus, c'est lui qui a le plus aimé, pourvu cependant qu'il ait obtenu la grâce3 ». Ce docteur catholique pouvait-il enseigner plus clairement que la dilection elle-même, qui permet à un homme d'aimer davantage, est l'un des bienfaits de la grâce?
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A Treatise on the grace of christ, and on original sin
Chapter 48 [XLIV].--Ambrose is Not in Agreement with Pelagius.
I wish, indeed, that he would listen to the venerable bishop when, in the second book of his Exposition of the Gospel according to Luke, 1 he expressly teaches us that the Lord co-operates also with our wills. "You see, therefore," says he, "because the power of the Lord co-operates everywhere with human efforts, that no man is able to build without the Lord, no man to watch without the Lord, no man to undertake anything without the Lord. Whence the apostle thus enjoins: Whether ye eat, or whether ye drink, do all to the glory of God.'" 2 You observe how the holy Ambrose takes away from men even their familiar expressions,--such as, "We undertake, but God accomplishes,"--when he says here that "no man is able to undertake anything without the Lord." To the same effect he says, in the sixth book of the same work, 3 treating of the two debtors of a certain creditor: "According to men's opinions, he perhaps is the greater offender who owed most. The case, however, is altered by the Lord's mercy, so that he loves the most who owes the most, if he yet obtains grace." See how the catholic doctor most plainly declares that the very love which prompts every man to an ampler love appertains to the kindly gift of grace.