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Werke Johannes Chrysostomus (344-407) In epistulam i ad Corinthios argumentum et homiliae 1-44

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Commentaire sur la première épitre aux Corinthiens

4.

Si on ne reçoit pas un roi comme une autre personne, et que dis-je d'un roi? s'il est vrai qu'on ne touche pas avec des mains souillées un vêtement de roi, fût-on même dans un lieu solitaire, seul, loin de tout témoin; et cependant un vêtement n'est autre chose qu'un tissu filé par des vers; si vous admirez la pourpre, et cependant ce n'est que le sang d'un poisson mort; toutefois, nul n'oserait y toucher, avec des mains souillées : eh bien, si l'on n'ose pas toucher, sans précaution, un vêtement d'homme, oserons-nous bien, quand c'est le corps du Dieu de l'univers, le corps immaculé, resplendissant de pureté, uni à cette ineffable nature divine, le corps par lequel nous sommes, par lequel nous vivons, par lequel les portes de la mort ont été brisées, les voûtes du ciel nous sont ouvertes, oserons-nous bien le recevoir avec d'indignes outrages? Non, je vous en prie, ne soyons pas homicides de nous-mêmes par notre impudence ; soyons saisis d'une sainte horreur, soyons purs en nous approchant de ce corps, et quand vous le verrez exposé à vos yeux, dites-vous à vous-même : c'est à ce corps que je dois de ne glus être terre et cendre, de ne plus être captif, mais libre; c'est par lui que j'espère le ciel, et les biens qui sont là-haut, en réserve pour moi, la vie immortelle, la condition des anges, l'intimité avec le Christ. Ce corps a été cloué sur la croix, ce corps a été déchiré par les fouets, la mort n'en a pas triomphé; ce corps, attaché à la croix, a fait que le soleil a détourné ses rayons; c'est par ce corps que le voile du temple a été déchiré, que les rochers se sont fendus, que la terre entière a été ébranlée; le voilà ce corps qui a été ensanglanté, percé d'une lance d'où ont jailli deux sources salutaires pour le monde, une source de sang, une source d'eau. Voulez-vous d'ailleurs en connaître la vertu, demandez-la à la femme, travaillée d'une perte de sang, qui n'a pas touché ce corps, mais rien que le vêtement; qui n'a pas touché le vêtement, mais rien que la bordure; demandez-la à la mer, qui a porté ce corps sur ses flots; demandez-la au démon lui-même, et dites-lui : D'où te vient cette plaie incurable? d'où vient que te voilà sans pouvoir? d'où vient que tu es captif? qui t'a saisi pendant que tu (454) fuyais? Et le démon ne vous répondra que ces mots : Le corps crucifié. C'est par lui que les aiguillons de l'enfer ont été brisés; par lui que les membres du démon ont été broyés, par lui que les principautés et les puissances ont été désarmées. « Et ayant désarmé les principautés et les puissances, il les a menées hautement en triomphe, à la face du monde entier, après les avoir vaincues par sa croix ». (Colos. II, 15.)

Demandez-la à la mort, la vertu de ce corps, et dites-lui : D’où vient que tu n'as plus aiguillon ? d'où vient que la chaîne de tes victoires est rompue? d'où vient que tu n'as plus de nerfs? d'où vient que les jeunes filles et que les enfants te trouvent ridicule, toi qui faisais peur aux tyrans , toi que tous les justes redoutaient jusque-là? Et la mort dira: C'est à cause de ce corps. Car, lorsqu'on le crucifiait, alors les morts ressuscitèrent, alors la prison infernale fut défoncée, alors les portes d'airain furent brisées, et les morts furent libres, et les geôliers de l'enfer furent tous frappés de stupeur. Si ce supplicié eût été un homme ordinaire, c'est le contraire qui devait arriver ; la mort aurait été plus puissante ; mais non, ce n'était pas un homme ordinaire, et voilà pourquoi la mort fut brisée. Et de même qu'après avoir pris un aliment que l'on ne saurait digérer, il faut rendre, outre cet aliment, tout ce qu'on avait pris, de même a fait la mort. Ce corps qu'elle avait pris elle n'a pu le digérer, elle a dû le rejeter, et avec lui tous ceux qui étaient dans ses entrailles. Ce corps divin, dans le sein de la mort, la déchira douloureusement , jusqu'à ce qu'elle l'eût rendu. De là ce que dit l'apôtre: « En arrêtant les douleurs de l'enfer ». (Act. XI, 24.) Non, jamais femme dans les douleurs de l'enfantement, n'est tourmentée comme le fut la mort, quand le corps du Seigneur déchirait ses entrailles. Et vous savez ce qui arriva au dragon de Babylone , qui mangea et creva; c'est ce qui est arrivé à la mort. Car le Christ n'est pas sorti, par la bouche de la mort, mais par le ventre même ; par le milieu du ventre du dragon, crevé et déchiré. C'est ainsi qu'il est sorti de ses entrailles environné de splendeur, rayonnant de toutes parts, et il a pris son essor non-seulement jusqu'au ciel que nos yeux contemplent, mais jusque sur les hauteurs de son trône. Car il a enlevé son corps avec lui. Ce même corps, il nous l'a donné pour le posséder, pour nous en nourrir, preuve d'un ardent amour; car ceux que nous aimons d'un vif amour, nous voudrions les manger. C'est ainsi que Job disait, pour montrer l'amour que lui portaient ses serviteurs, que souvent ils témoignaient l'ardeur de leur affection pour lui, par ces paroles. « Qui nous donnera de sa chair, afin que nous en soyons rassasiés? » (Job, XXXI, 34.) C'est ainsi que le Christ nous a donné ses chairs, pour que nous en soyons rassasiés , pour s'assurer l'ardeur de plus en plus vive de notre amour.

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Homilien über den ersten Brief an die Korinther (BKV)

IV.

Es wagt ja Niemand, einen König unehrerbietig zu empfangen; ja, was sage ich, einen König? Nicht einmal das königliche Gewand erkühnt sich Jemand mit schmutzigen Händen zu berühren, obgleich er sich allein befindet und das Kleid nichts Anderes ist als ein Raupengewebe. Und wenn du die Farbe bewunderst, so ist auch diese Nichts als Blut einer getödteten Muschel;1 und doch dürfte Keiner es wagen, sie mit unsaubern Händen zu berühren. Wenn nun aber Niemand es wagt, das Kleid eines Menschen achtungslos zu behandeln, wie dürften wir dann den Leib des Gottmenschen, der über Alles ist, diesen reinen und mackellosen Leib, der mit jener göttlichen Natur vereinigt S. 415 ist, durch den wir Odem und Leben haben, durch den die Pforten der Hölle gebrochen und der Himmel geöffnet worden; — wie dürften wir diesen Leib mit so großem Unglimpf behandeln? Lasset uns, ich bitte euch, nicht selbst uns tödten durch Unverschämtheit, sondern mit Furcht und großer Reinheit wollen wir ihm nahen; und wenn du ihn vor dir daliegen siehst, so sprich zu dir selber: Durch diesen Leib bin ich nicht mehr Staub und Asche, nicht mehr ein Gefangener, sondern frei; durch diesen Leib hoffe ich den Himmel zu erlangen und alle Güter desselben — das ewige Leben, das Loos der Engel, den Umgang mit Christus. Diesen mit Nägeln durchbohrten und gegeißelten Leib konnte der Tod nicht behalten; vor diesem gekreuzigten Leib hüllte sich die Sonne in Dunkel; um seinetwillen zerriß damals der Vorhang des Tempels, die Felsen spalteten sich und die ganze Erde erbebte; das ist der Leib, der mit Blut bedeckt, mit der Lanze durchbohrt wurde, der für die ganze Welt zwei Heilquellen — Blut und Wasser — ausströmte. Willst du auch anderswoher seine Kraft kennen lernen? Frage das Weib, das am Blutflusse litt und nicht ihn selbst, sondern nur sein Kleid, ja nur den Saum seines Kleides berührte! Frage das Meer, das ihn auf seinem Rücken trug! Frage selbst den Teufel und sprich: Woher hast du diese unheilbare Wunde? Woher kömmt es, daß du jetzt so ohnmächtig bist? woher, daß du gefangen bist? Von wem wurdest du denn auf der Flucht ergriffen? — Und er wird dir nichts Anderes nennen als diesen gekreuzigten Leib. Durch diesen ward sein Stachel vernichtet, durch diesen sein Kopf zertreten, durch diesen wurden die Mächte und Gewalten zu Schanden gemacht; denn es heißt: „Er entwaffnete die Mächte und Gewalten, führte sie getrost auf, offenkundig triumphirend über sie in sich selber.“2 Frage auch den Tod und sprich: Wodurch ward dir dein Stachel benommen und dein Sieg entrissen? wodurch deine S. 416 Kraft gelähmt? Wie wurdest du, einst furchtbar den Tyrannen und allen Gerechten — jetzt lächerlich für Knaben und Mädchen? Und er wird die Ursache hievon diesem Leibe zuschreiben. Denn als er gekreuziget wurde, da erstanden die Todten, da ward jener Kerker geöffnet, die ehernen Thore gesprengt; die Todten kehrten wieder in’s Leben zurück und es erbebten die Wächter der Hölle. Wäre er ein Leib wie andere Leiber gewesen, so hätte das Gegentheil stattfinden und der Tod stärker sein müssen; so aber geschah es nicht, denn er war kein Leib wie die andern; darum ward der Tod überwunden. Und gleichwie Diejenigen, die eine Speise zu sich genommen haben, welche sie nicht verdauen können, auch das früher Genossene zurückgeben müssen, so erging es auch dem Tode. Weil er den Leib, den er empfing, nicht auflösen konnte, so spie er auch die andern aus, die er schon verschlungen hatte; denn sobald er diesen verschlungen, ward er von Wehen und Schmerzen gefoltert, bis er ihn wieder von sich gab. Darum spricht der Apostel: „Gott hat gelöst die Schmerzen des Todes.“3 Denn kein schwangeres Weib kann in Geburtsnöthen solche Wehen empfinden wie die, wodurch der Tod, nachdem er den Leib des Herrn aufgenommen, gefoltert wurde. Und wie der babylonische Drache barst, nachdem er die Speise verschlungen, so auch dieser. Denn Christus stieg aus dem Grabe nicht wie aus dem Rachen des Todes, sondern wie aus dem zerborstenen und zerrissenen Leibe des Drachen, glänzend und strahlend bis zum Himmel, bis zum Throne der Gottheit empor; bis dahin erhöhte er diesen Leib. Diesen Leib gab er uns anzufassen und zu genießen, was ein Beweis der innigsten Liebe ist. Diejenigen, welche wir heiß lieben, pflegen wir oft auch zu beissen. Daher sagt Job, um die Liebe seiner Sklaven zu bezeichnen, sie hätten oft aus Liebe zu ihm geäussert: „Wer wird es uns verstatten, S. 417 sein Fleisch zu verzehren?“4 So gab uns auch Christus sein Fleisch zur Speise, um uns zu einer innigeren Freundschaft anzulocken.


  1. Wörtlich: eines getödteten Fisches = νεκρωθέντος ἰχθύος, der Purpur -schnecke. ↩

  2. Kol. 2, 15. ↩

  3. Apostelg. 2, 24. ↩

  4. Job 31, 31. ↩

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