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Œuvres Jean Chrysostome (344-407) In epistulam ad Colossenses commentarius

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Kommentar zum Briefe des hl. Paulus an die Kolosser (BKV)

6.

Ich weiß, daß viele bei diesen Worten verlegen werden; und daran ist die Ausschweifung und Zuchtlosigkeit derer schuld, von welchen ich sprach. Daß die Ehen in der angegebenen Weise geschlossen, daß sie so verderbt werden, hat die Sache selbst in üblen Ruf gebracht. Sagt ja doch der Apostel: „Ehrbar sei die Ehe und das Ehebett unbefleckt1!“ Warum schämst du dich über das, S. 415 was ehrbar ist? Warum errötest du über das, was unbefleckt ist? Mögen dies die Häretiker, mögen dies diejenigen tun welche feile Dirnen zur Hochzeit beiziehen! Deshalb will ich die Eheschließung von allem Unlautern gereinigt wissen, um sie auf den ihr eigenen Adel zurückzuführen, um den Häretikern den Mund zu stopfen. Beschimpft ist das Geschenk Gottes, die Wurzel unseres Ursprungs; denn allzuviel Schmutz und Unrat hat sich um die Wurzel gesammelt. Diesen also wollen wir durch unsere Rede beiseite schaffen. Ihr müßt darum schon ein wenig ertragen, weil eben jeder, der mit Kot zu tun hat, auch üble Gerüche ertragen muß. Meine Absicht ist, zu zeigen, daß ihr euch nicht über diese Erörterung schämen müßt, sondern über eure Handlungsweise; du aber, statt dich über letztere zu schämen, findest erstere beschämend, verurteilst also die heilige Anordnung Gottes. — Soll ich erklären, in welcher Hinsicht die Ehe auch ein Geheimnis der Kirche ist? Wie Christus zur Kirche kam, wie sie aus ihm ward, wie er sich mit ihr verband durch geistige Vermählung? „Denn ich“, sagt der Apostel, habe euch einem Manne als eine reine Jungfrau verlobt2.“ Daß wir aber aus ihm sind, bezeugen des Apostels Worte: „Aus seinen Gliedern und aus seinem Fleische sind wir alle3.“ — In Erwägung alles dessen laßt uns also dieses erhabene Geheimnis nicht entehren! Die Ehe ist ein Abbild der Gegenwart Christi, und du berauschst dich? Sage mir, wenn du ein Bildnis des Kaisers sähest, würdest du es wohl verunehren? Gewiß nicht. Die Vorkommnisse bei der Hochzeitsfeier scheinen nun zwar belanglos zu sein, in Wirklichkeit aber sind sie die Ursache großer Übel. Da ist alles voll von Verstößen gegen Ordnung und gute Sitte. „Schamlosigkeit und törichtes Gerede und Possenreißerei komme nicht aus eurem Munde4“, sagt der Apostel. Alle jene Dinge aber sind nichts anderes als Schamlosigkeit und törichtes Gerede und Possenreißerei, und zwar nicht bloß schlechthin, sondern im höchsten Grade. Die Sache S. 416 ist förmlich ein Handwerk, und denen, welche es ausüben, wird reichlicher Beifall gespendet. Die Sünden sind zu einem eigenen Gewerbe geworden; wir begehen sie nicht so schlechthin, sondern geflissentlich, mit raffiniertem Geschick; da führt denn nun der Teufel seine Truppen ins Treffen. Denn wo Trunkenheit herrscht, da greift Zuchtlosigkeit Platz; wo Zoten gerissen werden, da stellt sich der Teufel mit seinem Gefolge ein. Ich bitte dich, daran kannst du dich weiden? Du feierst das Geheimnis Christi und lädst den Teufel zu Gaste? — Vielleicht haltet ihr mich für einen unausstehlichen Menschen. Denn auch darin zeigt sich die große Verkehrtheit, daß selbst wohlgemeinter Tadel als übertriebene Strenge verlacht wird. Hört ihr nicht, wie Paulus verlangt: „Alles, was immer ihr tut, ob ihr eßt, ob ihr trinkt, ob ihr sonst etwas tut; alles tut zur Ehre Gottes5!“? Ihr aber tut es ihm zur Unehre und Schmach. Hört ihr nicht, wie der Prophet mahnt: „Dienet dem Herrn in Furcht, und frohlocket ihm mit Zittern6!“? Ihr aber benehmt euch ungebunden und ausgelassen. Könnt ihr denn nicht vergnügt sein, auch ohne euer Gewissen zu belasten? — Du möchtest gern schöne Lieder hören? Freilich wäre das ganz und gar nicht nötig; doch ich lasse es mir gefallen, wenn du darauf bestehst; nur höre nicht die satanischen, sondern die geistlichen Lieder! — Du möchtest gern einen Tanz sehen? Betrachte den Chor der Engel! Ja, entgegnet man, wie ist es möglich, diesen zu schauen? Wenn du jene sündhaften Lustbarkeiten verbannst, so wird Christus selbst zu einer solchen Hochzeit kommen; ist aber Christus gegenwärtig, so ist auch der Chor der Engel zugegen. Wenn du nur willst, so wird er auch heutzutage noch Wunder wirken wie ehemals. Er wird auch jetzt noch Wasser in Wein verwandeln; ja noch weit Wunderbareres: die ungebundene Ausgelassenheit und die schale sinnliche Lust wird er ins Gegenteil verkehren und in eine geistliche Lust verwandeln. Das heißt aus Wasser Wein machen. Wo Flötenspieler sind, da verweilt Christus nie und nimmer; S. 417 sollte er sich aber doch einfinden, so jagt er zuerst diese hinaus, und dann erst wirkt er Wunder. Was kann es Unerfreulicheres geben als solch eine satanische Festfeier, wo alles ohne Ordnung, wo alles ohne tiefen Sinn ist? Oder wenn in etwas geordnet, so wieder alles unanständig, alles unerquicklich.


  1. Hebr. 13, 4. ↩

  2. 2 Kor. 11, 2. ↩

  3. Vgl. Eph. 5, 30. ↩

  4. Ebd. 5, 3. 4. ↩

  5. 1 Kor. 10, 31. ↩

  6. Ps. 2,11. ↩

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Commentaire sur l'épître aux Colossiens

6.

Bien des gens, je le sais, sont choqués de mes paroles. Mais ce qui m'a fait aborder ce sujet, ce sont les abus introduits par la débauche et par l'impudeur. Oui, la manière dont se font les noces, ces habitudes dépravées et corrompues dégradent le mariage. « Car les noces en elles-mêmes sont honorables, et le lit nuptial est immaculé ». (Hébr. XIII, 4.) Pourquoi donc avoir honte de ce qui est honorable ? Pourquoi rougir de ce qui est immaculé? C'est aux hérétiques de rougir; c'est à ceux qui amènent des courtisanes. Je veux purifier le mariage pour lui rendre sa noblesse, pour fermer la bouche à l'hérésie. On a déshonoré une institution qui est un présent divin,-qui est la source du genre humain; on y a jeté du limon et de la boue. Purifions cette source, en appelant la raison à notre aide. Un peu de courage ! Quand on ne craint pas la boue, on ne doit pas en craindre l'odeur. Je veux vous montrer que ce n'est pas le mariage, mais l'abus que vous y introduisez qui doit vous faire rougir. Vous n'avez qu'une mauvaise honte et vous condamnez Dieu qui a institué le mariage. Je vais vous dire ce que c'est que ce sacrement de l'Église. C'est le Christ qui vient trouver l'Église, l'Église née de lui et à laquelle il s'est uni par des liens spirituels. « Car je vous ai fiancés », dit l'apôtre, « à cet unique époux qui. est le Christ, pour vous présenter à lui comme une vierge toute pure ». (II Cor. XI, 2.) Voyez comme il déclare que nous appartenons au Christ, que nous sommes les membres de ses membres, et la chair de sa chair.

Livrons-nous à ces réflexions et respectons ce mystère sublime. Eh quoi ! le mariage vous représente Jésus-Christ, et vous vous enivrez ! Dites-moi , si vous aviez devant vous l'image du souverain, ne la respecteriez-vous pas ? Ah ! sans doute, vous la respecteriez. On semble n'attacher aucune importance à la manière dont on se comporte quand on assiste à un mariage, et pourtant cette indifférence à (176) des suites désastreuses. Ce ne sont qu'habitudes impies. « Point de paroles déshonnêtes », dit saint Paul, « point de paroles insensées ou bouffonnes ». (Ephés. V, 4.) Et pourtant, quand on assiste à une noce, on n'entend que propos déshonnêtes, insensés ou bouffons. Cette habitude est devenue un art qui fait honneur à celui qui l'exerce : oui, le vice est devenu un art. Et cet art, nous ne le pratiquons pas à la légère; nous déployons, en l'exerçant, notre application et notre science. Et d'ailleurs, c'est le démon en personne qui commande et qui dirige ces troupes de bouffons. Car la débauche loge à la même enseigne que l'ivresse : là où circulent les propos obscènes, le démon prend toutes ses aises. A ces repas de noces, avez-vous bien le coeur, je vous le demande, d'invoquer le démon, en célébrant les mystères du Christ ? Vous me trouvez peut-être fâcheux et importun , car c'est encore l'effet de votre perversité extrême de tourner en ridicule l'austérité de vos censeurs. Eh ! n'entendez-vous pas saint Paul qui vous dit : « Quoi que vous fassiez, que vous mangiez ou que vous buviez, agissez toujours pour la gloire de Dieu?» Vous, au contraire, vous vous occupez à dire de mauvais propos et des infamies. N'entendez-vous pas cette parole du Prophète : « Servez le Seigneur avec une crainte respectueuse et avec une allégresse mêlée de terreur? ». (Ps. II, 11.)

Vous, au contraire, vous vous plongez dans la mollesse. Ne pouvez-vous donc pas vous livrer à des plaisirs sans danger? Voulez-vous entendre de mélodieux accords? Certes vous n'en auriez pas besoin; mais je me plie à votre faiblesse, si vous voulez; au lieu des concerts de Satan, écoutez les concerts des anges. Voulez-vous voir des danses? Contemplez celles des anges. Et comment faire pour les voir? me direz-vous. Pour cela vous n'avez qu'à chasser tous ces musiciens, tous ces danseurs profanes. Alors le Christ viendra à vos noces; or le Christ est toujours accompagné du choeur des anges. Il opérera, si vous voulez, des miracles, comme autrefois; il changera encore l'eau en vin et fera d'autres prodiges. Cette joie dissolue, ces désirs qui bientôt vous laissent froids, se changeront bientôt en joie spirituelle. Voilà ce qui s'appelle changer l'eau en vin. Là où sont vos joueurs de flûte le Christ ne paraît pas; mais entre-t-il dans la salle, il les chasse et opère des miracles. Quoi de plus choquant que ces pompes de Satan, où il n'y a que confusion , où, s'il n'y a pas confusion, il n'y a que honte et amertume?

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