• Start
  • Werke
  • Einführung Anleitung Mitarbeit Sponsoren / Mitarbeiter Copyrights Kontakt Impressum
Bibliothek der Kirchenväter
Suche
DE EN FR
Werke Augustinus von Hippo (354-430) De gratia Christi et de peccato originali De la grâce de Jésus-Christ et du péché originel
LIVRE PREMIER. DE LA GRÂCE DE JÉSUS-CHRIST.

34.

Du reste, quoi qu'il pense de la grâce, il affirme sans hésiter qu'elle est donnée aux chrétiens selon leurs mérites; et cependant, comme je l'ai rapporté plus haut1, pour obtenir sa trop célèbre justification au concile de Palestine, il avait formellement condamné tous ceux qui enseignent cette doctrine. Parlant de ceux qui ne sont pas chrétiens, voici comme il s'exprime : « Le bien qui se trouve en eux, ils ne le doivent qu'à leur condition, encore est-il nu et sans force. Quant à ceux qui appartiennent à Jésus-Christ, le bien qu'ils possèdent par leur condition est aidé par le secours de Jésus-Christ ». Rien encore ne nous fait connaître de quelle nature est ce secours. Mais, revenant à ceux qui ne sont pas chrétiens, Pélage ajoute: «Ils méritent d'être jugés et condamnés, parce que, doués comme ils sont du libre arbitre par lemoyen duquel ils peuvent parvenir à la foi et mériter la grâce de Dieu, ils font un mauvais usage de la liberté qui leur a été donnée. Au contraire, on doit récompenser ceux qui, faisant, un bon usage de leur libre arbitre, méritent la grâce de Dieu, et observent ses commandements ». La conclusion évidente à tirer de ces paroles, c'est que le grâce nous est conférée selon nos mérites, quelle que soit du reste cette grâce, dont il évite avec soin de nous dire la nature. En disant de ceux qui font un bon usage de leur libre arbitre, qu'ils doivent être récompensés et qu'ils méritent la grâce de Dieu, il indique clairement que cette grâce leur est due à titre de justice. Que devient donc cette parole de l'Apôtre : « Nous sommes justifiés gratuitement par sa grâce2? » Et cette autre : « Votre salut vient de la grâce? » Et de crainte qu'on n'attribue cette justification à nos oeuvres, saint Paul dit positivement que c'est « par lafoi »que nous sommes justifiés. Cette foi encore, se l'attribueront-ils à eux-rnêmes sans la grâce de Dieu? Non, dit, l'Apôtre, car « elle ne vient pas de nous, elle est un don de Dieu3 ». Pouvons-nous donc mériter ce qui est le principe nécessaire de tous nos mérites, c'est-à-dire la foi? Dira-t-on que cette foi ne nous est pas donnée? Mais alors que devient cette parole : « Selon la mesure du don de la foi que Dieu a départie à chacun de nous4? » Dira-t-on qu'elle nous est conférée en conséquence de nos mérites précédents? Alors ce n'est plus un don qui nous est fait, et je ne vois plus ce que peuvent signifier ces paroles : «Pour Jésus-Christ, il vous a fait la grâce non-seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui5». L'Apôtre atteste qu'un double don nous a été fait, celui de croire en Jésus-Christ et celui de souffrir pour Jésus-Christ. Quant .à nos adversaires, le foi. leur paraît tellement une conséquence du libre arbitre, qu'elle cesse d'être un don gratuit, pour n'être plus qu'une dette proprement dite; elle n’est donc plus une grâce, puisque le caractère essentiel de toute grâce c'est d'être gratuite.


  1. Ch. XXII, n. 23. ↩

  2. Rom. III, 24.  ↩

  3. Eph. II, 8.  ↩

  4. Rom. XII, 3.  ↩

  5. Phil. I, 29. ↩

pattern
  Drucken   Fehler melden
  • Text anzeigen
  • Bibliographische Angabe
  • Scans dieser Version
Download
  • docxDOCX (81.06 kB)
  • epubEPUB (69.22 kB)
  • pdfPDF (263.87 kB)
  • rtfRTF (238.61 kB)
Übersetzungen dieses Werks
A Treatise on the grace of christ, and on original sin vergleichen
De la grâce de Jésus-Christ et du péché originel

Inhaltsangabe

Theologische Fakultät, Patristik und Geschichte der alten Kirche
Miséricorde, Av. Europe 20, CH 1700 Fribourg

© 2026 Gregor Emmenegger
Impressum
Datenschutzerklärung