AU MÊME. CXI—CCLXXVII.
Il craint de l'importuner par sa recommandation ; mais il ne peut s'empêcher de lui écrire encore en faveur de malheureux habitants de la campagne , qui avaient besoin d'être soulagés.
JE prie le Dieu bon d'augmenter pendant toute votre vie l'éclat de votre gloire, en proportion de l'honneur que vous nous faites en vous abaissant jusqu'à nous avec tant de bonté. Quelque envie que j'eusse de vous écrire et d'user de la liberté que vous m'avez accordée , j'en ai été empêché par une certaine pudeur, et par la crainte d'abuser de votre complaisance. Mais la permission de vous écrire que vous m'avez donnée vous-même , et le besoin de quelques personnes qui souffrent, suffisent pour m'enhardir. Si les supplications des faibles sont de quelque poids auprès des hommes puissants , laissez-vous fléchir par mes prières.
Jetez un regard favorable sur de malheureux habitants de la campagne, qui travaillent sur le mont Taurus, où sont des forges de fer : n'exigez d'eux qu'un tribut supportable pour le fer qu'ils façonnent, de peur qu'ils ne succombent sous le poids, et qu'ils ne soient à l'avenir hors d'état de pouvoir servir le public. Je suis persuadé qu'ayant l’âme aussi bonne, vous prenez fort à coeur cette affaire.