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Œuvres Jean Chrysostome (344-407)

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Commentaire sur la première épitre aux Corinthiens

3.

Qu'est-ce que cela veut dire : Tout est à nous, et nous sommes à Jésus-Christ, et Jésus-Christ est à Dieu ? Y a-t-il en tout cela une similitude parfaite ? Nullement ; les plus insensés mêmes, comprennent la différence ; cependant c'est du même terme que l'on se sert pour parler de Dieu, de Jésus-Christ et de nous. Et,ailleurs, après avoir dit que l'homme est le chef de la femme, il ajoute: « Comme le Christ est le chef et le Sauveur de l'Église, « et son défenseur; ainsi le mari doit l'être pour son épouse ». (Eph. V, 23, 24.) Eh bien donc , trouverons-nous là une similitude parfaite , aussi bien que dans tout ce qu'il écrit encore aux Ephésiens à ce sujet? Loin de nous cette pensée. En effet , cela ne se peut pas; on se sert des mêmes mots en parlant de Dieu et des hommes , mais ils doivent être entendus autrement dans un cas que dans l'autre. Et maintenant, n'allons pas, au rebours, chercher partout la diversité, car alors il faudrait dire que toutes ces comparaisons auraient été admises au hasard , et sans réflexion , puisque nous n'en retirerions aucun fruit. Donc, de même qu'il ne faut pas voir la similitude partout, de même il ne faut pas la rejeter partout. J'éclaircis ma pensée , je prends un exemple pour essayer de la faire comprendre. On dit que Jésus-Christ est la tête de l'Église ; si je n'attache aucune idée humaine à cette parole, à quoi sert-elle ? Et maintenant si , au contraire , j'y attache toutes les idées humaines , voilà une série interminable d'absurdités, car la tête est sujette aux mêmes affections que le corps. Donc que faut-il négliger? que faut-il prendre? Il faut négliger les conséquences que je viens d'énoncer, il faut prendre l'idée d'union parfaite , l'idée de cause et de premier principe ; il faut même entendre ceci d'une manière plus sublime et plus relevée en Dieu qu'en nous, d'une manière qui soit conforme à la nature divine ; car l'union est plus sûre, le principe plus auguste.

Vous avez encore entendu le mot Fils. Eh bien ! ici encore, il ne faut ni tout prendre ni tout rejeter; il faut prendre ce qui convient à Dieu , savoir, que le Fils est consubstantiel au Père et qu'il est de lui; pour ce qui serait déplacé, ce qui n'appartient qu'à l'infirmité humaine , laissez-le à la terre. Autre exemple encore: Dieu a été appelé lumière; eh bien! prendrons-nous toutes les idées qui se rapportent à notre lumière ? Nullement, car notre lumière est circonscrite par les ténèbres et par l'espace; une force étrangère la met en mouvement, et la recouvre d'ombre ; nulle de ces idées n'est permise au sujet de l'essence divine. Mais maintenant ce n'est pas une raison pour tout rejeter; sachons, au contraire, recueillir, de cet exemple , ce qu'il a d'utile ; l'illumination qui nous inonde et qui vient de Dieu ; notre affranchissement des ténèbres. Toutes ces paroles que je viens de dire, sont à l'adresse des hérétiques; mais il faut, dès à présent, traiter à fond le texte qui nous occupe.

Peut-être ici soulèvera-t-on la question de savoir quel mal c'était aux femmes de se découvrir la tête, aux hommes de se la couvrir; écoutez les raisons, et comprenez-les. L'homme et la femme ont reçu un grand nombre de caractères différents : l'un, ceux du commandement; l'autre, ceux de la sujétion. Une de ces marques, c'est que la femme ait la tête couverte, que l'homme ait la tête nue; donc, si tels sont leurs signes, ils pèchent tous les deux contre l'ordre, contre le précepte divin; ils franchissent les limites qui leur ont été (466) fixées; l'un s'abaisse à la faiblesse de la femme; l'autre usurpe la dignité du mari. En effet, il ne leur est pas permis de changer de vêlement; la femme n'a pas le droit de porter la chlamyde; l'homme ne doit pas prendre le bandeau ni le voile. « Une femme ne prendra point un habit d'homme, et un homme ne prendra point un habit de femme ». (Deut. XXII, 5.) A bien plus forte raison, les caractères de la tête doivent-ils être conservés; car les formes différentes sont d'institution humaine, quoique Dieu, plus tard, les ait confirmées. C'est une loi naturelle qui ordonne d'avoir ou de n'avoir pas la tête couverte. Il est bien entendu que quand je parle de nature, je parle de Dieu ; car c'est lui qui a fait la nature. Eh bien, voyez quels grands maux résultent de ce que vous bouleversez la nature; et ne me dites pas que le péché est petit; il est grand en soi, car c'est la désobéissance. Serait-il petit en soi, il deviendrait grand, parce qu'il y a là un symbole de choses importantes. Que ce soit un grand symbole , c'est ce qui résulte du bel ordre qui se manifeste, par là, au milieu des hommes: d'une part, le commandement, de l'autre la sujétion, marqués dans le costume qui convient à chaque état. La transgression, ici, confond tout, répudie les dons de Dieu, foule aux pieds l'honneur qui vient d'en-haut; et ce n'est pas l'homme seulement qui est coupable, mais la femme aussi; car, assurément, son plus grand honneur, c'est de se tenir au rang qui lui est propre; sa honte, c'est de s'en écarter. Aussi, à propos de l'un et de l'autre: « Tout homme qui prie , ou qui prophétise » , dit l'apôtre, « ayant quelque chose sur la tête, déshonore sa tête: mais toute femme qui prie, ou qui prophétise, n'ayant point la tête couverte d'un voile, déshonore sa tête (4) ». Il y avait en effet, comme je l'ai dit, et des hommes et des femmes qui prophétisaient; des femmes ayant reçu le don de prophétie, comme les filles de Philippe , et d'autres encore , soit avant soit après elles , dont parlait le prophète Joel. « Vos fils prophétiseront, et vos filles verront des visions ». (Joel, II, 28.) L'apôtre ne veut pas que l'homme ait toujours la tête découverte, mais seulement quand il prie. « Tout homme », dit-il, a qui prie, ou qui prophétise, ayant quelque chose sur la tête, déshonore sa tête ». Quant à la femme, il veut qu'elle ait toujours la tête couverte. Aussi , après avoir dit: « Toute femme qui prie, ou qui prophétise , n'ayant point la tête couverte , déshonore sa tête » , il ne s'arrête pas là, mais il ajoute : « Car c'est comme si elle était rasée ». S'il est toujours honteux, pour une femme, d'avoir la tête rasée, il est évident que c'est une honte pour elle que d'avoir toujours la tête découverte.

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Homilien über den ersten Brief an die Korinther (BKV)

III.

Wie nun? Gehört Alles auf gleiche Weise uns an, wie wir Christo angehören und Christus Gott? Keineswegs! Selbst der Einfältigste sieht hier einen offenbaren Unterschied, obgleich von Christus, von Gott und von uns der nämliche Ausdruck gebraucht wird. Und anderswo, wo er den Mann des Weibes Haupt genannt hat, setzt er bei: „Wie Christus das Haupt und der Heiland und der Vorstand der Kirche ist, so muß auch der Mann des Weibes Haupt sein.“1 Sollen wir also das Gesagte auf gleiche Weise verstehen und so Alles, was er über diesen Gegenstand an die Epheser schreibt? Keineswegs, es läßt sich unmöglich also verstehen. Es wird zwar von Gott und den Menschen derselbe Ausdruck gebraucht, aber anders ist er von Gott, anders von uns zu verstehen; jedoch ist auch nicht wieder Alles verschieden zu fassen; denn es würde fruchtlos und eitel verstanden, wenn wir daraus nicht einigen Nutzen schöpfen könnten. Wie man nicht Alles herausholen soll, so darf man andererseits auch nicht Alles verwerfen. Damit aber Das, was ich sage, deutlicher werde, so will ich es durch ein Beispiel klar zu machen versuchen. Christus wird das Haupt der Kirche genannt; wozu Das, wenn ich hier keine Ähnlichkeit mit menschlichen Dingen annehme? Und wenn ich in allen Dingen Ähnlichkeit annehme, so folgt abermals etwas sehr Ungereimtes; denn ein Haupt, welches einer Natur mit dem Körper ist, wäre somit denselben Unfällen unterworfen. Was muß ich also auffassen und was nicht? Eben den genannten Umstand darf ich nicht auffassen, wohl aber die vollkommene Vereinigung, den Grund und ersten Ursprung, und auch Das nicht so schlechtweg, sondern in einem erhabeneren und S. 442 Gottes würdigeren Sinne; denn diese Vereinigung ist ja inniger und dieser Ursprung ehrwürdiger. Wiederum, wenn du den Ausdruck Sohn hörest, so nimm auch hier nicht Alles auf und verwirf nicht Alles! Halte fest, was Gottes würdig ist, nämlich, daß der Sohn gleicher Wesenheit mit dem Vater und von diesem gezeugt ist; das Ungeziemende aber und das menschliche Schwachheit anzeigt, Das lasse bei Seite! Gott wird ferner ein Licht genannt. Sollen wir also jede Ähnlichkeit mit dem irdischen Lichte annehmen? Sicherlich nicht! Denn das Licht weicht der Finsterniß und ist durch den Raum begränzt, wird durch fremde Kraft bewegt und wird verdunkelt, was alles von jenem Wesen nicht gedacht werden darf, doch dürfen wir darum nicht Alles verwerfen, sondern zu unserem Nutzen die Beziehung auf die Erleuchtung, die uns von Gott kommt, und die Befreiung von der Finsterniß gelten lassen.

Soviel gegen die Häretiker; nun aber müssen wir weiter die ganze Stelle durchgehen. Vielleicht erhebt Jemand Zweifel und fragt bei sich, was denn darin Sündhaftes liege, wenn die Weiber mit entblößtem, die Männer mit bedecktem Haupte erscheinen. Was daran lasterhaft sei, magst du aus Folgendem lernen. Unter vielen andern Zeichen der Herrschaft des Mannes und der Unterwürfigkeit des Weibes erscheint auch dieses, daß das Weib mit bedecktem, der Mann aber mit entblößtem Haupte sich zeige. Wenn dieses nun Zeichen sind, so fehlen Beide, da sie die Ordnung umkehren und Gottes Einrichtung und die jedem von ihnen angewiesenen Gränzen überschreiten: — der Mann, indem er zur untergeordneten Stellung des Weibes herabsinkt, das Weib aber, indem es durch seine Tracht gegen den Mann sich empört. Wenn es verboten ist, die Kleider zu verwechseln, und somit weder das Weib den Rock des Mannes, noch dieser das Gewand und den Schleier des Weibes anlegen darf, wie es ja heißt: „Kein Weib soll männliche Kleidung tragen, und kein Mann Frauenkleider S. 443 anziehen:“2 so dürfen noch viel weniger diese Zeichen verwechselt werden. Jenes ist durch menschliche Gesetze verordnet, wiewohl Gott es später bestätiget hat; Dieses aber — das Haupt entblößen oder bedecken — ist von der Natur angeordnet; und wenn ich die Natur nenne, so verstehe ich darunter Gott, den Urheber der Natur. Siehe, welch’ Unheil daraus entsteht, wenn du diese Gränzen überschreitest! Sage mir nicht, es sei Dieß ein geringer Fehler; denn er ist an sich groß, es ist Ungehorsam! Und wäre die Sache an sich auch gering, so würde sie groß durch den Umstand, daß sie das Symbol großer Dinge ist. Daß sie aber wirklich groß sei, erhellet daraus, daß sie dem menschlichen Geschlechte eine so schöne Ordnung gibt, indem sie durch den entsprechenden Schmuck feststellt, wer herrschen und wer gehorchen soll. Wer also diese Ordnung verletzt, verwirret Alles, wirft Gottes Geschenk hinweg und tritt die Ehre, die ihm von oben zugetheilt ist, mit Füßen; und Das gilt vom Manne so gut wie vom Weibe. Denn darin besteht die größte Ehre, daß die einem Jeden gebührende Stellung beibehalten werde, gleichwie es die größte Schande ist, wenn diese Ordnung verkehrt wird. Darum schreibt der Apostel für Beide folgende Worte:

4. 5. Jeder Mann, welcher betet oder weissagt mit bedecktem Haupte, schändet sein Haupt. Jede Frau aber, welche betet oder weissagt mit unverhülltem Haupte, schändet ihr Haupt.

Denn es gab, wie ich gesagt habe, damals Männer, welche weissagten, und auch Frauen, die diese Gabe besaßen, wie die Töchter des Philippus und Andere vor und nach ihnen. Von diesen sprach einst der Prophet: „Euere Söhne werden weissagen, und euere Töchter werden Ge- S. 444 sichte sehen.“3 Übrigens fordert er nicht, daß der Mann beständig barhaupt sein soll, sondern nur, wenn er betet; denn es heißt: „Jeder Mann, welcher betet oder weissagt mit bedecktem Haupte, schändet sein Haupt.“ Vom Weibe dagegen verlangt er, daß es beständig mit verschleiertem Haupte erscheine. Denn er sagt nicht bloß: „Jedes Weib, welches mit unverschleiertem Haupte betet oder weissagt, schändet ihr Haupt,“ sondern er fährt weiter fort: „denn es ist ebensoviel, als wäre sie kahl geschoren.“ Wenn es aber schimpflich ist, immer kahl geschoren zu sein, so erhellet daraus, daß es auch schimpflich ist, das Haupt immer entblößt zu tragen.


  1. Ephes. 5, 23. 24. ↩

  2. Deut. 22, 5. ↩

  3. Joel 2, 28. ↩

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