• Start
  • Werke
  • Einführung Anleitung Mitarbeit Sponsoren / Mitarbeiter Copyrights Kontakt Impressum
Bibliothek der Kirchenväter
Suche
DE EN FR
Werke Johannes Chrysostomus (344-407) In epistulam i ad Corinthios argumentum et homiliae 1-44 Commentaire sur la première épitre aux Corinthiens
HOMÉLIE XVIII.

1.

Après avoir passé du fornicateur à l'avare, il revient de l'avare au fornicateur, non en s'adressant à lui , mais à ceux qui n'ont pas commis ce péché; et pour les en garantir, il frappe encore sur le coupable. En effet, bien qu'on s'adresse à d'autres, celui qui a péché est néanmoins atteint, parce que sa conscience s'éveille et lui fait sentir le remords. La crainte de la: punition suffirait, il est vrai, à les maintenir dans la continence; mais comme il ne voulait pas que la crainte fût leur seul mobile cri: cela, il y ajoute des menaces et des raisonnements. Après avoir donc déterminé le genre de péché, fixé le châtiment, démontré le tort que le crime du fornicateur causait à tout le monde , il a quitté ce sujet pour passer à l'avare, et a conclu son discours en menaçant celui-ci de l'exclusion du royaume des cieux, lui et tous ceux dont il a fait l'énumération; maintenant il formule un avertissement plus terrible. En effet, celui qui se contente de punir une faute sans en faire voir la gravité, n'obtient pas grand résultat par le châtiment; et celui qui se contente de faire rougir sans épouvanter par la punition, ne touche pas fort les hommes insensibles. C'est pourquoi Paul fait l'un et l'autre; il fait rougir en disant : « Ne savez-vous pas que nous jugerons les anges? » Et il épouvante en disant: « Ne savez-vous pas que les avares n'entreront « pas dans le royaume des cieux? » Il emploie le même procédé à l'égard du fornicateur car après l'avoir d'abord effrayé par ce qu'il vient de dire, après l'avoir retranché et livré à Satan, après avoir rappelé le dernier jour, il le fait de nouveau rougir par ces paroles : « Ne savez-vous pas que vos corps sont les membres du Christ? » Comme s'il s'adressait désormais à des enfants de bonne naissance: C'est une explication plus claire de ce (407) qu'il a dit plus haut : « Le corps est pour le Seigneur ».

Ailleurs il en fait autant quand il dit : « Vous êtes le corps du Christ et les membres d'un membre ». (I Cor. XII, 27.) II emploie souvent cette comparaison, non pas toujours pour le même sujet, mais tantôt pour montrer l'amour, tantôt pour augmenter la crainte

ici pour intimider et effrayer : « Enlèverai-je donc les membres du Christ, pour en faire des membres de prostituée? A Dieu ne plaise ! » Rien de plus effrayant que cette parole. Il ne dit pas : Enlèverai-je donc les membres du Christ pour les unir à une prostituée? mais : « En ferai-je les membres d'une prostituée? » ce qui est plus énergique. Ensuite il fait voir ce qui arrive au fornicateur, en disant : « Ne savez-vous pas que celui qui s'unit à une prostituée devient un même corps avec elle? » Et la preuve? « Car», dit-il, «. ils seront deux en une seule chair. Mais celui qui s'attache au Seigneur est un seul esprit avec lui ». Le commerce charnel ne permet plus en effet d'être deux, mais de deux il ne fait qu'un. Et voyez comme il emploie ces mots propres et simples, en prenant pour termes de son accusation une prostituée et le Christ. « Fuyez la fornication». Il ne dit pas : abstenez-vous de la fornication; mais : « Fuyez », c'est-à-dire, empressez-vous de vous débarrasser, de ce vice. « Tout. péché que l’homme commet est hors de son corps; mais celui qui commet la fornication pèche contre son propre corps ». Ceci est moins fort. Mais comme il s'agit de la fornication , il la combat à outrance et en fait ressortir la gravité par le plus et par le moins. Le premier argument s'adressait aux plus pieux , le second est pour les plus faibles.

C'est le propre de la sagesse de Paul de faire. rougir, non-seulement par les motifs les plus puissants,.mais Encore par dé plus petits, par la laideur, par l'indécence. Quoi donc? Direz-vous : est-ce que le meurtrier ne souille pas sa main? et aussi l'avare et le voleur? Personne n'en doute; mais comme on ne pouvait pas dire qu'il n'y a rien de pire que le fornicateur, il fait paraître d'une autre façon l'énormité de ce crime, en disant qu'il fait du corps entier un objet d'exécration. Il est souillé, en effet, comme s'il était tombé dans une cuve d'immondices, et plongé dans l'ordure. Et c'est ainsi que nous en jugeons encore aujourd'hui. En effet, personne de nous, après s'être rendu coupable d'avarice ou de vol, ne songe à aller au bain : on revient tout simplement chez soi; tandis qu'après avoir péché. avec une prostituée, on va se baigner comme si on était devenu tout à fait impur: tant la conscience sent que ce péché la souille davantage ! Sans doute l'avarice et la fornication sont des fautes graves et précipitent en enfer ; mais comme. Paul agit toujours avec prudence:, il emploie tous les moyens en son pouvoir pour faire ressortir le crime de la fornication. « Ne savez-vous pas que votre corps est le temple de l'Esprit-Saint qui est en vous? »

pattern
  Drucken   Fehler melden
  • Text anzeigen
  • Bibliographische Angabe
  • Scans dieser Version
Download
  • docxDOCX (522.02 kB)
  • epubEPUB (505.73 kB)
  • pdfPDF (1.79 MB)
  • rtfRTF (1.68 MB)
Übersetzungen dieses Werks
Commentaire sur la première épitre aux Corinthiens
Homilien über den ersten Brief an die Korinther (BKV) vergleichen

Inhaltsangabe

Theologische Fakultät, Patristik und Geschichte der alten Kirche
Miséricorde, Av. Europe 20, CH 1700 Fribourg

© 2026 Gregor Emmenegger
Impressum
Datenschutzerklärung