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Œuvres Augustin d'Hippone (354-430) De peccatorum meritis et remissione et de baptismo paruulorum Du mérite et de la rémission des péchés et du baptême des petits enfants
LIVRE III. ÉPÎTRE À MARCELLIN.
CHAPITRE V. TÉMOIGNAGE DE SAINT CYPRIEN.

11.

Voyez-vous avec quelle confiance cet homme éminent s'exprime ici, d'après l'antique et indubitable règle de la foi? Et pourquoi vient-il produire ces documents de parfaite évidence? Pour éclaircir, par cette démonstration ferme et éclatante, un seul point douteux, je veux dire la seule question que lui adressait celui à qui sa lettre répond ici, la seule difficulté qui ait motivé le décret conciliaire dont il parle, l'obligation, enfin, désormais certaine pour tout le monde, de baptiser un enfant qu'on présenterait au sacrement sans attendre le huitième jour après sa naissance. Il ne s'agissait pas de savoir si les enfants sont enchaînés sous le lien terrible du péché originel; non, ce n'était pas là le dogme nouveau que le concile eût à établir, ou la doctrine ancienne qu'il eût à défendre parce qu'on lui opposait quelque contradiction. L'objet de la question, la matière en discussion était toute différente; le souvenir de cette loi de la circoncision charnelle amenait cette demande : Faut-il baptiser nos enfants aussi avant le huitième jour ? Et personne ne se rallia à l'opinion négative; pourquoi? C'est qu'on n'admettait point que cela dût faire ni question ni difficulté; et qu'au contraire on regardait comme absolument certaine la perte des âmes, quant au salut éternel, si elles venaient à sortir de la vie présente sans avoir reçu ce sacrement ; et toutefois, l'on avouait que les enfants tout nouvellement éclos du sein maternel avaient uniquement la tache du péché d'origine ; aussi, tout en déclarant que la rémission des péchés leur est plus facile, parce que ce sont des fautes d'autrui, elle ne leur était pas moins nécessaire. Ces vérités, étant d'ailleurs hors de doute, la seule question douteuse, relativement au huitième jour, fut alors dirimée ; et le concile prononça qu'on doit porter secours à l'homme dès sa naissance, sans distinction de jours, de peur qu'il ne périsse éternellement. Cette décision n'empêchait pas que, pour rendre raison de la circoncision charnelle même, on la regardât comme une ombre de l'avenir; mais on évitait de nous donner à entendre que le baptême doive être donné à l'homme le huitième jour après sa naissance; on voulait nous faire comprendre, au contraire, que nous recevons une circoncision spirituelle dans la résurrection de Jésus-Christ. Or, Jésus est ressuscité, il est vrai, le troisième jour après sa passion; mais ce jour, toutefois, envisagé dans cette division périodique du temps qu'on appelle la semaine, ce jour est bien le huitième toutefois, puisque le Seigneur est ressuscité d'entre les morts le premier jour après le sabbat.

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Traductions de cette œuvre
Du mérite et de la rémission des péchés et du baptême des petits enfants

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