28.
Mais ici, l'homme est en peine de découvrir quelle part. dans le bien revient à notre volonté, sans que cette part même nous vienne de Dieu; et j'ignore comment il est possible de la découvrir. En effet, oublions déjà ce texte si décisif de saint Paul parlant de tous les biens de l'homme : « Qu'avez-vous que vous n'ayez reçu? et si vous l'avez reçu, comment vous en glorifiez-vous, comme si vous ne l’aviez pas reçu[^1] ? » La raison vient elle-même aussi restreindre nos recherches dans des limites bien étroites. Autant que des chrétiens comme nous peuvent la consulter sur, des matières aussi délicates, elle nous interdit de défendre les intérêts de la grâce, jusqu'à paraître détruire le libre arbitre, comme aussi d'affirmer le libre arbitre au point de nous montrer, par une impiété orgueilleuse, ingrats envers la grâce de Dieu.