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Œuvres Augustin d'Hippone (354-430) De Trinitate De la trinité
Livre XII

CHAPITRE V.

PEUT-ON VOIR L’IMAGE DE LA TRINITÉ DANS L’UNION DE L’HOMME ET DE LA FEMME, ET LEUR PROGÉNITURE?

  1. Je ne regarde donc point comme probable l’opinion de ceux qui pensent que la nature hum-aine offre l’image de la Trinité d’un Dieu en trois personnes, dans l’union conjugale de l’homme et de la femme, complétée par leur progéniture : en sorte que l’homme représenterait la personne du Père, l’enfant né de lui, la personne du Fils, et la femme, celle du Saint-Esprit, vu qu’elle a procédé de l’homme sans être ni son fils ni sa fille (Gen., II, 22. ), bien que l’enfant soit conçu et né d’elle. En effet le Seigneur a dit du- Saint-Esprit qu’il procède du Père (Jean, XV, 26 ), et cependant il n’est pas son Fils. Dans cette opinion erronée, il n’y a qu’une chose admissible; c’est que, d’après l’origine de la femme et le témoignage de la sainte Ecriture, on ne peut pas appliquer le nom de fils à foute personne procédant d’une autre personne, puisque la personne de la femme est sortie de celle de l’homme, sans qu’on l’ait pour cela nommée sa fille. Mais tout le reste est tellement absurde, tellement faux, qu’il est très-facile de le réfuter. Et d’ailleurs je aie parle pas de ce qu’il y a d’étrange à regarder le Saint-Esprit comme la Mère du Fils de Dieu et l’Epouse du Père; car on me répondrait peut-être que ces ternies ne sont blessants que quand ils s’appliquent à la conception et à l’enfantement charnels; que du reste les hommes purs, pour qui tout est pur, pensent à cela avec une chasteté parfaite; mais que pour les impurs et les infidèles, qui ont l’âme et la conscience souillées (Tit., I, 15 ), il est si vrai qu’il n’y arien de pur qu’il répugne même à quelques-uns d’entre eux que le Christ soit né d’une Vierge selon la chair. Mais dans ces hauteurs spirituelles et sublimes, où rien n’est sujet à l’impureté ni à la corruption, où rien n’est né du temps, ni formé d’un être imparfait, si l’on emploie le langage qui a servi de type pour exprimer ce qui se passe, quoique à une très-grande distance, dans l’ordre inférieur de la création, il ne faut pas qu’une timide sagesse s’en effarouche, de peur de tomber dans une pernicieuse erreur, en cédant à une crainte imaginaire. Qu’elle s’accoutume à trouver, dans les choses matérielles, un (496) vestige des choses spirituelles, de manière que, quand il s’agira de monter sous la direction de la raison, pour parvenir à la vérité immuable par qui tout a été fait, elle n’emporte pas avec elle dans les régions supérieures ce qu’elle méprise dans les régions inférieures. Quelqu’un n’a pas rougi de choisir la sagesse pour épouse, bien que ce mot d’épouse fasse naître dans l’esprit la pensée d’une union charnelle en vue de la génération, et que la sagesse soit supposée du sexe féminin, puisque le substantif qui la désigne est féminin en latin et en grec.
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