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Commentaire sur la deuxième épitre aux Corinthiens
3.
Par cette prière il fait tomber un argument où l'on se retranche contre cette générosité, et qui encore maintenant arrêté plusieurs personnes. Bien des gens craignent de faire l'aumône, parce qu'ils se disent : J'ai peur de devenir, pauvre moi-même, et d'avoir besoin des autres à mon tour. Eh bien ! pour dissiper cette crainte, il ajoute cette prière : « Dieu a le pouvoir de faire abonder toute grâce en vous ». Non pas simplement: De vous combler, mais : « De faire abonder en vous ». Et qu'est-ce que « faire abonder la grâce?» C'est-à-dire, vous enrichir de tant de faveurs que vous puissiez exercer abondamment cette générosité. « Afin qu'en toutes choses et toujours ayant tout ce qui vous suffit, vous abondiez en toute bonne oeuvre ». Voyez encore dans ce souhait la grande sagesse de l'apôtre. Il ne leur désire pas la richesse ni le superflu, mais « tout ce qui leur suffit ». Et ce n'est pas seulement par là qu'il est admirable; car si d'une part il ne leur a pas souhaité le superflu, il ne les surcharge pas non plus, il ne Les force pas à donner de leur indigence même, parce qu'il condescend à leur faiblesse; il demande pour eux des ressources suffisantes, et il fait voir en même temps qu'il ne faut pas abuser des dons de Dieu. « Afin », dit-il, « que vous abondiez en toute bonne oeuvre ». C'est-à-dire, je vous souhaite ces biens afin que vous en fassiez part à d'autres. Et il ne dit pas seulement Afin que vous en donniez, mais : « Afin que vous abondiez ». Oui, s'il leur souhaite le nécessaire quant aux choses matérielles, il demande que dans l'ordre spirituel ils aient même du superflu, non pas seulement en fait., d'aumône; mais sous tous les autres rapports; car c'est le sens de cette expression : « En toute bonne oeuvre ». Ensuite, à l'appui de cette pensée, et voulant un témoignage qui les détermine à la libéralité, il fait intervenir la parole du prophète; c'est pourquoi il, ajoute : « Selon qu'il est écrit : Il a dispersé son bien, il a donné aux pauvres; sa justice demeure dans la suite des siècles (9) ». Cela revient à ce qu'il disait : « Afin. qui vous abondiez ». Car l'expression : « Il a dispersé » ne signifie pas autre chose que donner avec libéralité. Car si les richesses ne subsistent pas, leur. résultat subsiste. Chose admirable en effet, celles que l'on garde se perdent, et celles que l'on disperse demeurent, et demeurent pour toujours. Ce que le prophète appelle ici justice, c'est la charité envers le prochain : en effet la charité nous justifie, parce que c'est un feu qui détruit nos péchés, quand nous répandons largement nos aumônes.
Ainsi, n'y regardons point, mais donnons à pleines mains. Voyez combien d'argent certaines gens dépensent pour le donner à des histrions ou à des prostituées ! Donnez seulement à Jésus-Christ la moitié de ce que ces gens-là donnent à des danseurs; ce que, dans leur amour du faste, ils consacrent à des comédiens, réservez-le pour les pauvres. Ils couvrent d'or sans mesure le corps des courtisanes : et vous, vous ne revêtez pas même d'un mince vêtement la chair de Jésus-Christ, et~ cela, quand vous voyez qu'il est nul Quel pardon méritez-vous, et de quel châtiment n'êtes-vous pas digne,. lorsque voyant tel homme fournir de pareilles sommes à la femme qui le perd et le déshonore, vous n'accordez pas la moindre (121) chose à celui qui vous sauve et vous ennoblit? Ah ! vous savez bien dépenser de l'argent pour votre gourmandise, . votre ivrognerie, votre luxure; et jamais vous ne songez à là pauvreté : quand il vous faut venir en aide à un pauvre, vous devenez tout à coup plus pauvre. que personne. au monde : s'agit-il de nourrir des parasites et des flatteurs, vous vous en. donnez à coeur joie, comme si vous puisiez la richesse à une source intarissable ; mais vous arrive-t-il de voir un pauvre, alors la crainte , de la pauvreté s'empare de vous. C'est pour, cela que nous serons condamnés un jour,. et par nous-mêmes et par les autres; tant justes que pécheurs. Car on vous dira : Pourquoi n'avez-vous pas montré la même libéralité dans les choses convenables? Voici un homme. qui, pour donner à une courtisane, n'a pas réfléchi à tout cela; et vous, pour offrir quelque secours à ce divin Maître qui vous a recommandé de n'avoir aucune inquiétude, vous voilà plein de trouble et de crainte. Quelle indulgence méritez-vous? Si un homme à qui vous faites du bien n'y reste pas indifférent, mais sait vous en tenir compte, à plus forte raison Jésus-Christ agira-t-il ainsi. Lui qui vous donne avant d'avoir rien reçu de vous, comment ne vous donnerait-il pas, quand il aura reçu quelque chose de vous?
Eh quoi ? direz-vous, quand je vois des gens qui après avoir tout sacrifié, non-seulement ne reçoivent rien en retour, mais ont ensuite eux-mêmes besoin d'autrui? A cela je répondrai : Vous me parlez là de ceux qui ont donné tous leurs biens, tandis que vous; vous ne donnez pas même une obole. Engagez-vous à vous dépouiller de tout, et vous demanderez ensuite comment font les autres ; mais tant que vous serez avare, et que vous ne donnerez qu'une très-faible portion de votre avoir, pourquoi toutes ces allégations, tous ces prétextes? Nous ne vous poussons pas jusqu'aux dernières limites de l'indigence, nous vous prions seulement de vous retrancher le superflu, et de vous contenter de ce qui suffit. Ce qui est suffisant, c'est ce dont on ne peut se passer pour vivre. Personne ne veut vous enlever cela, on ne veut pas vous interdire votre nourriture de chaque jour ; mais je dis nourriture et non pas délices 1 ; je dis vêtement, et non pas parure. Et même, en y regardant. bien, c'est là précisément que sont les délices. Car voyez : lequel des deux jugerons-nous être dans les plus grandes délices, de celui qui se nourrissant de légumes, jouit de la santé, et n'éprouve aucune souffrance, au de celui qui, avec une table digne des Sybarites, est accablé d'une foule de maladies? Evidemment c'est le premier. Eh bien donc, ne cherchons pas plus loin, si nous voulons à la fois vivre dans les délices et avoir la santé; que ce sait là pour nous la mesure de ce qui suffit. Tel se porte. bien en ne mangeant que des légumes secs , qu'il rie cherche pas autre chose ; tel autre, d'une santé plus faible , a besoin d'un régime d'herbes et de racines: on ne s'y oppose point. Si enfin le tempérament d'un troisième, plus délicat encore, exige l'usage modéré de la viande, nous ne la refuserons pas non plus. Car nos conseils n'ont pas pour but la perte et la destruction des hommes, mais le retranchement du superflu ; or le superflu, c'est ce qui dépasse nos besoins. Or, lorsque nous pouvons nous passer d'une chose, sans nuire à notre santé ni aux convenances; c'est une addition tout à fait superflue.
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Il y a dans le grec un jeu de mots intraduisible sur trophen et truphen ↩
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Homilien über den zweiten Brief an die Korinther (BKV)
III.
8. Vermögend aber ist Gott, jegliche Gnade an euch voll zu machen.
Durch das Gebet beseitigt er einen Einwand, der sich so gerne gegen solche Freigebigkeit erhebt, und der auch jetzt noch Vielen ein Hinderniß ist. Denn Viele nehmen Anstand, Almosen zu geben, indem sie sagen: Ich könnte sonst arm werden, könnte fremder Hilfe bedürfen. Diese Befürchtung nun will Paulus verbannt wissen; darum fügt er das Gebet hinzu und sagt: „Vermögend aber ist Gott, jegliche Gnade an euch überströmen zu lassen;“ nicht bloß voll zu machen, sondern „überströmen zu lassen“. Und was ist denn dieses Über- S. 317 strömen der Gnade“? Es ist die Ausstattung mit so reichen Gütern, daß eurer Großmuth im Geben keine Schranke mehr gesetzt ist. „Damit ihr in Allem immerdar genügendes Auskommen habet und überströmet an jeglichem guten Werke.“
Siehe, wie auch aus dem Gebete seine Weisheit leuchtet! Denn er betet nicht um Reichthum und Überfluß, sondern um das „genügende Auskommen“. Und wenn wir Das an ihm bewundern, daß er nicht um das Überflüssige bittet, so verdient Das nicht mindere Bewunderung, daß er sie in milder Nachsicht für ihre Schwäche nicht drängt oder zwingt, vom eigenen Mangel zu geben, sondern um ihr Auskommen bittet und ihnen zugleich nahe legt, daß man Gottes Geschenke nicht mißbrauchen dürfe. „Daß ihr überströmet,“ sagt er, „an jeglichem guten Werke.“ Darum bitte ich um Irdisches, will er sagen, damit ihr auch Anderen mittheilet. Doch sagt er nicht: Damit ihr mittheilet, sondern: „Daß ihr überströmet“ im Geben. In den leiblichen Dingen bittet er für sie um das Auskommen, in den geistigen Gütern aber um Überfluß, und Das nicht allein beim Almosen, sondern auch bei allem übrigen Guten. Darum sagt er: „An jeglichem guten Werke.“ Dann führt er den Propheten mahnend ein und wählt einen Ausspruch, der zur Reichlichkeit auffordert, wenn er sagt: Gleichwie geschrieben steht:
9. Er hat ausgestreut, hat den Armen gegeben; seine Gerechtigkeit währt in Ewigkeit.
Das ist jenes „Überströmen“ im Geben. Denn das „Ausstreuen“ bedeutet nichts Anderes als das reichliche Geben. Denn wenn auch die Gabe selbst nicht bleibt, so bleibt doch die Frucht der Gabe. Das ist ja das Wunder- S. 318 bare, daß die Schätze, die man bewahrt, vergehen, und die man ausstreut, bleiben und immerdar bleiben. Unter Gerechtigkeit aber versteht hier der Apostel die Wohlthätigkeit; denn sie macht gerecht und verkehrt dem Feuer gleich die Sünden, wenn sie mit Reichlichkeit sich ergießt.
So laßt uns denn nicht kärglich geben, sondern aus vollen Händen streuen! Siehst du nicht, wieviel Andere an Schauspieler und Buhlerinen verschwenden? So gib doch Christus wenigstens die Hälfte von Dem, was Jene den Tänzern geben; so versage doch Das einem Hungernden nicht, was Jene aus Prahlsucht an die Schauspieler vergeuden! Jenen ist kein Gold zu viel, um Buhlerinen zu schmücken; du hüllst Christi Fleisch nicht einmal in dürftiges Gewand, obschon du es unbekleidet siehst. Wie soll Das Vergebung und nicht vielmehr die ärgste Strafe verdienen, wenn Jener für ein Weib, das ihm Schande und Verderben bringt, solchen Aufwand macht, während du Dem nicht das Geringste gewährst, der dir Heil und Ehre verschafft? Ja beim Aufwand für Mahl und Gelage und Üppigkeit kommt dir niemals der Gedanke an Armuth; sollst du aber der Armuth aufhelfen, so bist du auf einmal ärmer als Alle. Du unterhältst Schmarotzer und Schmeichler und bist dabei so wohlgemuth, als wäre dein Reichthum unerschöpflich; siehst du aber einmal einen Bettler, so befällt dich plötzlich die Furcht vor Armuth. So kommt es denn, daß einst das eigene Bewußtsein uns verurtheilen, und daß Andere, Gerechte wie Sünder, gegen uns aufstehen werden. Denn so wird der Richter zu dir sprechen: „Warum bist du nicht großmüthig gewesen in geziemenden Dingen ? Wenn Der, welcher einer Buhlerin gab, nicht an die Armuth dachte, warum bist du voll Furcht und Zagen, wenn du dem Herrn gibst, der doch gesagt hat, du sollst nicht ängstlich dich kümmern? Wie solltest du Vergebung verdienen?“ — Denn wenn schon ein Mensch der Wohlthat nicht vergißt, ohne Dank zu erstatten, um so weniger dann Christus. Wenn er schon S. 319 gibt, bevor er empfangen hat, wird er wohl nach dem Empfange nicht geben?
„Wie nun,“ sagst du, „wenn es Manche gibt, die Alles verschenkt haben und ausserdem, daß sie Nichts dagegen empfingen, zuletzt noch Anderer bedürfen?“ Da sprichst du mir von Solchen, die Alles aufgewendet haben, während du selbst nicht einen Heller gibst. Versprich mir zuerst, Alles zu erschöpfen, und dann komme mit solchen Fragen! Solange du aber so kärglich bist und so wenig von dem Deinigen gibst, was bringst du mir da Bedenken und Einwände? Wir führen dich ja auch gar nicht auf die höchste Stufe der Besitzlosigkeit; wir verlangen einstweilen nur, dem Überflüssigen zu entsagen und dich mit dem ehrlichen Auskommen zu begnügen. Das Auskommen aber beschränkt sich auf den Bedarf Dessen, ohne was man nicht leben kann. Niemand will dir Das nehmen, Niemand das tägliche Brod dir wehren: das tägliche Brod, sage ich, nicht schwelgerische Mahle (τροφὴν, οὐ τρυφήν), eine vernünftige Kleidung, nicht Prunkgewänder.
Ja, wenn man die Sache genau betrachtet, so liegt gerade in dieser Einfachheit der lauterste Genuß. Erwäge nur! Von welchem werden wir sagen, er habe reinere Genüsse, von Dem, der von Gemüse lebt und sich dabei gesund und behaglich fühlt, oder von Dem, der an sybaritischem Mahle sitzt und dabei nicht weiß, wo seine Gebrechen anfangen und aushören? Offenbar von Jenem. So verlangen wir denn auch nicht mehr als Dieses, wenn wir sowohl einen Genuß haben als gesund leben wollen! Und so wollen wir auch das Auskommen verstehen. Wer mit Bohnen sich begnügen und dabei gesund bleiben kann, der verlange nichts Weiteres; wer aber schwächer ist und der Hilfe des Kohls bedarf, auch Dem sei es unverwehrt! Ist aber Jemand noch schwächer und bedarf einer angemessenen Unterstützung durch Fleischspeisen, so wollen wir ihn auch daran S. 320 nicht hindern. Denn unsere Rathschläge haben ja nicht den Zweck, die Menschen zu schädigen und zu verderben, sondern nur das Überflüssige zu beschneiden; überflüssig aber ist Alles, was über das Bedürfniß hinausgeht. Denn können wir auch ohne Dasselbe gesund und anständig leben, so ist es zweifellos eine überflüssige Zugabe.