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Œuvres Tertullien (160-220) Ad nationes libri

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An die Heiden

XIV.

[1] Nun hat ein neues Gerücht über unseren Gott aufgebracht: Erst kürzlich hat in dieser Stadt ein ganz verkommener Mensch, sogar ein Abtrünniger seiner eigenen Religion — Jude allein durch den Verlust eines Stückchens Haut, und dies umso mehr nach den Bissen der wilden Tiere, denn indem er sich täglich [für die Arena] verdingt, wird er nun schon am ganzen Leib gestutzt und beschnitten —, ein Bild gegen uns ausgestellt mit dieser Aufschrift: »Onokoites«. Es hatte Eselsohren, trug die Toga und ein Buch, und der eine Fuß war behuft. [2] Und das Volk ⟨.... ⟩ glaubte dem Juden. Denn welches andere Geschlecht ist die Pflanzstätte unseres schlechten Rufes? ⟨Daher⟩ wird in der ganzen Stadt der Onokoites ausgerufen. [3] Doch auch dies will ich, ⟨obgleich⟩ von gestern, der Autorität der Zeit entbehrend und durch die Beschaffenheit ⟨seines Urhebers⟩ entkräftet, gern aufnehmen, um es zurückzuwenden. Sehen wir also, ob ihr nicht auch hierin mit uns zusammen ertappt werdet. [4] Denn auf die Gestalt kommt es nicht an, sofern wir uns nur um missgestaltete Bilder kümmern. Es gibt bei euch Götter mit Hundskopf und mit Löwenkopf, gehörnte vom Rind, vom Widder und vom Bock, ziegen- oder schlangengestaltige, und geflügelte an Sohle, Stirn und |v85| Rücken. Warum also brandmarkt ihr unseren einen? Bei euch werden mehrere Onokoiten angetroffen!

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Aux nations

XIV.

Mais il court sur notre Dieu une rumeur nouvelle. Il y a peu de jours que, dans cette cité, un des hommes les plus pervers, déserteur de sa religion, et qui n'a de juif que la peau qu'il a perdue, après avoir subi la dent des bêtes féroces contre lesquelles il a loué son bras et tout son corps, a promené contre nous une image avec cette inscription: ONOCHOETÈS (race d'âne). Le monstre était vêtu de la toge, portant un livre à la main, armé de longues oreilles d'âne, avec un des deux pieds fourchu. La multitude de croire aussitôt sur la parole du juif. N'est-ce pas de cette engeance que partent toutes les infamies dirigées contre nous? Dans toute la ville il n'est plus bruit que d'ONOCHOETÈS. Quoique cette calomnie soit née d'hier, qu'elle n'ait pas pour elle l'autorité du temps, et qu'elle tombe d'elle-même, rien que par la bassesse de son auteur, je l'accueille volontiers pour vous renvoyer l'accusation. Voyez donc si là encore vous ne méritez pas les mêmes reproches que nous. Peu importe sous quelle forme nous adorons des simulacres, pourvu que ce soient des simulacres. Vous avez des dieux à tête de chien, d'autres à tête de lion, de boeuf, de bélier, de bouc, des dieux cornus, des dieux à jambes de chèvres, à queue de poissons et de serpents. Que sais-je encore? Ceux-ci ont des ailes aux pieds; ceux-là au dos et à la tête. Pourquoi donc crier si haut contre notre idole unique? Il y a chez vous des milliers d'Onochoetès.

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