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Œuvres Ambroise de Milan (340-397) De Officiis Ministrorum

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Des Devoirs

XXIV.

Ainsi donc c'est avec de bonnes actions et avec pureté d'intention qu'il faut, je pense, tendre aux honneurs et surtout aux honneurs dans l'Eglise, sans qu'il se trouve ni prétention hautaine, ou négligence complai-sante, ni aspiration honteuse et ambition inconvenante. La simplicité toute droite du coeur suffit abondamment à tout, et se recommande assez elle-même.

Mais dans la fonction même il ne convient, ni que la sévérité soit dure, ni la complaisance excessive, afin que nous ne paraissions pas exercer une magistrature, ou ne pas remplir du tout le devoir de la charge reçue.

L'utilité des bienfaits.

Il faut aussi s'efforcer de lier par des bienfaits et des devoirs accomplis, le plus grand nombre de gens, et de conserver la reconnaissance acquise, de peur qu'à bon droit ne devien-nent oublieux du bienfait ceux qui s'affligent d'avoir été blessés gravement ; souvent en effet l'expérience le mon-tre : ceux que tu as entourés de ta faveur ou comblés par quelque dignité supérieure, tu te les aliènes si, de façon imméritée, tu juges devoir préposer quelqu'un d'autre à cette dignité. Mais il convient aussi que l'évêque porte attention à ses bienfaits ou à ses jugements, afin de sauvegarder l'équité, et qu'il soit déférent à l'égard du prêtre ou du ministre, comme à l'égard d'un proche.

Et il ne faut pas que ceux-ci, parce qu'une fois ils ont été approuvés, soient hautains, mais que plutôt, en se souvenant de la faveur reçue, ils gardent l'humilité ; et il ne faut pas que l'évêque s'offense si un prêtre, ou un ministre, ou quelqu'un du clergé, pour la miséricorde, ou le jeûne, ou la chasteté, ou l'enseignement et la lecture, augmente l'estime qu'on a de lui. La reconnaissance de l'Eglise en effet est la louange du maître. C'est un bien que l'oeuvre de quelqu'un soit vantée, à condition toutefois que cela se fasse sans aucun désir d'ostentation. Que chacun en effet soit loué par les lèvres des voisins et non par sa propre bouche, et qu'il soit recommandé par ses oeuvres et non par ses désirs.

Au reste, si quelqu'un n'obéit pas à l'évêque, il cherche à s'élever et à se mettre en valeur, à éclipser les mérites de l'évêque par une imitation prétentieuse de l'enseignement, ou de l'humilité ou de la miséricorde ; par ces comportements il est en dehors de la voie de la vérité, il s'enorgueillit : en effet, la règle de la vérité est que tu ne fasse rien de trompeur en vue de te recommander toi-même pour abaisser un autre, et si tu as quelque chose de bon, que tu ne l'utilises pas pour le détriment et la critique d'autrui.

Ne défends pas le malhonnête et ne pense pas à confier les choses saintes à un indigne, et à l'inverse, ne poursuis pas et n'attaque pas celui dont tu n'as pas découvert la faute. Car alors que chez tous les hommes l'injustice est. vite choquante, elle l'est au plus haut point dans l'Eglise, où il faut que réside l'équité, où il convient que l'on maintienne l'égalité, et afin que l'homme plus puissant ne réclame rien pour lui, que l'homme plus riche ne s'approprie rien de plus en effet, qu'il s'agisse du pauvre ou qu'il s'agisse du riche, ils sont un dans le Christ13 que l'homme plus saint ne s'arroge rien de plus : il sied en effet que lui-même soit plus humble.

Mais ne faisons pas acception de la personne d'autrui dans un jugement : que la faveur soit absente, que les mérites de la cause décident. Rien ne grève à ce point la réputation, bien plus la confiance, que si, en jugeant, l'on abandonne au puissant la cause du petit, ou si l'on accuse le pauvre qui est innocent, tandis que l'on disculpe le riche, coupable d'une faute. Assurément, le genre humain est porté à favoriser les hommes qui sont plus honorés, de peur qu'ils ne s'estiment offensés, de peur que déboutés, ils ne s'affligent. Mais d'abord, si tu redoutes une disgrâce, n'accepte pas de juger; si tu es prêtre ou si tu es quelqu'un d'autre, ne provoque pas. Il t'est permis de garder le silence dans une affaire qui n'est que pécuniaire, bien qu'il appartienne à la constance de soutenir l'équité. Mais dans la cause de Dieu, là où la communion de l'Eglise est en péril, même fermer les yeux n'est pas un péché léger.

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Von den Pflichten der Kirchendiener (BKV)

XXIV. Kapitel

Vom Nützlichen: Strebsamkeit, nicht Strebertum die Vorstufe zu (kirchlichen) Ehrenämtern (119). Nicht zu große Strenge und nicht zu große Milde der Leitstern bei deren Ausübung (120). Unparteilichkeit ein erstes Erfordernis bei deren Besetzung (121). Der Priester halte sich fern von Eifersüchtelei gegen tüchtige S. 188 Kleriker (122), letztere von Anmaßung und Nörgelei gegen ersteren (123). Gerechtigkeit ohne Ansehen der Person der oberste Grundsatz in der Rechtsprechung (124—125).

119. Durch gutes Handeln und in reiner Absicht, glaube ich, soll ein Ehrenamt, besonders ein kirchliches, angestrebt werden. Es sollte hierbei weder hochnäsige Anmaßung oder gleichgültige Nachlässigkeit, noch schimpfliches Strebertum und unziemlicher Ehrgeiz hervortreten. Gerade, aufrechte Gesinnung genügt zu allem und empfiehlt sich hinlänglich selbst.

120. Im Amte aber soll geziemenderweise weder schroffe Strenge noch zu große Nachgiebigkeit walten, um uns nicht den Anschein zu geben, es sei uns bloß um Ausübung der Macht zu tun, oder aber wir füllten keineswegs den übernommenen Dienst aus.

121. Auch soll man sich bestreben, recht viele sich durch Wohltaten und Dienstgefälligkeiten verbindlich zu machen und die dankbare Gesinnung, die sie gegen einen hegen, zu erhalten, damit sie, wenn sie sich einmal schwer beleidigt fühlen, des genossenen Wohltuns mit Recht nicht vergessen. Denn es kommt erfahrungsgemäß oft vor, daß man Leute, die man begünstigte oder zu irgendeiner höheren Stufe beförderte, abstößt, wenn man ihnen jemand zu Unrecht vorziehen zu sollen glaubt. Aber auch dem Priester geziemt es, daß er seine Gewogenheit, die er in seinen Wohltaten und Entscheidungen zum Ausdruck bringt, unter Wahrung der Gerechtigkeit betätigt und einem Presbyter oder Kirchendiener wie einem Bruder Achtung bezeugt.

122. Diese dürfen, weil sie einmal als erprobt befunden wurden, nicht anmaßend werden, sondern lieber im Bewußtsein der empfangenen Gnade demütig bleiben; der Priester aber soll nicht Anstoß daran nehmen, wenn ein Presbyter oder ein Diener oder sonst ein Mitglied des Klerus durch seine Mildtätigkeit oder Enthaltsamkeit oder Unbescholtenheit oder Gelehrsamkeit S. 189 oder Schriftbelesenheit in der Achtung steigt. Denn die Gunst der Gemeinde bedeutet Lob für den Lehrer. Gut, wenn das Wirken eines Klerikers Lob findet, doch so, daß ihm jede Ruhmsucht fern liegt. Des Nächsten Lippen, und nicht sein eigener Mund sollen ihn loben, sein Wirken, nicht Strebertum ihn empfehlen.

123. Sollte übrigens jemand dem Bischof nicht gehorchen und darauf ausgehen, sich selbst zu überheben und großzumachen, die Verdienste des Bischofs dagegen durch erheuchelte Gelehrsamkeit oder Demut oder Mildtätigkeit in Schatten zu stellen, so ist er ein vom Wahren abgeirrter, hochmütiger Mensch; denn die Regel der Wahrheit verlangt, nichts zur eigenen Empfehlung zu tun um den Preis der Verkleinerung eines anderen, und nicht das Gute, das man etwa hat, zur Bemängelung und Verunglimpfung des Nächsten zu betätigen.

124. Tritt nicht für einen Schlechten ein und glaube nicht einem Unwürdigen das Heilige anvertrauen zu sollen! Umgekehrt bedrücke und befehde keinen, dem du auf kein Verbrechen gekommen bist! Denn wenn Ungerechtigkeit an allen leicht Anstoß erregt, dann am meisten in der Kirche, wo Gleichheit herrschen soll, so daß sich der Mächtige nicht mehr anmaßen, der Reiche nicht mehr aneignen darf. Ob reich oder arm: in Christus ist das einerlei. Auch ein Heiliger darf nicht größere Ansprüche machen; denn für ihn geziemt sich noch größere Demut.

125. Sodann aber fort mit jeder Rücksichtnahme auf die Person des Nächsten bei der Rechtsprechung! Fort mit Begünstigung! Nach Gebühr soll der Fall entschieden werden. Nichts belastet den Ruf, oder vielmehr den Glauben so sehr, als wenn man in der Rechtsprechung die Sache eines Niedereren dem Mächtigeren ausliefert, oder einen unschuldigen Armen beschuldigt, den schuldigen Reichen entschuldigt. Ist doch das Menschengeschlecht geneigt, Höhergestellte zu begünstigen, damit sie sich nicht beleidigt, nicht, weil unterlegen, S. 190 gekränkt fühlen. Doch fürs erste brauchst du, wenn du Anstoß fürchtest, das Urteil nicht übernehmen, brauchst, wenn du Priester oder sonst jemand bist, nicht den Herausfordernden machen. Es ist dir gestattet, wenn es sich lediglich um eine Geldangelegenheit handelt, zu schweigen, obschon Charakterfestigkeit ein Eintreten für Recht und Gerechtigkeit verlangte. In einer Sache Gottes aber, wo das allgemeine Wohl auf dem Spiel steht, wäre schon bloßes Schweigen aus Verstellung keine geringe Sünde.

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