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Werke Johannes Chrysostomus (344-407) In epistulam ii ad Corinthios argumentum et homiliae 1-30

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Commentaire sur la deuxième épitre aux Corinthiens

3.

Voulez-vous quelque chose de plus encore? voulez-vous contempler son autel? Ce n'est pas Beseleel qui l'a construit, ni aucun autre ouvrier, mais Dieu lui-même; ce n'est pas un autel de pierre; les matériaux dont il (126) est composé, sont plus éclatants, plus resplendissants que le ciel même, ce sont des âmes douées de raison. Mais vous allez dire: Le prêtre entre dans le Saint des Saints. Permis à vous-même d'entrer dans des sanctuaires d'une plus sainte horreur, en offrant ce sacrifice, où nul n'assiste, excepté votre Père qui vous regarde dans le lieu caché où aucun autre ne vous voit. (Matth. VI, 6.) Et comment se fait-il, dira-t-on, qu'on ne soit pas vu, l'autel étant exposé aux regards du public? Voilà, en effet, ce qui est merveilleux; autrefois, dans le temple, les portes toutes fermées, les tentures et les voiles faisaient la solitude autour du prêtre; tandis qu'aujourd'hui le sacrifice est public, et pourtant on peut le faire, comme dans le Saint des Saints, avec une plus sainte horreur encore. Car, lorsque vous ne faites rien pour être vu des hommes, quand même la terre entière vous verrait, nul ne vous a vu, puisque vous n'avez pas cherché à être vu. Car le Christ ne s'est pas contenté de dire : « Prenez garde de ne pas faire vos bonnes oeuvres devant les hommes », mais il a ajouté, « pour en être regardés ». (Matth. VI, 1.) Cet autel est composé des membres mêmes du Christ, et le corps du Seigneur est pour vous la pierre du sacrifice. Sachez donc l'entourer de votre respect; c'est dans la chair du Seigneur que vous immolez la victime que vous lui offrez. Cet autel est plus redoutable même que l'autel sensible que voient nos yeux aujourd'hui, à plus forte raison que l'autel d'autrefois. Mais ne vous -troublez pas : l'autel visible a d'admirable la victime que l'on y offre en sacrifice; l'autel de l'aumône a cela d'admirable, en outre, qu'il se compose de la victime même qui offre le sacrifice. Autre merveille encore, l'autel visible est une pierre, et cette pierre est sanctifiée parce qu'elle supporte le corps du Christ; l'autel de l'aumône, parce qu'il est le corps même du Christ. De sorte que cet autel où vous vous tenez quoique laïque, est plus redoutable que l'autre.

Que vous semble maintenant d'Aaron? et de la couronne? et des clochettes.? et du Saint des Saints? A quoi bon poursuivre la comparaison avec l'ancien autel, lorsque, comparé même avec l'autel d'aujourd'hui, celui de la miséricorde apparaît avec tant de splendeur? Eh bien ! vous, vous honorez cet autel, parée qu'il supporte le corps du Christ, et pour l'autel qui est le corps du Christ,. vous l'outragez, et quand il tombe en ruines, vous passez sans regarder. Cet autel, vous pourrez le voir partout, et dans les ruelles, et dans les places, et il n'est pas de jour où vous ne puissiez y offrir un sacrifice à toute heure, car sur cet autel le sacrifice s'offre aussi. Et de même que le prêtre, debout à l'autel, fait venir le Saint-Esprit, de même, vous aussi,- vous le faites venir ce Saint-Esprit, non par des paroles, mais par des actions. Car il n'est rien qui alimente, qui embrase le feu du Saint-Esprit, comme cette huile de l'aumône largement répandue. Tenez-vous à savoir encore ce que deviennent les largesses épanchées par vous, approchez, je vous montrerai tout. Quelle est la fumée? Quelle est la bonne odeur que cet autel exhale? C'est la gloire, avec les bénédictions. Et jusqu'où monte-t-elle cette fumée? Jusqu'au ciel? Non, elle ne s'y arrête nullement; elle s'élève bien au-dessus du ciel, elle va plus haut encore; jusqu'au trône même du Roi des Rois. « Car », dit l'Écriture , « vos prières et vos aumônes sont montées jusqu'à la présence de Dieu ». (Act. X, 4.) La bonne odeur qui flatte les sens, ne traverse pas une grande partie de l'air; le parfum de l'aumône pénètre à travers les plus hautes voûtes des cieux. Vous gardez le silence, mais votre oeuvre fait entendre un grand cri ; c'est un sacrifice de louange; il n'y a pas de génisse égorgée, de peau dévorée par la flamme, c'est une âme spirituelle qui apporte tous ses dons : sacrifice incomparable, surpassant tout ce que peut faire l'amour pour les hommes. Donc à la vue d'un pauvre fidèle, dites-vous que c'est un autel que vos yeux contemplent; à la vue d'un mendiant, qu'il ne vous suffise pas de ne pas l'outrager, soyez encore saisi de respect. Que si vous voyez qu'on l'outrage, empêchez, repoussez cette injure. C'est ainsi que vous pourrez vous rendre Dieu propice, et obtenir les biens qui nous sont annoncés; puissions-nous tous entrer dans ce partage, par la grâce et par la bonté de Notre-Seigneur Jésus-Christ, etc.

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Homilien über den zweiten Brief an die Korinther (BKV)

III.

Willst du nun auch den Altar dieses Priesters schauen? Nicht Beseleel hat ihn gebaut oder sonst ein Künstler; Gott selbst hat ihn errichtet, nicht aus Stein, sondern aus einem Stoffe, der kostbarer ist als der Himmel, aus vernünftigen Seelen. „Aber der Hohepriester,“ sagst du, „geht doch in’s Allerheiligste ein.“ Du darfst in ein noch schauervolleres Heiligthum treten, wenn du dieses Opfer darbringst, in ein Heiligthum, wo Niemand zugegen ist ausser dem Vater, der im Verborgenen sieht, wo niemand Anderer dich schaut. „Aber wie soll mich Niemand sehen,“ frägst du, „wenn der Altar vor Aller Augen steht?“ Das ist eben das Wunderbare, daß es damals der Flügelthüren und der Vorhänge bedurfte, um die Abgeschlossenheit zu bewirken, während du jetzt öffentlich opfern und es doch mit ebenso heiligem Schauer, ja mit noch heiligerem thun kannst, als wärest du im Allerheiligsten des Tempels. Denn thust du es nicht um der Ehre vor den Menschen willen, so mag es die ganze Welt sehen und doch hat es Niemand gesehen; denn du hast es unsichtbar gemacht. Christus sagt ja nicht einfach: „Thut (eure guten Werke) nicht vor den Menschen,“ sondern er hat hinzugefügt: „Um von ihnen gesehen zu werden.“1

Dieser Altar besteht aus Christi Gliedern selbst, und des Herrn Leib wird dein Opferaltar. Das soll dich besonders mit Ehrfurcht erfüllen, daß du über dem Fleische des Herrn das Opfer bringst. Dieser Altar ist noch schauervoller als selbst unser gegenwärtiger Altar, geschweige denn der des alten Bundes. Wundert euch nicht! Denn wenn unser gegenwärtiger Altar wunderbar ist wegen des Opfers, das auf ihn gelegt ist, so ist es der Altar des Mildthä- S. 332 tigen nicht bloß aus diesem Grunde, sondern auch darum, weil er aus dem Opfer selbst besteht, das ihn wunderbar macht. Wenn ferner dieser unser Altar wunderbar ist, weil er, obwohl aus Stein gebaut, doch heilig wird durch den Leib des Herrn, den er aufnimmt, so ist es jener darum, weil er selbst der Leib des Herrn ist. Und so ist denn dieser erhabener als jener, dieser, sage ich, dem du als Laie dich nahst. Erscheint dir nun Aaron noch als groß im Vergleich mit ihm? oder Kranz und Glöckchen, oder das Allerheiligste? Was soll man ihn länger mit Aarons Altar vergleichen, da er selbst mit unserem Altare verglichen viel herrlicher erscheint? Du nun aber ehrst wohl den Altar in der Kirche, weil er den Leib des Herrn aufnimmt; den Altar aber, welcher der Leib des Herrn selbst ist, mißachtest du und kümmerst dich wenig, ob er Grunde geht.

Diesen Altar kannst du überall errichtet sehen, auf Straße und Markt; auf ihm kannst du zu jeder Stunde opfern; denn auch hier vollzieht sich ein Opfer. Und wie der Priester am Altare steht und den heiligen Geist herabruft, so rufst auch du den göttlichen Geist herab, zwar nicht mit Worten, aber durch Werke. Denn Nichts erhält und entflammt so sehr das Feuer des Geistes wie diesem Öl, wenn es reichlich ausgegossen wird.

Willst du endlich auch sehen, was aus deiner Opfergabe wird, wohlan, so will ich auch Das dir zeigen! Was ist nun der Rauch, was der Wohlgeruch dieses Opfers? Lobpreisung und Danksagung. Und wie weit dringt dieser Rauch und Wohlgeruch? Etwa bis zum Himmel? Nicht genug; denn er erhebt sich über den Himmel und über die Himmel der Himmel und naht sich dem Throne des Königs selbst. „Denn deine Gebete und deine Almosen,“ heißt es, „sind aufgestiegen vor das Angesicht Gottes.“2

S. 333 Und während der wahrnehmbare Wohlgeruch nur einen geringen Theil der Luft durchdringt, so öffnet dieser geistige Wohlgeruch sogar die Gewölbe des Himmels. Und wenn auch du schweigst, so ruft doch das Werk; und es wird ein Lobopfer dargebracht, bei dem zwar keine Kuh geschlachtet, keine Haut verbrannt wird, wohl aber eine vom Geiste erfüllte Seele von dem Ihrigen opfert. Ein solches Opfer ist wohlgefälliger als jede sonstige Gabe.

Siehst du also einen armen Gläubigen, so glaube einen Opferaltar zu sehen; und siehst du einen solchen Bettler, begegne ihm nicht verächtlich, sondern vielmehr ehrerbietig; und siehst du, daß ein Anderer ihn verächtlich behandelt, so wehre es ihm und nimm des Armen dich an. Dann wirst auch du einst Gnade vor Gott finden und der verheissenen Güter theilhaftig werden. Mögen diese uns zu Theil werden durch die Gnade und Güte unseres Herrn Jesus Christus u. s. w. Amen.

S. 334


  1. Matth. 6, 1. ↩

  2. Apostelg. 10, 4. ↩

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Homilien über den zweiten Brief an die Korinther (BKV)

Inhaltsangabe

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