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Werke Johannes Chrysostomus (344-407) In epistulam i ad Corinthios argumentum et homiliae 1-44 Commentaire sur la première épitre aux Corinthiens
HOMÉLIE XV.

1.

Quand il s'agissait de leurs divisions, il n'employait pas dès le début des termes aussi violents; trais il leur parlait d'abord doucement, et finissait par les accuser en disant : « Car j'ai été averti, mes frères, par ceux de la maison de Chloé, qu'il y a des contestations parmi vous ». (I Cor. I, 11.) Ici, il ne procède pas de la, même manière; mais il frappe tout d'abord; et fuit, autant que possible, peser sur tous l'accusation.. En effet, il ne dit . pas Pourquoi un tel a-t-il commis une fornication? Mais : « Il n'est bruit que d'une fornication commise parmi vous » ; il ne veut pas que, se croyant à l'abri du reproche, ils agissent avec négligence; mais que, le coup tombant sur la communauté et l'accusation sur l'Eglise, leur sollicitude s'éveille. Il veut leur dire: On ne dira pas, un tel a commis une fornication, mais tel péché s'est commis dans l'Eglise rie Corinthe. Il ne dit pas : On commet la fornication, mais : « Il n'est bruit... telle qu'il n'en existe pas chez les gentils mêmes. C'est toujours par comparaison aux gentils qu'il fait rougir les fidèles. Ainsi il écrivait aux Thessaloniciens : «Que chacun de vous sache posséder son corps saintement, et non dans la passion de la convoitises comme les autres nations » {I Thess. IV, 4, 5); et aux Colossiens et aux Ephésiens : « Ne marchez plus comme les autres nations ». (Eph. IV, 17.) Mais si ces fautes sont. impardonnables chez les gentils, à quel rang, dites-moi, placerons-nous les fidèles qui les dépassent ? Citez les gentils, non-seulement on ne commet; pas ce crime, mais il n'a même pas de nom. Voyez-vous jusqu'où il porte l'accusation? Car inventer un genre de luxure que les infidèles, non-seulement ne commettent pas, mais ne connaissent même pas, c'est porter le péché à son comble.

« Parmi vous », ces mots sont emphatiques; c'est-à-dire, parmi vous, les fidèles, qui participez à de si grands mystères, à qui on a communiqué les secrets divins, qui êtes appelés au ciel. Voyez-vous quelle indignation ce langage respire? Comme il est irrité contre eux tous? S'il n'eût pas été enflammé de courroux, il ne se serait pas ainsi adressé à tous; il eût dit : J'ai appris qu'un tel a commis le péché de fornication, punissez-le. Mais ce n'est pas ainsi qu'il parte: il s'adresse à tout le monde. Si on lui eût écrit pour le prévenir, il aurait pu employer ce langage. Or, non-seulement on ne lui a pas écrit, mais on cherche à tenir la faute dans l'ombre, voilà pourquoi il emploie des tertres plus violents. « Jusque-là que quelqu'un a la femme de son père ». Pourquoi ne dit-il pas . A commis la (388) fornication avec une femme? Il repousse ce terme trop honteux ; par pudeur il le passe sous silence, comme déjà contenu dans ce qu'il vient de dire. Et par là même il fortifie l'accusation en montrant qu'on commet chez eux un crime que Paul ne peut prendre sur lui de nommer ouvertement. C'est pourquoi il adopte encore plus bas la même formule : «Celui qui a commis cette action » ; puis il rougit de nouveau et se refuse encore à employer le terme propre : ce que nous avons coutume de faire dans les matières par trop honteuses. Il ne dit point non plus : Sa belle-mère, mais « la femme de son père », afin de frapper plus fort. En effet, quand les mots suffisent pour l'accusation, il les emploie et n'y ajoute rien. Ne m'objectez pas, leur dit-il, qu'il n'y a qu'un. fornicateur ; car le crime est commun à tous. Aussi ajoute-t-il : « Et vous êtes gonflés d'orgueil ». Il ne dit pas : A cause de ce péché (ce qui eût été absurde), mais à cause de l'enseignement de cet homme. Il ne s'exprime pas ainsi, il laisse de côté ce moyen, pour frapper plus fort.

Et voyez la prudence de Paul.. Après avoir d'abord détruit la sagesse du dehors et fait voir qu'elle n'est rien, même quand le péché- ne s'y ajoute pas, il parle enfin du péché. Si, à propos du fornicateur, qui était peut-être un sage, il eût dit que le don spirituel avait beaucoup de valeur , il n'eût pas fait grand'chose ; mais abattre la sagesse humaine, abstraction faite du péché, et démontrer qu'elle n'est rien, c'est la réduire au moindre prix possible. C'est donc après avilir d'abord établi la comparaison, qu'il mentionne le péché. Et, il ne daigne pas même parler au coupable, (en quoi il fait ressortir son extrême infamie) ; mais il dit à tous z Vous devriez pleurer, gémir, vous couvrir la face de honte, et vous faites tout le contraire. Aussi ajoute-t-il : « Et vous êtes gonflés d'orgueil ! Et vous n'êtes pas plutôt dans les pleurs ! » Qu'est-il donc arrivé, objecte-t-on, pour que nous soyons dans les pleurs ? Parce que l'accusation retombe sur toute l’Eglise. Et que gagnerons-nous à pleurer? « De faire disparaître un tel coupable du milieu de vous ». Il ne prononce pas son nom, ni ici, ni ailleurs ; comme nous avons coutume de faire quand il s'agit de choses monstrueuses. Il ne dit pas ; Et vous ne l'avez ,vas plutôt chassé; mais; comme c'est de deuil et d'instantes prières qu'il est besoin, ainsi que dans les cas de maladie et de peste, il dit: «Pour le faire disparaître » ; et dans ce but il faut employer la prière et tout mettre en oeuvre pour le retrancher. Il ne leur reproche pas de ne pas l'avoir prévenu, lui, niais de n'avoir pas pleuré pour faire disparaître le coupable; indiquant par là qu'ils auraient dû le faire même en l'absence de leur maître, à cause de l'évidence du crime. « Pour moi, absent de corps, il est vrai, mais présent d'esprit ».

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