Übersetzung
ausblenden
De la grâce de Jésus-Christ et du péché originel
55.
Enfin, puisque Pélage trouvait dans le passage qu'il a cité de saint Ambroise quelque chose qui lui plaisait, pourquoi donc n'a-t-il pas cité également ces autres paroles qui font suite aux premières : « Il est impossible à la nature humaine de rester immaculée depuis le commencement ? » Pelage nie formellement que la possibilité naturelle dont nous sommes doués, soit viciée par le péché, aussi l'exalte-t-il avec une complaisance excessive, tandis que saint Ambroise en proclame hautement l'impuissance et la faiblesse. Pélage s'en indigne, mais le saint évêque ne fait que répéter, sous une autre forme, ces paroles de l'Apôtre : « Nous avons été autrefois enfants de colère, comme les autres1 ». En effet, par le péché du premier homme, triste fruit du libre arbitre, notre nature a été réellement viciée et condamnée. La grâce seule peut la renouveler, mais cette grâce ne peut nous venir que par le médiateur de Dieu et des hommes, et par le médecin tout-puissant établi de Dieu pour guérir cette nature malheureuse. Jusqu'ici nous avons exclusivement parlé de cette grâce qui seule produit en nous la justification, et par laquelle Dieu coopère en toutes choses, pour le bien, en faveur de ceux qui l'aiment2 et qu'il a aimés le premier3, puisque c'est de lui que leur vient la faveur même de l'aimer.
Maintenant, si Dieu nous en fait la grâce, nous allons parler du péché qui est entré dans le monde avec la mort par un seul homme, et qui de là est passé dans tous les hommes4. Nous espérons ainsi réfuter pertinemment ceux de nos adversaires qui ont osé contredire cette vérité et affirmer l'erreur contraire.
Übersetzung
ausblenden
A Treatise on the grace of christ, and on original sin
Chapter 55 [L.]--Ambrose Witnesses that Perfect Purity is Impossible to Human Nature.
He ought, moreover, carefully to note that, in the very same context from which he quoted that passage of Ambrose's, which seemed so satisfactory for his purpose, he also said this: "To be spotless from the beginning is an impossibility to human nature." 1 In this sentence the venerable Ambrose does undoubtedly predicate feebleness and infirmity of that natural "capacity," which Pelagius refuses faithfully to regard as corrupted by sin, and therefore boastfully extols. Beyond question, this runs counter to this man's will and inclination, although it does not contravene the truthful confession of the apostle, wherein he says: "We too were once by nature the children of wrath, even as others." 2 For through the sin of the first man, which came from his free will, our nature became corrupted and ruined; and nothing but God's grace alone, through Him who is the Mediator between God and men, and our Almighty Physician, succours it. Now, since we have already prolonged this work too far in treating of the assistance of the divine grace towards our justification, by which God co-operates in all things for good with those who love Him, 3 and whom He first loved 4 --giving to them that He might receive from them: we must commence another treatise, as the Lord shall enable us, on the subject of sin also, which by one man has entered into the world, along with death, and so has passed upon all men, 5 setting forth as much as shall seem needful and sufficient, in opposition to those persons who have broken out into violent and open error, contrary to the truth here stated.