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Homilien über den II. Thessalonicher-Brief (BKV)
7.
IV. Darüber brauchen wir uns nicht zu wundern; es verhält sich ja ähnlich mit allen Dingen, die heilsam sind. Arzneien und Pillen schmecken dem Kranken oft gar übel, darnach aber bekommen sie ihm gut. Wenn wir nicht einmal unangenehme Reden ertragen können, so ist klar, daß wir auch kein Leiden in der Wirklichkeit aushalten können. Wer schon kein Gespräch über die Hölle aushalten kann, der wird beim Ausbruch einer Verfolgung schwerlich gegen Feuer und Schwert Widerstand leisten. Härten wir unser Ohr ab, damit es nicht verzärtelt werde. Denn vom Hören kommt es zum Handeln. Sind wir gewohnt, Furchtbares S. 757 zu hören, so werden wir auch Furchtbares dulden können. Sind wir aber so verweichlicht, daß wir nicht einmal von Qualen reden hören können, wie sollen wir wirkliche Qualen ausstehen können! Sehet hin auf den hl. Paulus und betrachtet, wie er allen irdischen Leiden und den mannigfachsten Gefahren Trotz bietet! Wie war er dazu im Stande? Darum, weil er sich gewöhnt hatte, sogar der Hölle Trotz zu bieten im Kampfe für das Gesetz Gottes. Er hielt es für Nichts, sogar die Höllenqualen auszustehen aus Liehe zu Christus. Und wir wollen nicht einmal eine Predigt darüber zu unserm Heile aushalten?
Ihr habt nun Einiges über diesen Punkt vernommen und entfernet euch jetzt wieder. Ich bitte euch aber inständig, wenn nur einige Liebe in euren Herzen wohnet, so behaltet und erwäget allzeit diese Worte; sie schaden euch ja nicht, wenn sie auch Nichts nützen sollten! Ich weiß aber gewiß, daß sie euch nützen werden. Denn je nach den Gesprächen wird auch die Seele gut oder böse. „Böse Reden,“ heißt es, „verderben gute Sitten.“1 Gute Gespräche aber sind nützlich, sie machen den Menschen ernst und verständig. Die menschliche Seele gleicht dem Wachse: mit kalten gleichgiltigen Reden machst du sie hart wie Stein, mit feurigen Reden aber erweichst du sie; ist sie aber erst einmal erweicht, so kannst du sie nach Belieben umformen und das Bildniß des Königs in sie eingraben. Verstopfen wir also unsere Ohren gegen schlechte und unnütze Reden! Sie sind kein unbedeutendes Übel. Denn alles mögliche Böse kann daraus entstehen. Waren wir bestrebt, Gottes Wort zu hören, so würden wir nichts Anderes anhören; hörten wir aber nichts Anderes an, so kämen wir auch nicht his zu bösen Werken. Denn das Wort führt zur That: zuerst denken wir, dann reden wir, dann handeln wir. Wie viele S. 758 ehrbare Menschen sind nicht schon durch unsaubere Gespräche zu unreinen Handlungen verleitet worden! Denn unsere Seele ist von Natur weder gut noch böse, sie wird das eine oder andere erst durch die Bethätigung des freien Willens. Gleichwie nun das Segel das Schiff dahin treibt, wohin der Wind weht, oder vielmehr, wohin es das Steuerruder bei günstigem Fahrwind lenkt, so ist es auch mit unserm Herzen. Wenn der günstige Wind guter Reden unser Herz anweht, so segelt es gefahrlos dahin; ist aber das Gegentheil der Fall, so wird es vom Verderben ereilt. Was für die Schiffe die Winde sind, das sind für die Seelen die Reden. Durch diese kannst du die Seelen lenken und leiten, wohin du willst. Darum ruft uns eine mahnende Stimme zu: „All dein Gespräch richte auf das Gesetz des Allerhöchsten!“2
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Commentaire sur la deuxième épitre aux Thessaloniciens
7.
Car il en est ainsi dg tout ce qui noms est utile. Ne vous en étonnez pas, les médicaments , les aliments répugnent d'abord au malade, et ils lui sont utiles. Si nous ne supportons pas la rigueur des paroles, il est évident que nous ne supporterons pas l'affliction. réelle; si l'on ne supporte pas les discours sur la géhenne, évidemment quand la persécution viendra, l'on ne saura pas résister au feu et au glaive. Sachons donc habituer notre oreille à ces discours, préservons- nous, de la mollesse. Après. les paroles, viendra pour nous la réalité. Habituons-nous à entendre des choses terribles pour nous habituer à supporter des choses Terribles. Si notre relâchement va jusqu'à ne pas pouvoir endurer des paroles, comment pourrons-nous tenir contre les rigueurs de la réalité? Voyez quel mépris pour tous les mauvais traitements , pour les dangers survenant coup sur coup, manifeste le bienheureux Paul. C'est que ses méditations l'avaient porté jusqu'au mépris de l'enfer, pour se rendre agréable à Dieu. La réalité même de l'enfer lui paraissait peu de chose, pour l'amour du Christ; et nous, en considération de nos intérêts, nous ne supportons même pas les paroles qui le rappellent. A peine avez-vous entendu quelques mots sur ce sujet, vite vous vous retirez. Je vous en prie, s'il y a en vous. quelque charité, ne vous lassez pas, de semblables entretiens. Ces méditations ne sauraient en rien vous nuire, supposé qu'elles ne vous servent pas ; au contraire, je suis sûr qu'elles vous serviront, car l'âme se façonne selon les discours qu'elle entend. « Les mauvais entretiens gâtent les bonnes moeurs », dit l'apôtre, (I Cor. XV, 33.) D'où il suit que les bons entretiens les. améliorent : Les entretiens sur des sujets terribles inspirent, la sagesse. L'âme est comme une cire : exposez-la au froid de certains discours , vous la pétrifiez , vous l'endurcissez. Au contraire , les discours fervents l'amollissent ; et quand elle est amollie, vous lui donnez la forme que vous voulez, et, vous y gravez la royale image.
Donc, bouchons nos oreilles aux discours inconsidérés, redoutons ce mal, d'où proviennent tous les maux. Si l'attention de notre âge s'exerçait. uniquement à entendre les divines paroles, elle ne ferait pas attention aux autres discours, et n'y faisant pas attention, elle ne se porterait pas aux actions mauvaises. Car la route qui conduit aux actions, c'est la parole; d'abord nous pensons, ensuite nous parlons , puis nous agissons. Grand nombre d'hommes, pleins de sagesse et de modération, ont commencé par les paroles honteuses pour arriver aux actions honteuses. Notre âme, en effet, n'est de sa nature ni bonne ni mauvaise; c'est le libre arbitre qui la met tantôt dans tel état, tantôt dans tel autre. De même que la voile porte le navire partout où souffle le vent, ou plutôt, de même que le gouvernail transporte le navire , si le vent est favorable; de même la pensée, si les bonnes paroles sont portées par un vent favorable, naviguera sans péril. Dans le. sas contraire; la pensée fera souvent naufrage ; car, ce que sont les vents pour les navires, les paroles le sont pour les âmes; partout où vous voulez, vous transportez et tournez votre pensée; de là ce conseil de 1'Ecriture : « Que toutes vos paroles soient conformes à la loi du,Très-Haut ». (Eccl. IX, 20.)