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Homilien über das Hexaemeron (BKV)
1.
Es gibt Städte, die vom frühen Morgen bis zum späten Abend an allerlei Schauspielen der Gaukler ihre Augen weiden. Und wahrhaftig, mögen sie lose und schlechte Lieder, die allenthalben in den Herzen wilde Zügellosigkeit verschulden, noch so lange hören, sie bekommen nicht genug. Viele preisen solche Völker glücklich, weil sie den Marktbetrieb oder die Erwerbs- und Lebenssorgen beiseite lassen, in lauter Leichtsinn und Vergnügen die ihnen bestimmte Lebenszeit vergeuden, ohne zu bedenken, daß die Bühnen mit ihren vielen lasziven Schauspielen für die Besucher eine allgemeine und öffentliche Schule der Unsittlichkeit sind, und daß die so harmonischen Melodien der Flöten und die unzüchtigen Gesänge in den Herzen der Zuhörer sich festsetzen und nichts weniger als alle zur Schamlosigkeit erziehen, da diese die Gebärden der Flöten- und Zitherspieler nachahmen1. Wieder andere sind leidenschaftliche Pferdeliebhaber, streiten selbst im Schlafe um die Pferde, spannen die Wagen um, wechseln die Wagenlenker und haben so nicht einmal im Schlafe vor der Torheit des Tages Ruhe. Sollten nun wir, die der Herr, der große Wundertäter und Künstler, zur Betrachtung seiner Werke zusammenberufen hat, ermüden, sie anzuschauen, oder träge werden, die Aussprüche des Geistes anzuhören? Sollen wir nicht vielmehr diese große und reichhaltige Werkstätte göttlichen Schaffens umstehen, im Geiste ein jeder zu den entschwundenen Zeiten zurückkehren und die Ausschmückung des Weltalls betrachten? Den Himmel zunächst, der nach dem Ausspruche S. 61 des Propheten2 wie ein Gewölbe ausgespannt ist, dann die Erde, unendlich groß und schwer und auf sich selbst gestützt, sodann die ausgegossene Luft, die ihrer Natur nach weich und feucht, allem, was Odem hat, die wesentliche und stete Nahrung gibt, wegen ihrer Feinheit aber vor den sich bewegenden Körpern ausweicht und sich teilt, um denen nicht hinderlich zu sein, die in ihr leben, indem sie sich immer hinter diejenigen, die sie durchschneiden, leicht zurückzieht und sie umfließt. Die Natur des Wassers aber, des Trinkwassers wie des übrigen Nutzwassers, sowie seine wohlgeordnete Sammlung an den bestimmten Orten, wirst du aus dem eben Verlesenen3 ersehen.
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Homélies sur l'Hexaeméron
1.
IL est des villes qui durant tout le jour repaissent leurs yeux des divers spectacles que leur offrent les bateleurs; elles ne se lassent pas d'entendre des chants obscènes et dissolus , des chants qui corrompent les âmes et leur inspirent une coupable licence. Plusieurs trouvent heureux les habitants de ces villes, parce qu'abandonnant le commerce de la place publique et le soin des arts nécessaires à la vie, ils passent tout leur temps dans les seules agitations du plaisir. Ils ne sentent pas que le théâtre, qui offre une foule de spectacles déshonnêtes , est une école publique de libertinage ; que toute cette musique enchanteresse , que ces chants des courtisanes, se gravent profondément dans l'esprit de ceux qui les écoutent, qu'ils ne font que les porter à se conduire avec indécence, à imiter tous les mouvements de vils histrions et de musiciens méprisables. Quelques-uns qui ont la manie des chevaux, combattent pour cet objet, même durant leur sommeil ; ils changent de cochers et de chars; en un mot, ils rêvent encore pendant la nuit aux folies qui Ies occupent le jour. Pour nous que le Seigneur, que le souverain Ouvrier , le grand Opérateur de prodiges, appelle pour nous faire admirer la beauté de ses oeuvres, nous lasserons-nous de ce spectacle nous fatiguerons-nous à entendre les paroles de l'Esprit-Saint ? environnés des grands et divers ouvrages sortis des mains divines, ne nouas transporterons-nous point par la pensée dans les premiers temps pour être spectateurs de la merveilleuse ordonnance de l'univers ? ne contemplerons-nous pas le ciel disposé comme une voûte, selon le lamage du Prophète ( Is. 40. 20.) ; la terre qui , malgré son étendue immense et sa pesanteur , est appuyée sur elle-même ; l’air répandu autour d'elle , qui, humide et onctueux par sa nature, fournit sans cesse un aliment propre à ceux qui le respirent , dont la substance déliée cède et s'ouvre aisément aux corps qui se meuvent, ne présente aucun obstacle aux erres qui le traversent, se retire devant eux et coule à leurs côtés pour leur livrer un passage facile ?
Vous verrez dans ce qu'on vient de vous lire la nature de l'eau, tant de celle que nous buvons que de celle qui sert à nos autres besoins : vous verrez comment elle se rassemble avec ordre dans les lieux qui lui sont destinés.