HOMÉLIE IV.
NE POUVANT DONC ATTENDRE PLUS LONGTEMPS, JE VOUS L'AI ENVOYÉ, POUR RECONNAÎTRE L'ÉTAT DE VOTRE FOI, AYANT APPRÉHENDÉ QUE LE TENTATEUR NE VOUS EUT TENTÉS, ET QUE NOTRE TRAVAIL NE DEVINT INUTILE. MAIS TIMOTHÉE, ÉTANT REVENU VERS NOUS, APRÈS VOUS AVOIR VUS, ET NOUS AYANT APPORTÉ LA BONNE NOUVELLE DE VOTRE FOI ET DE VOTRE CHARITÉ, ET DU BON SOUVENIR, QUE VOUS AVEZ SANS CESSE DE NOUS, QUI VOUS PORTE A DÉSIRER DE NOUS VOIR, COMME NOUS AVONS AUSSI LE MÊME DÉSIR POUR VOUS, NOUS TENONS A VOUS DIRE, MES FRÈRES, QUE, DANS TOUTES LES AFFLICTIONS ET DANS TOUS LES MAUX QUI NOUS ARRIVENT, VOTRE FOI NOUS FAIT TROUVER NOTRE CONSOLATION EN VOUS; QUE NOUS VIVONS MAINTENANT, SI VOUS DEMEUREZ FERMES DANS LE SEIGNEUR. (III, 5-8 JUSQU'À LA FIN DU CHAPITRE.)
Analyse.
1-3. Les prophètes, les saints ne connaissent pas tout, ils participent à la faiblesse humaine. — Pourquoi Dieu a voulu qu'il en fût ainsi. — Affection de saint Paul pour les fidèles; ses inquiétudes, en ce qui concerne leur foi et leurs moeurs. — Raisons du voyage de Timothée, envoyé par saint Paul, à Thessalonique. — C'est du coeur que vient le mal de la corruption ; tel, sans faire d'actions mauvaises, est perverti.
4. Contre l'impureté. — De l'amour pur, de l’amour des saints en général et de saint Paul en particulier; de sa tristesse et de ses larmes pour les pécheurs.
5. Courage, bonté, chasteté de Joseph. — De l'oubli des injures, de la facilité à pardonner, de l'humilité. — Rompons tous nos liens, ne différons pas l'œuvre de notre salut.
