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Werke Synesios von Kyrene (370-413) De prouidentia

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L'Égyptien ou De la providence

8.

Pythagore de Samos définissait ainsi le sage : « un spectateur de l’univers placé ici-bas, comme dans un théâtre, aux représentations solennelles, pour regarder la pièce. » Demandons-nous donc ce que va faire un spectateur qui veut se tenir convenablement. N’est-il pas clair, n’est-il pas certain qu’on le verra, tranquillement assis, attendre que les divers actes du drame, le rideau une fois tiré, se produisent successivement sous ses yeux? Mais si quelque indiscret curieux, aussi effronté qu’un chien, comme dit le proverbe, veut pénétrer derrière la toile pour examiner de près tous les préparatifs de la mise en scène, les juges du théâtre le feront chasser à coups de fouet. Dût-il n’être pas découvert, il n’en sera guère plus avancé, car il ne verra rien que d’indistinct et de confus. Il est de règle cependant que le spectacle soit précédé d’un prologue, et qu’un acteur vienne exposer d’avance au public les incidents de la pièce qui va se jouer. En cela l’acteur ne manque pas à son devoir; il ne fait qu’exécuter les ordres de celui qui préside à la représentation; il tient de lui le rôle qu’il apprend, sans se montrer affairé, sans s’agiter hors de propos; ce rôle, il le sait, mais il se taira jusqu’à ce qu’on lui dise de paraître devant le public; car les acteurs ne savent pas eux-mêmes l’instant où ils doivent entrer en scène, et ils attendent, pour s’avancer, le signal qui leur est donné. Ainsi l’homme, à qui Dieu fait connaître les mystères de l’avenir qu’il prépare, doit s’incliner devant la majesté divine, et garder le silence autant et même plus que les ignorants; car ceux qui ne savent pas essaient de deviner; mais quand les conjectures sont poussées trop loin, elles ne présentent plus qu’incertitudes; on peut les discuter à perte de vue: tandis que la vérité se connaît et s’exprime sans laisser place au doute. Le sage qui la possède la tiendra cependant cachée, comme un dépôt que Dieu lui a confié. Et puis les hommes détestent l’indiscrétion présomptueuse. Celui que Dieu n’a pas daigné choisir pour l’un de ses initiés doit rester tranquille, sans chercher à surprendre un secret dont la connaissance lui est interdite, car les hommes n’aiment pas non plus la curiosité téméraire. A quoi bon d’ailleurs être si pressé, puisque bientôt on sera aussi avancé que tous les autres? Car encore un peu de temps, et chacun de nous aura sa part de cette science qui lui est aujourd’hui refusée; les événements, à mesure qu’ils s’accomplissent, tombent dans le domaine commun; ils frappent les yeux et les oreilles.

Le temps, témoin incorruptible,

Vient à la fin nous éclairer.1


  1. Pindare, Olymp. I, 53. ↩

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Ägyptische Erzählungen über die Vorsehung

8.

S. 121 Der Samier Pythagoras sagt, der Weise sei nichts anderes, als ein Betrachter des Seienden und des Werdenden; denn er sei in die Welt gekommen, wie zu einem heiligen Wettkampfe, um betrachten das Werdende. Jetzt wollen wir nun erwägen, wie der ordentliche Betrachter beschaffen seyn müsse. Sollen wir sagen, was klar und offen daliegt: der ist es, welcher auf seinem Platze die Darstellungen abwartet, wie sie einzeln der Reihe nach hinter dem Vorhange hervortauchen? Wenn sich aber Jemand mit Gewalt auf die Bühne drängt, und, wie man gewöhnlich sagt, unverschämte Blicke dahin wirft, und durch die Vorbühne alle Veranstaltungen auf einmal schauen will, gegen diesen bewaffnen die Kampfrichter die Geißelschwinger. Mag er es auch im Verborgenen thun, so wird er doch nichts deutlich wahrnehmen; denn er sieht nur mit Mühe Verworrenes und Ungeschiedenes. Manches jedoch auch voraus auf der Bühne zu verkünden, heischt ein Gesetz; es muß nämlich einer auftreten und dem Volke erzählen, was es bald darauf sehen wird. Dieser fehlt nicht; denn er dient dem Kampfrichter, von dem er es auch weiß, ohne daß er es neugierig zu erfahren suchte, noch deßhalb nicht zu Bewegendes bewegte, und, wenn er es weiß, so muß er schweigen, bis ihm aufgetragen wird, es bekannt zu machen, da das Gesetz nicht einmal die Schauspieler stets die Zeit des Spielens wissen läßt; sondern sie müssen warten, bis ihnen das Zeichen zum Auftreten gegeben wird. So soll derjenige, welchem Gott die Veranstaltungen zu dem, was von Natur im Leben verborgen liegt, mittheilt, diese Auszeichnung ehren und nicht minder, ja noch mehr, als die, welche nichts gehört haben, schweigen; denn über das Unbekannte stellt man Vermuthungen an. Allein die Wahrscheinlichkeit ist, wenn sie weiter fortschreitet, höchst unzuverlässig, und es finden darüber manche Erörte- S. 122 rungen statt; die Erkenntniß der Wahrheit aber ist bestimmt, bestimmt auch die Erörterung. Doch wird der Weise auch diese geheim halten, da sie ihm Gott gewissermaßen als Unterpfand anvertraute; denn man haßt die Ausplauderer. Wen aber Gott der Weihe nicht würdigt, der dränge sich nicht vor, noch lausche er; denn man haßt die Neugierigen. Ungehalten aber zu seyn, ist nicht vernünftig für den, dem bald Gleiches zu Theil werden wird. Kurze Zeit ja mißt den Menschen den verdienten Lohn zu, endlich werden die Dinge allgemein geschaut und gehört.

Doch die Tage der Zukunft

Sind bewährte Zeugen uns.

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Übersetzungen dieses Werks
Ägyptische Erzählungen über die Vorsehung
L'Égyptien ou De la providence

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