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Werke Johannes Chrysostomus (344-407) In epistulam ad hebraeos argumentum et homiliae 1-34

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Commentaire de Saint Jean Chrysostome sur l'épître de Saint Paul aux Hébreux

4.

Mais vous, par ce rire hardi, vous imitez les femmes insensées et mondaines, et comme celles mêmes qui paraissent sur les planches des théâtres, vous essayez de faire rire les autres. Voilà le renversement, voilà la destruction de tout bien. Nos affaires sérieuses deviennent des sujets de rire, de plaisanteries et de jeux de mots. Rien de ferme, rien de grave dans notre conduite. Je ne parle pas ici seulement aux séculiers; je sais ceux que j'ai encore en vue; car l'Eglise même s'est remplie de rires insensés. Que quelqu'un prononce un mot plaisant, le rire aussitôt parait sur les lèvres des assistants ; (521) et chose étonnante, plusieurs continuent de rire même jusque pendant le temps des prières publiques. Le démon partout dirige ce triste concert, il pénètre dans tout, il exerce sur tous son empire. Jésus-Christ est méprisé, il est chassé; l'église est regardée comme un lieu profane. N'entendez-vous pas saint Paul s'écrier : « Que toute honte, toute sottise de langage, toute bouffonnerie soit bannie du milieu de vous ». Il place ainsi la bouffonnerie au même rang que les turpitudes. Et vous riez toutefois ! Qu'est-ce que la sottise de langage? C'est dire ce qui n'a rien d'utile. Mais vous riez quand même; le rire sans cesse épanouit votre visage, et vous êtes moine ?Vous faites profession d'être crucifié au monde, et vous riez ! Votre état est de pleurer, et vous riez!

Vous qui riez, dites-moi : où avez-vous vu que Jésus-Christ vous ait donné l'exemple ? Nulle part; mais souvent vous l'avez vu affligé ! En effet, à la vue de Jérusalem, il pleura; à la pensée du traître, il se troubla; sur le point de ressusciter Lazare, il versa des larmes. Et vous riez.!

Si ceux qui ne savent pas gémir sur les péchés d'autrui sont dignes de blâme, quel pardon mérite celui qui loin d'être affligé de ses fautes personnelles, ne sait que rire ?Voici le temps du deuil et. de l'affliction, le moment de châtier votre corps et de le réduire en servitude, l'heure des sueurs et des combats. Et vous riez ! Et vous ne remarquez pas comme Sara fut reprise pour ce fait ! Et vous n'entendez pas cet anathème de Jésus-Christ.: « Malheur à ceux qui rient, parce qu'ils pleureront ! » (Luc, V, 25.) Voilà pourtant ce que chaque jour vous répétez dans les saints cantiques. Car enfin, quelles paroles exprimez-vous alors, dites-moi ? Dites-vous avec le Prophète : J'ai ri ? Non ; mais que dites-vous ? « Je me suis fatigué à gémir ».

Mais peut-être il en est ici de tellement dissipés, tellement efféminés, que nos reproches les font rire encore, par cela seul que nous parlons de rire. Car le caractère de ce défaut, c'est la folie et l'hébétement d'esprit; il ne comprend pas, il ne sent pas le reproche. Le prêtre de Dieu est debout, offrant la prière universelle; et vous riez, sans pudeur aucune ! Lui tout tremblant, offre pour vous des prières; vous, vous n'avez que du mépris. N'entendez-vous donc pas celte parole de l'Ecriture : Malheur aux moqueurs ! Vous ne tremblez pas : Vous ne rentrez pas en vous-même ! Quand vous entrez dans un palais, votre allure, votre regard, voir démarche, tout votre extérieur enfin sait s'ennoblir et se composer mais ici où est le palais véritable, où tout est l'image du .ciel, vous riez ! Et pourtant, il est une assistance invisible à vos yeux, je le sais, mais réelle, entendez-le ; c'est celle des anges partout présents, mais qui surtout dans la maison de Dieu font cortége au souverain roi; tout est rempli de ces puissances spirituelles.

Mon discours s'adresse aussi aux femmes. En présence de leurs maris, elles n'osent pas sitôt se permettre un tel excès; quand elles rient alors, ce n'est pas constamment, mais à l'heure d'une honnête et nécessaire récréation : mais ici, c'est toujours ! Quoi donc, ô femme, vous mettez un voile sur votre tête, dès que vous prenez place à l'église, et vous riez ! Vous y êtes entrée avec la résolution de confesser vos péchés, de vous prosterner devant Dieu, de prier et de supplier pour les fautes que vous avez eu le malheur de commettre, et dans l'accomplissement de ces devoirs, vous riez ! Comment donc pourrez-vous apaiser votre Juge ? — Mais, dites-vous, le rire est-il donc un péché ? — Non, le rire n'est pas un péché; mais ce qui est un péché, c'est l'excès, c'est de prendre mal son temps. Le rire nous est naturel, quand par exemple nous revoyons un ami après un long temps d'absence ; ou quand, rencontrant des personnes frappées de vaines terreurs, nous voulons les rassurer et les récréer; rions alors, mais jamais jusqu'aux éclats, mais point constamment. Notre coeur a besoin de cet épanouissement pour se détendre quelquefois, mais non pour se dissiper. Les désirs de la chair sont naturels aussi; et toutefois il n'est pas nécessaire absolument d'y obéir, et moins encore d'en user avec excès; nous devons les dominer, loin de dire : c'est naturel, jouissons !

Servez Dieu avec larmes, pour pouvoir laver vos péchés. Je sais que plusieurs se moquent de nous et répètent : Les larmes ! c'est leur premier mot. C'est toujours le temps des larmes. Je sais quelles sont les maximes des hommes sensuels

Mangeons et buvons; car demain nous mourrons ». (I Cor. XV, 32.) Mais rappelez-vous cet oracle : « Vanité des vanités, et tout est vanité ». (Ecclés. I, 2.) Ce n'est pas moi qui parle ici, c'est celui-là même qui goûta de tout plaisir, c'est lui qui dit : « Je me suis bâti des maisons royales; j'ai planté pour moi des vignes. Je me suis créé des viviers et des bains; j'ai eu des serviteurs et des servantes pour me verser à boire ». (Ecclés, II, 4, 5.) Et après cette énumération, que dit-il ? « Vanité des vanités, et tout est vanité », Pleurons donc, ô mes bien-aimés, pleurons, pour que nous ayons un jour le rire vrai, la joie véritable au jour de la sainte allégresse, Car l'allégresse d'ici-bas est nécessairement mêlée de tristesse, et, l'on ne peut la trouver franche et pure. Mais l'autre sera sincère, exempte de mensonge et de déception, à l'abri de tout piège, sans mélange enfin. Il n'est, au reste, qu'un moyeu de l'acquérir ; c'est de choisir, dès cette vie, non pas ce qui nous plait, mais ce qui nous est utile; c'est de nous attrister bien peu de notre plein gré, mais de supporter avec action de grâces tout ce qui nous arrive. Ainsi pourrons-nous gagner le royaume des cieux, par la grâce et la bonté de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Ainsi soit-il.

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Homilien über den Brief an die Hebräer (BKV)

IV.

Das aber hat alle Ordnung verkehrt und über den Haufen geworfen. Was wir haben, wird belacht, unsere Einrichtungen, unsere Bildungsformen. Nichts ist mehr fest, Nichts würdevoll. Und nicht für die lebensfrohen Männer allein spreche ich so, sondern ich weiß, auf welche ich anspiele; denn die Kirche ist ganz voll von Gelächter. Spricht Jemand nur irgend ein Witzwort, so befällt auf der Stelle, die da sitzen, ein Lachen, und worüber man sich wundern muß, selbst zur Zeit des Gebetes hören Viele S. 254 nicht auf, zu lachen. Überall führt der Teufel den Chor an, in Alle ist er hineingefahren, Alle beherrscht er: verachtet ist Christus, verstoßen ist er, die Kirche gilt Nichts mehr. Höret ihr nicht, was Paulus bricht: „Schamlosigkeit, thörichtes Gerede und Possen (sollen von euch ferne sein)“?1 Neben die Schamlosigkeit setzt er das Possenwesen. Du aber lachst? Was ist thörichtes Gerede? Nutzloses Zeug. Du aber lachst mit dem ganzen Gesichte, der du doch ein Mönch und gekreuziget bist und trauerst, und du kannst lachen, sag’ an. Wo hast du gehört, daß Christus je so Etwas gethan? Nirgends, wohl aber, daß er oft traurig gewesen. Denn da er Jerusalem sah, weinte er, und da er an den Verräther dachte, fühlte er sich ergriffen, und da er im Begriffe war, den Lazarus zu erwecken, vergoß er Thränen. Du aber lachst? Wenn Jemand, der über die Sünden Anderer keinen Schmerz empfindet, angeklagt zu werden verdient, wie kann dann Derjenige auf Verzeihung rechnen, welcher bei seinen eigenen Vergehen gefühllos bleibt und lacht? Jetzt ist die Zeit der Trauer und der Trübsal, der Züchtigung und Unterwerfung, der Kämpfe und des Schweißes: du aber lachst? Siehst du nicht, wie Sara Vorwürfe erhalten hat? Hörst du nicht, was Christus spricht? „Wehe Denen, welche lachen, denn sie werden weinen.2 Täglich singst du Das. Welche Worte aber, sage mir, gebrauchst du? Sagst du etwa: Ich habe gelacht? Gewiß nicht, sondern was? „Ich habe mich abgemüht in meinem Seufzen.“ Aber vielleicht sind Einige so verkommen und ausgelassen, daß sie sogar bei eben dieser Zurechtweisung spassen, weil wir uns über das Lachen so ausgesprochen haben. Denn so groß ist der Wahnsinn, so groß die Verrücktheit, daß sie nicht einmal die Zurechtweisung fühlt. Es steht der Priester Gottes da und opfert das Gebet Aller auf; du aber überlassest dich ohne Scheu S. 255 dem Lachen? Jener bringt zitternd die Gebete für dich als Opfer dar; du aber bist voll Verachtung? Hörst du nicht, was die Schrift sagt? „Wehe euch, ihr Verächter!“ Erbebst du nicht? Fühlst du dich nicht ergriffen? Betrittst du einen Königspalast. so suchst du durch Haltung, Ansehen, Gang und alles Andere in schönem Anstand zu erscheinen; hier aber, wo in Wahrheit ein Königspalast ist, und zwar gerade so wie der Himmel, lachst du sogar? Jedoch ich weiß, du bist mit Blindheit geschlagen; aber höre, überall sind Engel zugegen, und ganz besonders im Hause Gottes stehen sie bei dem Könige, und Alles ist angefüllt von diesen unkörperlichen Mächten. Diese meine Rede gilt auch für die Weiber, welche es wohl schwerlich wagen, in Gegenwart ihrer Männer sich so zu benehmen, und wenn sie etwa solches thun, es sich doch keineswegs immer, sondern nur zur Zeit der Erholung erlauben. Hier aber geschieht es fortwährend. Du sitzest, sag’ an, mit verschleiertem Haupt in der Kirche, o Weib, und lachst? Du bist eingetreten, um deine Sünden zu bekennen, um vor Gott niederzufallen, ob deiner Vergehen zu bitten und zu stehen, - und du thust Das mit Lachen? Wie wirst du also im Stande sein, ihn zu versöhnen? Aber was Böses, sagt man, ist denn das Lachen? Das Lachen ist nicht böse, wohl aber das maaßlose und unzeitige Lachen. Das Lachen liegt in uns, und wir üben solches, wenn wir nach langer Zeit Freunde wiedersehen; wenn wir Traurige und Betroffene durch freundliches Lächeln aufrichten wollen; keineswegs aber sollen wir laut auslachen oder fortwährend lachen. Das Lachen liegt in unserer Seele, damit diese darin eine Erholung finde, aber nicht darin sich verliere. So liegt auch die sinnliche Begierde3 in uns; aber darum ist es durchaus nicht nothwendig, daß wir ihr auch Folge leisten oder ihr unmäßig fröhnen; sondern wir beherrschen sie und sagen nicht: Da sie in uns liegt, wollen wir davon Gebrauch S. 256 machen. Mit Thränen diene Gott, damit es dir möglich werde, deine Sünden zu tilgen. Ich weiß, daß Viele uns verspotten, indem sie sagen: Sogleich Thränen. Darum ist die Zeit der Thränen. Ich weiß auch, was Die im Sinne haben, die da sagen: „Lasset uns essen und trinken, denn morgen sind wir todt;“4 aber bedenke das Wort: „Eitelkeit der Eitelkeiten, und Alles ist Eitelkeit!“5 Nicht ich rede so, sondern Derjenige, welcher Alles erfahren hat, spricht diese Worte: „Ich baute mir Häuser und pflanzte mir Weinberge; ich machte mir Wasserteiche und hatte Mundschenke und Mundschenkinen.“6 Und was sagt er nach all Diesem? „Eitelkeit der Eitelkeiten, und Alles ist Eitelkeit.“ Trauern wir daher, Geliebte, trauern wir, damit wir in Wahrheit lachen, damit wir uns thatsächlich ergötzen zur Zeit der ächten Freude; denn die jetzige Freude ist ganz mit Trauer vermischt, und man kann sie nirgends rein finden; jene aber ist ächt und ohne Trug und Tücke, frei von jeglicher Beimischung. Dieser Freude wollen wir uns erfreuen, nach dieser wollen wir streben. Anders aber können wir diese nicht erreichen, als wenn wir nicht nach Dem, was süß, sondern nach Dem, was heilsam ist, greifen, indem wir eine kurze Trübsal freudig erdulden und mit Dank uns Allem unterziehen, was über uns kommt. Denn so können wir das Himmelreich erlangen durch die Gnade und Menschenfreundlichkeit u. s. w. S. 257


  1. Eph 5,4 ↩

  2. vgl. Lk 6,25 ↩

  3. Έπιϑυμία σωμάτων = körperliche Begierde ↩

  4. 1 Kor 15,32 ↩

  5. Ekkli 1,2 ↩

  6. Ekkli 2,4.5 ↩

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Homilien über den Brief an die Hebräer (BKV)
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