Chapitre LVIII.
Cette victoire fournit un nouvel aliment au feu de l'exaspération des esprits ; l'incendie s'étendit de tous côtés et se répandit sur la surface entière de notre territoire : il se propagent au milieu du jour, comme pendant la nuit. L'obscurité, les brouillards, les plus épaisses ténèbres et l'horreur environnaient de toutes parts la race d'Ascénez, On était accablé sous le poids, des terreurs, des craintes et des larmes, qui se trouvaient amassées sur nous. C'était un poids énorme, bien plus lourd que les pierres de la vallée de Nak'houevr. Pour le malheur de Sempad et en haine de la race de Thorgoma, les flèches des cavaliers ennemis et les lances du Seigneur tombaient sur nous ; de nouveau, l'infortune poussa au milieu de notre vigne ; la perte et le malheur germèrent dans notre demeure, qui se hérissa d'épines.
