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Œuvres Jérôme de Stridon (347-420) Traité à Théophile, patriarche d'Alexandrie, sur Jean de Jérusalem

12.

Je le répète encore une fois, je souhaite de vivre en bonne intelligence avec lui; je désire la paix , mais une paix de Jésus-Christ; et je vous prie de lui dire qu'il doit aussi la souhaiter, et non pas nous contraindre à l'accepter. Qu'il se contente de nous avoir traités d'une manière si dure et si outrageante, et qu'il se montre désormais un peu plus charitable envers nous, afin de guérir les plaies qu'il nous a faites autrefois. Qu'il soit tel à notre égard qu'il était lorsque son propre penchant le portait à nous aimer; qu'il n'agisse point par les mouvements d'une passion étrangère; qu'il fasse ce qu'il veut lui-même, et non pas ce que les autres lui suggèrent; qu'il remplisse les devoirs d'un véritable évêque en commandant également à tous, ou qu'il imite l'apôtre saint Paul en travaillant avec une égale charité au salut de tous ses frères.

S'il agit ainsi à notre égard, nous voilà d'accord; il peut nous regarder comme ses amis et comme ses proches, et être persuadé que nous lui serons parfaitement soumis en Jésus-Christ, comme nous le sommes à tous les autres évêques. « La charité est patiente, elle est douce; la charité n'est point envieuse, elle ne s'enfle point d'orgueil ; elle endure tout, elle croit tout ; » elle est la mère de toutes les vertus, et quand elle est jointe avec la foi et l'espérance, comme saint Paul les unit en disant : « La foi, l'espérance et la charité, » ces trois vertus sont comme une « triple corde qu'on ne saurait rompre. » Nous avons la foi et l'espérance, et ces deux vertus nous unissent tous parles liens de la charité. Car nous avons quitté notre pays pour vivre en paix dans la solitude; pour respecter les évêques de Jésus-Christ qui enseignent la véritable foi, non pas avec la sévérité d'un maître, mais avec l'affection d'un père ; pour leur rendre tout ce qui est dû à leur dignité et à leur caractère ; non pas pour nous assujettir à l'injuste domination de ceux qui, abusant du nom et de l'autorité des évêques, veulent nous traiter en esclaves. Nous n'avons pas assez d'orgueil pour leur refuser ce qui leur est dû, persuadés que celui qui honore les évêques de Jésus-Christ honore en leur personne celui dont ils tiennent la place.

Mais qu'ils se contentent du respect qu'on leur doit, et qu'ils sachent qu'ils sont pères et non pas maîtres, particulièrement de ceux qui préfèrent le repos et la tranquillité de la vie solitaire aux grandeurs et aux vanités du monde. Je prie Dieu qu'il rende vos prières efficaces, et qu'il nous fasse la grâce de nous unir tous par les liens d'une charité tendre et sincère, et non pas par une fausse paix; « de peur que, nous mordant et nous dévorant les uns les autres, nous ne nous détruisions aussi les uns les autres, » comme dit saint Paul dans son épître aux Galates.

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Traductions de cette œuvre
Traité à Théophile, patriarche d'Alexandrie, sur Jean de Jérusalem

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