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Werke Augustinus von Hippo (354-430) De baptismo contra Donatistas l. VII

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Du baptême contre les Donatistes

20.

Si donc, dans la collation du baptême, Marcion se servait de la formule évangélique: « Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit », le sacrement était intègre et valide, quoique sa foi, donnant à ces paroles une interprétation différente de la vérité catholique, eût été fausse et souillée par des rêves mensongers. En effet, sous le voile de ces paroles : « Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit », Marcion, Valentin, Anus, Eunomius, et même ces enfants charnels de l’Eglise, auxquels l’Apôtre disait: «Je n’ai pu vous parler comme à des hommes spirituels, mais seulement comme à des hommes charnels », cachaient tout autant d’opinions différentes qu’ils étaient eux-mêmes de sectaires différents. Pour s’en convaincre, il suffirait de les interroger chacun en particulier. La raison en est que « l’homme animal ne perçoit pas les choses qui sont de l’Esprit de Dieu ». Suit-il de là cependant qu’ils ne reçoivent pas le sacrement dans toute son intégrité? Ou bien, s’il leur arrive de faire des progrès dans le bien et de corriger la vanité de leurs opinions charnelles, faudra-t-il leur réitérer ce qu’ils ont déjà reçu? Chacun reçoit selon sa foi et selon cette miséricorde de Dieu sur laquelle l’Apôtre s’appuyait lorsqu’il s’écriait : « Si vous avez quelque autre sentiment de vous-mêmes, Dieu vous découvrira ce que vous devez en croire (Philipp., III, 15) ».

Toutefois, les moyens de séduction employés par les hérétiques et les schismatiques contre les hommes charnels sont toujours très-pernicieux, parce qu’ils empêchent leur avancement dans la vertu; parce qu’ils les confirment de plus en plus dans leurs vaines opinions contre la vérité catholique, et enfin parce qu’ils soufflent de plus en plus le feu de la dissension contre la paix catholique. Cependant, si partout les sacrements sont les mêmes, partout ils jouissent de toute leur intégrité, lors même qu’ils seraient mal compris ou qu’ils seraient l’occasion d’un redoublement de discorde. Il en est de même du texte du saint Evangile; il est le même partout, quoiqu’il soit l’objet des plus nombreuses et des plus fausses interprétations. Ecoutons Jérémie : « Pourquoi donc la victoire reste-t-elle à ceux qui me persécutent? La plaie dont je souffre est-bien profonde, d’où me viendra la guérison? Jusque-là elle est devenue pour moi comme une eau menteuse qui ne mérite aucune confiance (Jérém., XV, 18) ». Or, si dans les prophéties l’eau n’était jamais employée dans le sens figuré et allégorique, si elle signifiait toujours le baptême, nous aurions fort à faire pour chercher le sens de ces paroles de Jérémie. Mais si nous ouvrons l’Apocalypse, nous trouvons que l’eau n’est quelquefois qu’une figure pour désigner les peuples (Apoc., XVII, 15); par conséquent cette eau menteuse et indigne de confiance , peut fort bien désigner un peuple menteur et perfide.

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The Seven Books of Augustin, Bishop of Hippo On Baptism, Against the Donatists

20.

Accordingly, if Marcion consecrated the sacrament of baptism with the words of the gospel, "In the name of the Father, and of the Son, and of the Holy Ghost," 1 the sacrament was complete, although his faith expressed under the same words, seeing that he held opinions not taught by the Catholic truth, was not complete, but stained with the falsity of fables. 2 For under these same words, "In the name of the Father, and of the Son, and of the Holy Ghost," not Marcion only, or Valentinus, or Arius, or Eunomius, but the carnal babes of the Church themselves (to whom the apostle said, "I could not speak unto you as unto spiritual, but as unto carnal"), if they could be individually asked for an accurate exposition of their opinions, would probably show a diversity of opinions as numerous as the persons who held them, "for the natural man receiveth not the things of the Spirit of God." Can it, however, be said on this account that they do not receive the complete sacrament? or that, if they shall advance, and correct the vanity of their carnal opinions, they must seek again what they had received? Each man receives after the fashion of his own faith; yet how much does he obtain under the guidance of that mercy of God, in the confident assurance of which the same apostle says, "If in anything ye be otherwise minded, God shall reveal even this unto you"? 3 Yet the snares of heretics and schismatics prove for this reason only too pernicious to the carnally-minded, because their very progress is intercepted when their vain opinions are confirmed in opposition to the Catholic truth, and the perversity of their dissension is strengthened against the Catholic peace. Yet if the sacraments are the same, they are everywhere complete, even when they are wrongly understood, and perverted to be instruments of discord, just as the very writings of the gospel, if they are only the same, are everywhere complete, even though quoted with a boundless variety of false opinions. For as to what Jeremiah says:--"Why do those who grieve me prevail against me? My wound is stubborn, whence shall I be healed? In its origin it became unto me as lying water, having no certainty," 4 --if the term "water" were never used figuratively and in the allegorical language of prophecy except to signify baptism, we should have trouble in discovering what these words of Jeremiah meant; but as it is, when "waters" are expressly used in the Apocalypse 5 to signify "peoples," I do not see why, by "lying water having no certainty," I should not understand, a "lying people, whom I cannot trust."


  1. Matt. xxviii. 19. ↩

  2. Cp. Concilium Arelatense, A.D. 314, can. 8. "De Afris, quod propria lege utuntur ut rebaptizent; placuit ut si ad ecclesiam aliquis de haeresi venerit, interrogent eum symbolum; et si perviderint eum in Patre, et Filio, et Spiritu sancto esse baptizatum, manus ei tantum imponatur, ut accipiat Spiritum sanctum. Quod si interrogatus non responderit hanc Trinitatem, baptizetur." ↩

  3. Phil. iii. 15. ↩

  4. Jer. xv. 18, cp. LXX. ↩

  5. Rev. xvii. 15. ↩

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Du baptême contre les Donatistes
The Seven Books of Augustin, Bishop of Hippo On Baptism, Against the Donatists

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