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Homilien über das Hexaemeron (BKV)
9.
Was braucht es, Fernliegendes zu erwähnen, wo doch das Wasser in demselben Feigenbaum ganz entgegengesetzte Eigenschaften annimmt? Es ist nämlich äußerst bitter im Safte, sehr süß dagegen in der Frucht. Ebenso ist es beim Weinstocke in den Reben sehr herb, in den Trauben aber sehr süß. Und erst wie vielerlei Farben! Auf einer Wiese siehst du dasselbe Wasser in dieser Blume rot, in einer andern purpur, blau in einer dritten und wieder in einer andern weiß. Noch reichere Abwechslung als die Farben bieten die Gerüche. Aber ich sehe, daß meine Rede schuld meiner unbegrenzten Vorliebe für diese Betrachtung über das Ziel hinausgeht, und müßte ich sie nicht auf das Notwendige einschränken und auf die Schöpfung wieder zurückkommen, so würde mir der Tag nicht hinreichen, die große Weisheit des Schöpfers euch auch in den kleinsten Erscheinungen nachzuweisen.
„Es sprosse die Erde fruchtbare Bäume, die Frucht tragen auf Erden.” Und alsbald bedeckten sich die Höhen der Berge mit Laub; kunstvolle Lustgärten taten sich auf, und der Flüsse Gestade schmückten sich mit S. 87 tausenderlei Arten von Pflanzen. Die einen davon waren gepflanzt, um den Tisch des Menschen zu zieren, andere, um mit ihren Blättern und Früchten das Vieh zu ernähren. Wieder andere boten uns heilsame Arzneimittel in ihren flüssigen Absonderungen, Säften, Reisern, Rinden und Früchten; einfach alles, was die lange Erfahrung in den einzelnen Fällen als nützlich erkannt und herausgefunden hat, das hat die scharfsehende Vorsehung des Schöpfers vorher erkannt und ins Dasein gerufen. Wenn du nun die edlen und wilden Arten, die Wasser- und Landpflanzen, die blühenden oder nichtblühenden siehst, dann erkenne im Kleinen das Große, steigere deine Bewunderung immer mehr und mehre nur deine Liebe zum Schöpfer! Erwäg, wie er die einen Bäume mit Immergrün bekleidet, andere blätterlos geschaffen hat, und wie von den immergrünenden die einen das Laub abwerfen, die andern es immer behalten: Der Ölbaum und die Fichte werfen ihr Laub ab, wechseln es aber so unbemerkt, daß sie es nie zu verlieren scheinen. Die Palme aber behält immer ihre nämlichen Blätter vom ersten Sprossen an bis an ihr Absterben. Auch auf das achte noch, wie die Tamariske gleichsam doppellebig ist: sie zählt zu den Wasserpflanzen und findet sich doch auch sehr häufig in den Wüsten. Daher vergleicht auch Jeremias1 die schlechteren und zweideutigen Elemente mit dieser Pflanze.
Jer 17,6. Vgl. Vergil, Eclog. 8,54 und Ambrosius a.a.O. III, 16, 69 ↩
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Homélies sur l'Hexaeméron
9.
Et pourquoi rapporter des exemples éloignés les uns des autres, lorsqu'elle offre les qualités les plus contraires dans le même figuier, aussi amère dans le suc qu'elle est douce dans le fruit, aussi astringente dans le sarment de la vigne qu'elle est agréable dans le raisin ? Et quelles sont les diversités des couleurs? En parcourant une prairie, vous voyez la même eau rougir dans telle fleur, se pourprer dans telle autre, s'azurer dans celle-ci, blanchir dans celle-là , et présenter de plus grandes différences encore dans les odeurs que dans les couleurs.
Mais je vois que le désir insatiable de contempler les productions de la terre étend mou discours outre mesure. Si je ne le resserre en le rappelant aux lois générales de la création, le jour me manquera, tandis que je m'arrêterai aux petits détails pour faire admirer la grande sagesse du Créateur. Que la terre produise des arbres fruitiers qui portent du fruit sur la terre. A cette parole, les sommets des montagnes furent couverts d'arbres touffus, les jardins décorés avec art, les rives des fleuves embellies d'une infinité d arbres et de plantes. Parmi ces productions, les unes sont faites pour orner la table de l’homme, les autres fournissent la nourriture des troupeaux dans leurs fruits et dans leurs feuilles, d'autres nous procurent des secours, d'après l'art de la médecine, dans leurs sucs, leurs liqueurs, leurs pailles, leurs écorces, leurs fruits. En un mot, tout ce qu'a trouvé pour nous une expérience journalière, en recueillant dans chaque circonstance ce qui est utile, la providence attentive du Créateur l’a prévu dès le commencement et l’a produit pour notre avantage. Pour vous, lorsque vous voyez des plantes cultivées ou non cultivées , aquatiques ou terrestres, avec fleurs ou sans fleurs, reconnaissant dans ces petits objets le grand Etre, admirez et aimez de plus en plus le Créateur. Considérez comment parmi les arbres qu'il a créés, les uns sont toujours verts , les autres se dépouillent. Parmi ceux qui sont toujours verts, les uns perdent leurs feuilles, les autres les conservent. L’olivier et le pin perdent leurs feuilles, quoiqu'ils n'en changent qu'insensiblement, de sorte qu'ils paraissent ne jamais se dépouiller de leur feuillage. Le palmier garde toujours les mêmes feuilles, depuis qu’il a pris son accroissement jusqu’à la fin. Examinez encore comment, le tamarin est, pour ainsi dire, une plante amphibie, étant compté parmi les plantes aquatiques et se multipliant dans les déserts. Aussi Jérémie compare-t-il avec raison à cette plante ces caractères vicieux qui balancent entre le bien et le mal (Jer. 17. 6.).