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Œuvres Augustin d'Hippone (354-430)

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The Seven Books of Augustin, Bishop of Hippo On Baptism, Against the Donatists

13.

By this patience of Christian love he not only endured the difference of opinion manifested in all kindliness by his good colleagues on an obscure point, as he also himself received toleration, till, in process of time, when it so pleased God, what had always been a most wholesome custom was further confirmed by a declaration of the truth in a plenary Council, but he even put up with those who were manifestly bad, as was very well known to himself, who did not entertain a different view in consequence of the obscurity of the question, but acted contrary to their preaching in the evil practices of an abandoned life, as the apostle says of them, "Thou that preachest a man should not steal, dost thou steal?" 1 For Cyprian says in his letter of such bishops of his own time, his own colleagues, and remaining in communion with him, "While they had brethren starving in the Church, they tried to amass large sums of money, they took possession of estates by fraudulent proceedings, they multiplied their gains by accumulated usuries." 2 For here there is no obscure question. Scripture declares openly, "Neither covetous nor extortioners shall inherit the kingdom of God;" 3 and "He that putteth out his money to usury," 4 and "No whoremonger, nor unclean person, nor covetous man, who is an idolater, hath any inheritance in the kingdom of Christ and of God." 5 He therefore certainly would not, without knowledge, have brought accusations of such covetousness, that men not only greedily treasured up their own goods, but also fraudulently appropriated the goods of others, or of idolatry existing in such enormity as he understands and proves it to exist; nor assuredly would he bear false witness against his fellow-bishops. And yet with the bowels of fatherly and motherly love he endured them, lest that, by rooting out the tares before their time, the wheat should also have been rooted up, 6 imitating assuredly the Apostle Paul, who, with the same love towards the Church, endured those who were ill-disposed and envious towards him. 7


  1. Rom. ii. 21. ↩

  2. Cypr. de Lapsis. c. vi. ↩

  3. 1 Cor. vi. 10. ↩

  4. Ps. xv. 5. ↩

  5. Eph. v. 5. ↩

  6. Matt. xiii. 29. ↩

  7. Phil. i. 15-18. ↩

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Du baptême contre les Donatistes

12.

Grâce à cette patience et à cette charité, Cyprien a toléré ses collègues catholiques malgré la diversité, bienveillante toutefois, de leurs opinions sur cette question difficile et obscure, comme il a été toléré lui-même jusqu’à ce que la Providence eût permis que l’antique et salutaire coutume fût confirmée par décision d’un concile général. Et non-seulement il toléra les bons, mais il resta même en communion avec des évêques notoirement mauvais qui exprimaient des opinions diverses, non point à cause de l’obscurité même de la question, mais pour justifier la dissolution de leurs moeurs et s’autoriser à faire le mal quand ils prêchaient le bien, réalisant ainsi ces paroles de l’Apôtre : « Vous qui défendez le mal, vous le commettez vous-même (Rom., II, 21). N’est-ce pas de ces évêques, ses contemporains et ses collègues dans l’unité, qu’il écrivait: « Pendant que leurs frères subissent les rigueurs de la faim, ils n’ont souci que d’amasser de plus grandes richesses, d’acquérir des trésors par la fraude et la ruse, et d’accroître leur fortune par des usures multipliées (Discours sur les Tombés.)? » Sur ce point, en effet, la question n’est nullement obscure, car l’Ecriture dit hautement : « Ni les avares, ni les hommes rapaces ne posséderont le royaume de Dieu I Cor., VI, 10.) » ; « celui qui a placé son argent à usure (Ps., XIV, 5) »; « nul fornicateur, nul impudique, nul avare, dont le vice est une idolâtrie, ne possédera l’héritage dans le royaume de Jésus-Christ et de Dieu (Eph., V, 5) ». Peut-on supposer que, s’il n’eût pas connu parfaitement les coupables, il aurait signalé avec autant de précision ces avares qui non-seulement avaient la passion de thésauriser, mais qui recouraient, pour s’enrichir, aux moyens les plus iniques et prouvaient ainsi pour la richesse un amour qui n’était autre chose qu’une véritable idolâtrie ? Peut-on croire qu’il se fût permis de juger ainsi témérairement ses collègues dans l’épiscopat? Et cependant, pour se montrer le fidèle disciple de Jésus-Christ qui est mort pour les faibles et qui a défendu d’arracher la zizanie avant la moisson, dans la crainte qu’on arrachât également le bon grain (Matt., XIII, 29.), Cyprien toléra ces coupables avec une charité véritablement paternelle et maternelle. Il devint ainsi l’imitateur du grand Apôtre qui, par amour pour l’Eglise, toléra ceux-là mêmes qui montraient à son égard le plus de jalousie et de malveillance (Philipp., I, 15-18).

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Du baptême contre les Donatistes
The Seven Books of Augustin, Bishop of Hippo On Baptism, Against the Donatists

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